Les épisodes caniculaires que nous avons connus en France cette année forcent plus encore à la performance des systèmes de refroidissement pour les batteries lithium-ion des véhicules électriques. Dans son usine espagnole de Tarragone, Mahle vient de lancer la production de nouvelles plaques qui devraient permettre également d’envisager des recharges plus rapides pour des autonomies allongées.
Les plaques de refroidissement en aluminium qui commencent à sortir de l’usine Mahle de Montblanc dans la province de Tarragone vont servir à maintenir en dessous des 40° C les cellules des batteries qui équipent les véhicules électriques. Et ce, avec une répartition uniforme.
Grâce à cela, le premier gain sera d’allonger la durée de vie des packs lithium-ion par rapport à une architecture où l’évacuation des calories n’est pas optimum. Ce qui permet aussi de pousser davantage les curseurs au niveau des processus susceptibles de provoquer un échauffement interne des cellules.
Plaque de refroidissement Mahle brute pour batteries de véhicules électriques
Ce sont par exemple les appels de puissance lors des accélérations qui pourraient ainsi être encore davantage musclées. Mais aussi une courbe de recharge pouvant gagner en kilowatts avec une meilleure stabilité dans la durée. A partir de là, il sera possible, sans dégrader l’expérience des utilisateurs de véhicules électriques, d’installer des batteries avec des capacités énergétiques plus élevées, d’où des autonomies potentiellement améliorées à efficience égale de la motorisation.
C’est grâce au soutien des institutions et autorités publiques, et à un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros, que Mahle a pu en un an seulement adapter son usine localisée dans la ville espagnole de Montblanc. Son implantation est stratégique, au cœur d’un secteur au potentiel de production de l’ordre de trois millions de véhicules par an.
Un espace de 10 000 m2 a été aménagé sur ce site qui vient de célébrer ses cinquante ans d’existence, dont la moitié pour le groupe allemand. Progressivement, les volumes de production vont augmenter pour atteindre 8 000 plaques de refroidissement par semaine d’ici à la fin de la présente année 2026, avec la possibilité de pousser ponctuellement le régime jusqu’à 15 000 unités.
Un effectif de 750 personnes a été constitué pour ce projet qui est à l’origine de la création d’emplois qualifiés offrant de nouvelles perspectives de développement au tissu industriel de la région.
Malgré cet important effectif, la production est hautement automatisée, par nécessité, selon Mahle : « Bien qu’il s’agisse d’un composant apparemment simple, la plaque de refroidissement de la batterie demande un processus hautement automatisé avec une manipulation manuelle minimale en raison des exigences strictes en matière de résistance à la corrosion, de qualité de surface et de propreté ».
Plaque de refroidissement avant application du revêtement
De nouvelles technologies ont ainsi été intégrées à la ligne de production. Par exemple un procédé de revêtement par immersion cathodique (e-coating) qui applique une solide protection anticorrosion avec une couverture uniforme.
Pour une production éco-responsable, le site est doté d’un système de traitement des eaux qui permet d’économies 95 % de celles nécessaires à cette opération. En outre, la production photovoltaïque sur place, avec une production annuelle de 2,9 GWh, couvre environ 10 % de la consommation d’électricité de l’usine.
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