Répondant ainsi à la demande de nombreux passionnés des ForTwo et ForFour originales, Smart vient de présenter le concept de la #2 qui offrira en prime une autonomie bien plus généreuse quand elle sera commercialisée.
Pour rappel, l’histoire de la Smart ForTwo remonte aux débuts des années 1980 avec le croisement de deux visions. D’un côté le concept Nafa présenté par Daimler en 1981. Et de l’autre l’idée de Nicolas G. Hayek de reproduire avec une voiture populaire le succès de ses montres Swatch. En 1992, tout cela a été fondu dans un unique projet porté par la société Micro Compact Car AG créée pour l’occasion.
La ForTwo devait naître électrique, mais la Smart City-Coupé lancée en 1998 embarquait un moteur essence à 3 cylindres. La question d’une citadine électrique est revenue sur le tapis en 2006 avec une petite série équipée d’une batterie Zebra sodium-chlorure de nickel. Toutefois, le vrai démarrage à l’électrique de la petite Smart a vraiment eu lieu en 2012, à l’abri de la nouvelle famille ED (Electric Drive) devenue EQ en 2018.
La production a pourtant définitivement cessé à Hambach, en Moselle, le 28 mars 2024. Avec l’arrivée du groupe automobile Geely au capital, une nouvelle gamme fabriquée en Chine, a gommé totalement l’esprit de départ de la marque. Il n’était plus question que de modèles premium aux allures de SUV. Un choix que les clients de la première heure ont regretté, espérant qu’un jour, peut-être, la ForTwo pourrait renaître.
Un sérieux espoir s’est dessiné quand Dirk Adelmann, le patron de Smart en Europe, a promis l’année dernière le retour de cette citadine électrique au catalogue de la marque. Faisant sans doute référence à ses deux places, et donc au nom d’origine ForTwo, la dénomination #2 lui a été réservée. Paroles en l’air au départ ou véritable annonce, le projet a bien été mis sur des rails.
Avec une pause finalement assez courte de deux ans environ dans la commercialisation et la production, on ne peut sans doute pas parler d’un concept néo-rétro au même titre que les Renault 4 et 5 E-Tech s’appuyant sur des modèles abandonnés depuis des dizaines d’années. Venant d’être dévoilé à Pékin, le concept #2 semble plutôt assurer une vraie continuité avec la Forwto, au point d’y voir simplement une évolution.
Le modèle de série qui sera présenté à Paris au Mondial de l’Automobile en octobre 2026 s’appuiera sur la nouvelle plateforme ECA (Electric Compact Architecture) développée en interne. Peu de caractéristiques techniques ont filtré pour l’instant. Toutefois, une autonomie de l’ordre de 300 km, une recharge de 10 à 80 % en une vingtaine de minutes et la fonctionnalité V2L qui permet d’alimenter divers consommateurs électriques donnent très envie de s’intéresser à cette Smart #2. Car, franchement, ainsi, la citadine est très convaincante, pouvant très bien sortir des grandes villes pour de petits week-ends touristiques à deux.
Il y va tout de même y avoir quelques freins potentiels au développement en France de la Smart #2, découlant d’une fabrication en Chine. Beaucoup des anciens et encore actuels propriétaires de ForTwo et ForFour avaient mis dans la balance, lors de l’achat d’un de ses modèles, la production dans notre pays.
Ils y sont toujours très attachés pour la plupart, car le concept minimaliste de base avait pour vertu de présenter une empreinte carbone des plus légères depuis la production jusqu’au recyclage. Là, on va bien retrouver l’identité du véhicule iconique, mais pas le Made in France mis en avant avec fierté par les utilisateurs des premières Smart. Est-ce que ce sera ou non un vrai problème ? On le verra très vite aux volumes des ventes.
Pour comparaison, parmi les amateurs des voitures miniatures Dinky Toys, certains ont très bien accueilli les rééditions chinoises diffusées par Atlas et pouvant combler des manques, et d’autres pas du tout. Car, dans le souvenir, il y a souvent cette image d’un jouet sortant de l’usine Meccano de Bobigny. De même, l’histoire de la Smart Fortwo est pleinement associée au site lorrain de Hambach.
Cette fabrication chinoise de la Smart #2 va aussi priver la citadine électrique du tremplin du leasing social en raison d’un éco-score qui ne va pas jouer en sa faveur. Pareil du côté de la prime coup de pouce qui, au contraire, devrait bien profiter à la Renault Twingo E-Tech, sa plus sérieuse concurrente.
Il est vraiment dommage que Smart fasse l’impasse sur le Made in France qui aurait servi de propulseur à la nouvelle citadine biplace branchée. Dans le cas contraire, le succès aurait sans doute été immédiat dans notre pays.
Mais peut-être que le constructeur ne cherche pas spécialement à séduire les automobilistes français ? Peut-être aussi qu’une prochaine fabrication française est déjà envisagée ? Ce ne sont pas les usines qui manquent pour cela, quitte à nouer des partenariats profitables à tous. Quoi qu’il en soit, rendez-vous en octobre prochain pour découvrir l’accueil qui sera fait de la Smart #2 au salon parisien.
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