Roland Lescure, le ministre de l’Economie, a donné une première indication sur le démarrage de l’édition 2026 du leasing social. Un bon démarrage pour ce dispositif ouvert le 16 juillet puisque qu’en deux semaines 19.500 commandes ont été enregistrées. Le ministre a d’ailleurs estimé que le plafond fixé à 50.000 véhicules serait vite atteint. Pour rappel, la troisième vague de ce dispositif doit permettre à 50.000 ménages modestes de disposer d’un véhicule électrique neuf. Ceci pour des loyers inférieurs à 200 euros/mois. Pour parvenir à de tels montants, le dispositif bénéficie d’une aide pouvant atteindre jusqu’à 9.500 euros par véhicule. Pour cette édition 2026, les bénéficiaires ont le choix entre une vingtaine de véhicules. Des véhicules remplissant certains critères qui, cette année, ont particulièrement favorisé Renault et le groupe Stellantis.
Bon démarrage pour le leasing social 2026 qui, deux semaines après son lancement, a déjà enregistré près de 20.000 commandes. Ainsi, pour le Ministre de l’Economie Roland Lescure, le plafond fixé cette année à 50.000 véhicules devrait être rapidement atteint. Le signe pour lui de l’existence d’une forte demande et de l’utilité d’une nouvelle édition de ce dispositif. Néanmoins, positionné en été, période assez peu propice à l’achat de voiture, ce démarrage est moins fulgurant qu’en 2025. L’an dernier, le lancement avait eu lieu le 30 septembre et 18.000 véhicules avaient été commandés en une journée. Cependant, après ce départ en trombe la demande avait faibli. Au final, le quota des 50.000 véhicules n’avait été atteint que dans les derniers jours de l’année 2025. Mais depuis, poussée par la hausse du prix de l’essence, l’attrait pour les véhicules électriques a fortement progressé.
Face à ce regain d’intérêt, les 50.000 commandes via le leasing social devraient donc facilement être atteintes en 2026. Le leasing social permet de disposer d’un véhicule électrique neuf sans avoir à l’acheter, mais en payant un loyer. Un loyer qui ne doit pas excéder 200 euros par mois et peut même être inférieur à 100 euros. Cette troisième vague reprend ainsi le principe d’une location longue durée d’au moins trois ans, avec ou sans option d’achat. Mais pour bénéficier du dispositif, les demandeurs doivent remplir certaines conditions. Ils doivent tout d’abord avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16.800 euros par an. Par ailleurs, il faut aussi qu’ils utilisent leur voiture personnelle pour des trajets professionnels. Ceci, soit qu’ils travaillent à plus de 10 kilomètres de chez eux, soit qu’ils parcourent plus de 8.000 kilomètres par an pour leur activité.
Outre des loyers mensuels à un tarif préférentiel, les bénéficiaires du leasing social n’ont pas à verser d’apport initial. En effet, les aides publiques couvrent le premier loyer majoré qui se chiffre généralement à plusieurs milliers d’euros. L’aide varie notamment en fonction du lieu de production du véhicule, de son moteur et de sa batterie. Son montant atteint 6.500 euros pour une Twingo et jusqu’à 9.500 euros pour les Renault 4 et Mégane. Ainsi, cette année, l’enveloppe dédiée à la mise en œuvre du dispositif s’élève à 401 millions d’euros. Cependant son financement n’impacte pas le budget de l’Etat car il repose sur les certificats d’économie d’énergie (CEE). Un mécanisme qui impose aux fournisseurs d’énergie de contribuer à des actions de réduction de la consommation énergétique. Dans le cas du leasing social 2026, ces CEE supportent la prime versée au titre du programme.
Si les ménages doivent remplir certains critères pour être éligibles au leasing social, les véhicules aussi. Ils doivent en particulier respecter l’éco-score fixé par le gouvernement. Un éco-score qui calcule l’empreinte carbone de la production de la voiture et de son acheminement vers la France. De fait, pour y parvenir les véhicules doivent avoir été fabriqués en Europe, ce qui exclue notamment les modèles chinois. De plus, une limite de poids (1.800 kg) a été fixée en 2026. Cela explique l’absence du dispositif de modèles familiaux comme le Skoda Elroq ou le Volkswagen ID.4. Au final, 20 modèles sont éligibles cette année. Renault et le groupe Stellantis se taillent la part du lion puisqu’ils proposent à eux seuls 16 de ces modèles. Les quatre autres sont la Nissan Micra, les Hyundai Inster et Kona ainsi que le Kia EV2.
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