Depuis son lancement en 1997, en utilitaire comme en ludospace essence ou diesel, le Renault Kangoo n’a pas cessé d’évoluer. Sa déclinaison électrique proposée dès 2002 a suivi avec de sérieux progrès technologiques réalisés sur les batteries. En témoigne l’autonomie qui est passée d’environ 80 km avec des cellules nickel-cadmium jusqu’à désormais plus de 350 km avec la chimie lithium-ion NMC (nickel manganèse cobalt). Et cela, tout en continuant à être construit en France.
Sur un véhicule électrique, de toutes les évolutions qui sont apportées d’un millésime à un autre, c’est en particulier les gains en autonomie et concernant les caractéristiques des recharges qui sont attendus. Le Renault Kangoo E-Tech en fourgonnette ou ludospace reçoit désormais une batterie NMC d’une capacité énergétique de 52 kWh, déjà montée sur les Renault 4 et 5 E-Tech.
Grâce à cette nouvelle dotation, et selon les versions et équipements, l’autonomie WLTP en cycle mixte (encore en cours d’homologation) s’élèverait jusqu’à 354 km. De quoi gagner en polyvalence. Jusqu’à maintenant, elle se limitait à 285 km avec le pack de 45 kWh.
La courbe de recharge s’améliore également, avec une puissance maximale relevée de 80 à 100 kW. Ainsi, trente minutes suffiront pour passer de 15 à 80 % d’énergie dans la batterie et retrouver jusqu’à 240 km d’autonomie, contre 179 avec le précédent pack.
On doit en particulier cette intéressante évolution à l’ajout du préconditionnement qui permet de préparer la batterie avant d’arriver devant la borne de recharge. Il s’active soit manuellement depuis une commande sur le tableau de bord, soit automatiquement par le système si le trajet a été enregistré dans le planificateur (EV Route Planner).
Pour le courant alternatif, ce sera au choix 11 ou 22 kW. En utilisant alors une borne adaptée, la même recharge de 15 à 80 % prendra 3h30 ou 1h45. La meilleure dotation sera à privilégier par les utilisateurs qui voudront profiter de l’heure du déjeuner pour retrouver de l’autonomie. Avec le 22 kW, il est possible de récupérer en trente minutes de quoi parcourir de l’ordre de 70 km.
En utilisant l’application smartphone, la recharge pourra être gérée à distance. Grâce à la fonctionnalité V2L qui permet de restituer de l’énergie depuis la batterie de traction, un artisan aura la possibilité d’alimenter son outillage électroportatif, et une famille disposera par exemple du courant pour une fête ou un bivouac.
A noter que la pompe à chaleur qui va équiper les nouveaux Renault Kangoo E-Tech participera également à l’efficience du groupe motopropulseur.
Nouvelles motorisations également pour le Kangoo électrique : 100 kW (135 ch) pour 270 Nm de couple, ou 115 kW (155 ch) et 300 Nm. Elles effacent celle de 90 kW (120 ch) et 245 Nm proposée jusqu’ici. « Ce gain de puissance et de couple offre davantage de répondant tout en améliorant l’agrément lors des accélérations et des dépassements », explique le Losange.
En plus des modes de conduite Eco et Normal activable via un simple bouton au tableau de bord, la dotation supérieure offre un mode Perfo « utile notamment lorsque le véhicule est chargé ».
Grâce à deux palettes derrière le volant, le conducteur pourra jouer sur la puissance de régénération. Avec ce nouvel équipement, et notamment en privilégiant le mode roues libres, les plus impliqués des utilisateurs pourront obtenir des consommations plus basses, à retrouver sur le nouvel écran 10 pouces OpenR Link (contre 8 jusque-là) « de meilleure qualité et plus réactif ». Le système offrira la réplication smartphone via Apple CarPlay et Android Auto.
Depuis l’usine de Maubeuge, il est sorti environ de 4,3 millions de Renault Kangoo, toutes énergies confondues. L’année dernière, le cap des 100 000 exemplaires électriques a été franchi. C’est toujours dans cette unité du Nord que seront assemblés les nouveaux modèles, avec une batterie produite à Douai (59) au sein du pôle Electricity, un moteur électrique fabriqué à Cléon (76), et des éléments du châssis et des suspensions provenant du Mans (72).
Toujours proposé également en versions essence et diesel, le nouveau Renault Kangoo va coexister en longueur L1 de 4,49 m et L2 de 4,91 m. Sur cette dernière, le ludospace comme l’utilitaire offriront à leurs utilisateurs « les portes latérales coulissantes les plus larges de leur catégorie ». Il s’agit ainsi de faciliter le chargement d’objets longs ou l’accès à l’arrière par les passagers. Ces derniers pourront être jusqu’à sept dans une version prévue pour cela.
Concernant les utilitaires, les professionnels auront le choix entre des configurations à 2 ou 3 places à l’avant, et même pour 5 occupants avec la déclinaison à cabine approfondie.
La grille tarifaire sera prochainement communiquée par le constructeur.
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