Lancée en 2027, la plateforme STLA One de Stellantis devrait supporter une trentaine de nouveaux modèles mondiaux pour une production globale qui atteindrait plus de 2 millions d’unités à horizon 2035, toutes énergies confondues.
Faut-il une plateforme dédiée pour obtenir des voitures électriques efficientes ? Si ça semble une évidence sur le papier, ce n’est pas forcément ce que l’on constate dans la réalité. Tesla, par exemple, produit une berline Model 3 particulièrement efficace énergétiquement à partir d’une base qui n’est exploitée que pour des voitures électriques.
Mais si l’on regarde d’autres VE comme l’ancienne berline Hyundai Ioniq ou le Kia e-Niro, on a également des consommations parfaitement maîtrisées alors que ces modèles existent aussi en hybrides. Si l’on ajoute les plateformes dédiées qui ne supportent que des électriques pas vraiment sobres, et d’autres bases multi-énergies qui ne font pas de merveilles non plus, on a un peu tous les cas de figure et aucune réponse vraiment tranchée.
C’est pourquoi l’entre-deux vers lequel Stellantis se dirige pourrait faire école. C’est en tout cas ce que laisse penser Ned Curic, directeur de l’ingénierie et de la technologie : « STLA One illustre parfaitement une véritable stratégie modulaire, qui nous offre la flexibilité d’une plateforme multi-énergie sans hériter des inefficiences liées à l’adaptation d’un système de propulsion à un autre ».
Imaginée évolutive, modulaire, et dotée d’interfaces communes, STLA One remplacerait cinq plateformes en une architecture unique capable d’accueillir diverses motorisations pour des véhicules des segments B, C et D. L’ambition du groupe est d’aller vers moins de complexité et davantage encore de synergies pour que dans quatre ans la moitié de ses volumes repose sur seulement « trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70 % de composants réutilisés ».
Parmi les avantages attendus avec cette approche : une réduction des délais de mise sur le marché, un renforcement de la stabilité de la chaine d’approvisionnement fournisseurs, et une amélioration de la performance économique globale. S’il est question d’une architecture modulaire unique pour STLA One, il est aussi indiqué qu’elle est voulue « dès l’origine avec une conception spécifique par type d’énergie », afin « d’optimiser l’efficacité de chaque motorisation ».
Il est également évoqué la recherche d’une « réduction de l’écart avec les meilleurs acteurs du marché européen ». Question rentabilité, le groupe a déjà chiffré 20 %, grâce à « sa modularité intrinsèque et ses choix de batteries ».
Concernant les modèles électriques, plusieurs points intéressants sont annoncés avec c. Ainsi une ouverture aux architectures sous 800 V qui permettent d’obtenir de bien meilleures puissances et vitesses de recharge, et donc, pour l’utilisateur, une meilleure expérience des VE. Il est aussi question d’une « montée en cadence des batteries LFP (lithium-fer-phosphate) ».
Avec elles, sont avancées par Stellantis une amélioration « de l’accessibilité » et une réduction de « la dépendance aux matières premières critiques ». D’emblée, on ne verrait pas forcément un lien entre une meilleure accessibilité et une intégration cell-to-body comme il est prévu avec la future base.
Mais associer la batterie à la structure du véhicule permet effectivement de réduire les coûts, le poids, la complexité, et d’optimiser l’agencement pour davantage d’énergie embarquée. Un choix stratégique avec des cellules LFP dons la densité énergétiques est en retrait par rapport à la chimie NMC (nickel manganèse cobalt).
Avec sa nouvelle stratégie concernant les packs lithium des modèles électriques, Stellantis vise aussi « à améliorer progressivement la rentabilité des véhicules grâce à une baisse des coûts de la batterie et à une intégration simplifiée ». Tout comme les voitures et utilitaires embarquant d’autres motorisations sur la plateforme STLA One, les VE profiteront de l’alignement entre le hardware et le software au sein d’un ensemble technologique commun.
De manière générale, cette future base est également la première à intégrer la technologie STLA Brain, cette plateforme logicielle de Stellantis conçue pour simplifier l’intégration des systèmes et permettre une amélioration continue tout au long du cycle de vie du véhicule.
Mais aussi STLA SmartCockpit, qui, avec l’IA et des interfaces multimodales comme la voix, le toucher, un geste, le regard, apportera des réponses pour la navigation, les services de divertissements, etc. En outre la plateforme STLA One est compatible avec les technologies steer-by-wire, c’est-à-dire une direction qui est gérée électroniquement, sans liaison mécanique.
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