Selon Wastetide qui veut utiliser l’intelligence artificielle afin de ne pas perdre inutilement de matières dans les déchets, une voiture électrique vaudrait à la casse « 18 % de plus qu’un modèle thermique ».
Durant des dizaines d’années, les casses automobiles ont principalement vécu de la vente des pièces des véhicules en fin de vie, que ce soit auprès des particuliers ou des professionnels. Il était aussi possible pour ces entreprises de valoriser les huiles, les carburants et le plomb contenu dans les batteries 6 ou 12 V, puis l’acier une fois broyées les carrosseries. Au cours du temps, faire reprendre une voiture accidentée ou hors service a été payé, gratuit, ou payant.
En devenant des centres de pollution, ces établissements ont été soumis à des textes législatifs bien plus exigeants pour limiter la pollution et la perte de ressources à réemployer après une phase de traitement de recyclage. Via l’intelligence artificielle, Wastetide veut aller encore plus loin en permettant d’identifier aux bons moments dans les déchets de l’industrie automobile les matériaux plus particulièrement intéressants à revaloriser.
« Longtemps, l’essentiel de la valeur matière d’un véhicule reposait sur quelques grammes de métaux précieux contenus dans le pot catalytique. Avec l’électrification, tout change », estime Nicolas Brien, fondateur de Wastetide. De quoi faire encore évoluer les sites que l’on ne veut plus depuis longtemps appeler des casses.
Après avoir analysé plus de mille tonnes de déchets, Wastetide assure que « 87 % de la valeur d’une voiture électrique en fin de vie provient des composants électroniques, riches en métaux stratégiques pour la transition énergétique ». On y trouverait par exemple de quoi couvrir jusqu’à 10 % des besoins en cuivre de l’Europe. En fin de vie, une voiture électrique fournirait en moyenne 1 257 euros de matériaux à exploiter à nouveau.
Selon l’entreprise, une meilleure gestion des déchets issus de l’industrie automobile en Europe permettrait d’éviter la libération dans l’atmosphère de 20 millions de tonnes de CO2 à l’année. Des chiffres à prendre évidemment avec beaucoup de précaution, même si l’on sait déjà que le recyclage, en fonction des méthodes employées, allège pas mal l’empreinte carbone des nouveaux véhicules produits.
A l’heure où de plus en plus d’électromobilistes sont confrontés lors de leurs déplacements à l’arrachage des câbles sur les bornes de recharge rapide, espérons que les voitures électriques ne deviennent pas une nouvelle cible pour les délinquants déjà spécialisés dans le vol des pots d’échappement catalytiques.
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