Le Président de la République, Emmanuel Macron, a réuni mardi à l’Elysée ce qu’il appelle l’équipe de France de l’Electrification. L’ensemble des acteurs, industriels innovants, entreprises et financeurs engagés autour d’un objectif commun : électrifier en profondeur les usages. Le Chef de l’Etat a profité de cette occasion pour officialiser des engagements concrets pris par ces acteurs économiques. Des engagements qui concernent quatre domaines prioritaires et en premier lieu celui de la mobilité électrique. Les premiers ont trait aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques, avec 240.000 nouveaux points de charge d’ici 2030. Le développement de la mobilité électrique doit également être un facteur de réindustrialisation pour la France. Outre les particuliers, il doit aussi concerner les professionnels avec une accélération de l’électrification des utilitaires et des poids lourds. Enfin, pour les particuliers et notamment les ménages modestes, la troisième édition du leasing social se met en place.
Pour Emmanuel Macron, la mobilité électrique est désormais une réalité comme en atteste les chiffres en croissance constante. Reste néanmoins à maintenir une mobilisation collective pour poursuivre son développement. Les opérateurs de recharge ont aussi un rôle à jouer afin que les particuliers ne soient jamais à court d’électricité pour recharger leur véhicule. Le Président a d’ailleurs remercié ces opérateurs pour leur engagement à déployer 240.000 bornes dont 60.000 rapides et ultra-rapides. Il a particulièrement mis en exergue l’investissement de 300 millions d’euros d’ici 2030, annoncé par Electra. Autre remerciement adressé au groupe Leclerc qui va déployer 10.000 bornes dans les parkings de ses magasins. Toutes ces nouvelles bornes viendront s’ajouter aux déjà 185.000 points de charge déjà en service. Cela permettra d’atteindre l’objectif de 400.000 points de charge ouverts au public en 2030.
Contrairement à certaines idées reçues, le développement de la mobilité électrique ne s’accompagne pas d’une désindustrialisation. Le véhicule électrique peut même être un levier de réindustrialisation. D’ailleurs aujourd’hui, le nombre d’emplois créés en France est supérieur sur le véhicule électrique que sur le thermique. Emmanuel Macron a aussi souligné qu’on avait même su installer de la production de batteries sur le sol français. Une production par transfert de technologie grâce à un pari réussi dans la relation avec le continent asiatique. Renault a montré l’exemple en produisant ses batteries à proximité de ses usines de Douai et Maubeuge. Des usines où il fabrique notamment les R5 et la R4 électriques. Dans cette logique, Stellantis va investir plus d’un milliard d’euros pour produire à Mulhouse de nouvelles générations de véhicules électriques. Ainsi, dès l’an prochain, 400.000 véhicules électriques/an, devraient être fabriqués en France par Renault et Stellantis.
Si le développement de la mobilité électrique a un bon rythme pour les particuliers, elle doit s’accélérer pour les professionnels. Le gouvernement a déjà annoncé de nouvelles mesures pour soutenir l’acquisition de véhicules utilitaires légers. Dans ce domaine, l’électrification des flottes commence à bien progresser. Par exemple, le réseau Mobilians mettra 10.000 véhicules électriques à disposition de ses agences de location. L’Etat veut aussi accélérer sur la mobilité électrique lourde que l’on pensait impossible il y a quelques années. Celle-ci commence à devenir une réalité avec une offre qui se développe. Ainsi Renault Trucks annonce un investissement de 600 millions d’euros sur cinq ans pour renouveler sa gamme de camions électriques. Une gamme de camions de 12 à 50 tonnes, fabriquée en France. Autre exemple, un grand opérateur logistique comme Geodis s’engage à électrifier sa flotte de fret.
Au cours de cette réunion, Emmanuel Macron a rappelé que la mobilité électrique devait être accessible au plus grand nombre. Il a ainsi confirmé le lancement le 16 juillet prochain de la troisième édition du leasing social. Une édition qui concernera 50.000 véhicules, avec une aide qui pourra atteindre jusqu’à 9.500 euros. Le Chef de l’Etat a souligné l’engagement de Stellantis et de Renault pour contribuer à la réussite de ce dispositif. Stellantis a déjà prévu l’ouverture d’un service de pré-réservation avant le 1er juin. Le groupe proposera 12 véhicules, avec en tête d’affiche la Citroën ë-C3 proposée à partir de 94 €/mois. L’offre de Renault s’articulera autour de 4 véhicules avec la Twingo comme premier prix. Renault misera aussi beaucoup sur la R5 et dans une moindre mesure sur la R4 et la Mégane.
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