← Revenir aux actualités

Les véhicules dans la deuxième phase du plan d’électrification Rédigé par Philippe Schwoerer le 17 Oct 2026 à 12:35 0 commentaires

De nouvelles mesures en faveur des véhicules électriques ont été annoncées ce jeudi 15 octobre 2026 dans le cadre de la deuxième phase du plan d’électrification français. Elles concernent la recharge aussi bien pour les particuliers que les professionnels, et l’aide à l’acquisition pour une gamme étendue d’engins. La plupart de ces actions deviendront effectives au 1er janvier 2027.

 

Utilitaires légers pour les TPE et PME

Avec la mesure 3, le gouvernement espère favoriser l’adoption de 20 000 utilitaires légers électriques auprès des entreprises très petites à moyennes, notamment pour les artisans du secteur du BTP. En cumulant avec la prime mise en place début juin dernier, le soutien pourra atteindre 11 000 euros pour des modèles assemblés en Europe. Afin de s’assurer du succès de cette mesure, l’Etat a obtenu des constructeurs l’engagement de pouvoir fournir un tel volume et une charte d’encadrement des loyers.

Pouvant appuyer cette volonté de développer les utilitaires électriques auprès des artisans, la mesure 5 prévoit de pouvoir les conduire avec le permis B jusqu’à 4,25 tonnes de poids total autorisé en charge, contre 3,5 tonnes. Il s’agit ainsi de gommer la perte de charge utile du fait du surpoids causé par les batteries de traction. Par rapport à un modèle thermique équivalent, elle pouvait atteindre 200 kg.

Allant au-delà de cette masse, cette nouvelle mesure transforme un inconvénient en avantage rendant l’électrique plus désirable pour les artisans qui ont des matériaux, du matériel ou de l’outillage lourd à transporter. Une directive européenne prévoyant cette mesure avait d’ailleurs déjà été votée en novembre 2025.

 

Petite voiture électrique à 10 000 euros

En Europe, et en France en particulier, plusieurs petits constructeurs s’activent à proposer des véhicules électriques qui entrent dans les catégories L6 et L7. On pense ainsi aux vélis (véhicules légers intermédiaires). Les aides à l’acquisition pour les voitures particulières assemblés en Europe, en particulier quand la batterie est également éco-scorée, rend moins désirables à l’achat ces engins pourtant bien moins impactant à la construction et à l’usage.

Afin de leur rendre de l’intérêt, une prime spécifique les concernant va être mise en place. Les modèles assemblés en Europe capables d’atteindre les 90 km/h, d’embarquer jusqu’à 4 passagers et dotés d’une autonomie de 150 km pourront être éligibles à un soutien renforcé de 2 000 euros. Et ce, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

Le gouvernement espère ainsi permettre l’adoption de 15 000 engins électriques de catégorie L6 en 2027, et 150 000 en L7 à échéance 2030.

 

Baisse du prix de la recharge avec une borne pilotable

Pour les électromobilistes qui peuvent recharger chez eux, l’usage d’un véhicule électrique permet de réaliser de substantielles économies concernant le coût de l’énergie par rapport à un modèle thermique.

Avec une borne pilotable, ce coût pourrait encore être réduit de 35 % en employant une borne pilotable. Ce qui permettrait de pouvoir rouler jusqu’à cinq fois moins cher en VE par rapport à un VT.

Avec sa mesure 6, le gouvernement souhaite encourager ce scénario en proposant une aide de 500 euros pour s’équiper. A l’année, ce matériel pourrait faire économiser de l’ordre de 150 euros, et même jusqu’à 300 en couplage avec un système V2G permettant de réinjecter de l’électricité sur le réseau.

 

Transparence sur l’affichage des prix de la recharge

Beaucoup d’électromobilistes se plaignent de découvrit après recharge les prix appliqués par les opérateurs. D’autant plus qu’ils peuvent varier suivant la période de la journée ou l’affluence. Il n’était pas normal de laisser dans une sorte de jungle tarifaire les usagers alors que pour les carburants il existe déjà une obligation de communication.

Pour davantage de transparences aux bornes, le gouvernement va rendre obligatoire l’affichage du prix de la recharge en euro par kilowattheure sur les bornes rapides DC d’une puissance supérieure à 50 kW ainsi que « la puissance instantanée délivrée qui conditionne le temps de recharge ». En outre, on devra pouvoir disposer « d’une note de paiement pour toutes les bornes spécifiant le détail du prix de la recharge ».

Pour les nouvelles stations, cette septième mesure sera obligatoire dès avril 2027, et la mise à niveau pour les sites déjà existants est demandée pour novembre suivant.

 

Transports en commun

Les autobus et autocars ont commencé à passer à l’électrique depuis plusieurs années. Avec la douzième mesure inscrite à la deuxième phase du plan d’électrification français, le gouvernement espère favoriser l’adoption d’un millier de plus de ces véhicules l’année prochaine.

Pour cela, au bénéfice des collectivités locales et de leurs opérateurs de transport, les aides à l’acquisition s’appliquant sur les modèles fabriqués en Europe vont être renforcées : jusqu’à 130 000 et 123 000 euros respectivement pour les bus de grande capacité et les cars.

S’adressant aux régions qui sont compétentes pour l’achat des trains, la mesure 13 qui sera effective à compter du 1er mars 2027 vise à soutenir le renouvellement des TER ou leur remotorisation à l’électrique. Aujourd’hui, 40 % du réseau ferré français ne dispose pas de caténaire pour l’alimentation électrique directe des autorails.

Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’électrifier 100 TER d’ici dix ans. Avec des batteries, les rames pourraient rouler une centaine de kilomètres sur les tronçons sans caténaire.

 

partager cette actualité sur :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rejoindre le réseau AVEM

Vidéos

Toutes les vidéos
Newsletter