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Le prochain leasing social devrait démarrer en juillet 2026 Rédigé par Philippe Schwoerer le 21 Avr 2026 à 10:07 0 commentaires

Au cours d’un entretien publié dans l’édition du dimanche 19 avril 2026 de Ouest-France, La ministre déléguée à l’Energie, Maud Bregeon, a donné quelques précisions sur le prochain Leasing social.

 

Pour les Français qui gagnent moins de 2 200 € par mois

Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé pour juin la reconduction du leasing social en faveur des foyers modestes, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a révisé à juillet la date de départ de cette opération. Selon la ministre déléguée à l’Energie, l’aide s’adresserait à « un ménage sur deux » en le réservant aux Français « qui gagnent moins de 2 200 € par mois en moyenne ».

Précisant que « passer à l’électrique, c’est diviser par quatre le coût de son plein », l’aide formulée par l’Etat visera à « rendre plus abordable l’investissement de départ ». De telle sorte que les loyers mensuels à la charge des utilisateurs soient compris entre 100 et 200 €.

Pour rappel, au-delà des offres types mises en avant par les constructeurs, il est possible de jouer sur quelques curseurs qui pourront influer sur les mensualités. Ainsi avec un kilométrage souhaité plus élevé pour mieux répondre à ses besoins, notamment lorsqu’il s’agit de rejoindre un lieu de travail assez éloigné.

 

Jusqu’à 9 500 €

Seront avantagées les voitures électriques présentant le plus fort taux de fabrication en France ou en Europe. Pour les ménages intéressés, ça ne sautera par forcément aux yeux, si ce n’est par le panel des modèles éligibles. C’est aussi au niveau du premier loyer que cette préférence va avoir un sérieux impact.

En effet, la prime calculée pour chaque voiture électrique acceptée dans le cadre du leasing social servira à couvrir ce premier loyer qui n’est donc pas payé par le bénéficiaire. Plus il sera élevé, plus les mensualités suivantes pourront être réduites. A la base, les premiers 6 500 € distinguent les VE dont l’empreinte carbone est la plus vertueuse, depuis « leur production jusqu’à leur distribution en France ».

Maud Bregeon a souligné que les modèles retenus sont « à peu près à 99 % fabriqués en Europe ». Si en plus le moteur est aussi fabriqué en Europe, les chiffres sont relevés à 7 000 €, ou à 9 000 si c’est la batterie. Quand ce sont ces deux éléments, la prime qui servira à couvrir le premier loyer atteindra son maximum fixé à 9 500 €. Selon la ministre, « plus du tiers des voitures du précédent ‘leasing’ ont été fabriquées en France ».

 

Et la recharge ?

Si ces nouvelles informations rendent un peu plus nets les contours du futur leasing social prévu pour faciliter l’utilisation de 50 000 voitures électriques, il faudra sans doute attendre les textes officiels pour savoir qui seront potentiellement les bénéficiaires, selon les situations fiscales précises et peut-être des conditions d’usage.

Il faudrait aussi que le gouvernement s’intéresse à la recharge. Car, si, comme Maud Bregeon l’a indiqué, la mesure intéresserait « un ménage sur deux », ce sont aussi ceux qui le plus souvent n’ont pas un moyen de recharge personnel, pas même une simple prise exploitable depuis un logement sans place de stationnement réservée.

Et dans ce cas, avec un kilowattheure qui dépasse parfois allègrement les 0,40 € sur les bornes publiques AC, le plein sera bien loin d’être divisé « par quatre ». Surtout avec les pénalités qui démarrent après quelques heures de branchement, alors que nombre des modèles éligibles au leasing social n’ont pas des chargeurs embarqués 22 kW AC. Que fait-on pour les foyers modestes dans cette situation ?

 

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