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Les gaz d’échappement responsables de DMLA ? Rédigé par Philippe Schwoerer le 22 Août 2019 à 00:00 0 commentaires

C’est en tout cas ce qu’ont cherché à démontrer les auteurs d’une étude d’observation qui se base sur des données du système d’assurance maladie de Taiwan concernant la période 2000-2010. L’enquête a porté sur une population de 39.819 résidents de plus de 50 ans non touchés par la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Au final, 1.442 d’entre eux ont développé cette maladie. Un constat qui s’ajoute à ceux qui pointent la pollution atmosphérique causée par les transports dans les troubles respiratoires et cardiovasculaires.

DMLA

Difficile de passer en France à travers les mailles de la campagne de sensibilisation à la DMLA. Cette maladie résulte du vieillissement, prématuré ou non, de la zone centrale de la rétine (macula). Première cause de cécité des plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge toucherait dans l’Hexagone environ 1,3 million de personnes. Ils subiraient, de façon plus ou moins marquée, différents symptômes parfois véritablement invalidants : déformation des images et des lignes droites, diminution de l’acuité visuelle dans la partie centrale du champ de vision avec difficulté à percevoir les détails, gêne en vision nocturne et notamment pour conduire, sensation de taches sombres ou d’éblouissements, modification de la perception des couleurs, baisse de la sensibilité aux contrastes, difficultés pour lire, etc.

NO2 + CO

Publiée sur le site du Journal of Investigative Medicine, l’étude s’est plus particulièrement intéressée au rôle du dioxyde d’azote et du monoxyde de carbone provenant des gaz d’échappement dans l’apparition précoce de DMLA. La population étudiée se répartissait à peu près selon 3 catégories d’exposition : zones fortement, modérément ou peu urbanisées. Dans leurs conclusions, les chercheurs taïwanais ont pris en compte différents critères tels que l’âge, le sexe, le niveau de revenus et la présence d’autres maladies. Selon eux, les individus les plus exposés au dioxyde d’azote (plus de 9825,5 ppb) étaient près de 2 fois (91%) plus nombreux à risquer de développer une DMLA que ceux soumis au niveau le plus bas (moins de 6563,2 ppb). Idem pour le monoxyde de carbone, avec un facteur de 84% (valeurs aux extrêmes : plus de 297,1 ppm contre moins de 195,7 ppm).

Première

Il est probable que cette étude soit la première à chercher à faire un lien entre dégénérescence maculaire liée à l’âge et pollution atmosphérique due aux transports. Ses conclusions devront donc être complétées et/ou contredites par d’autres investigations. En attendant, les chercheurs taïwanais estiment que, la rétine dépendant du système nerveux central, sa vulnérabilité aux produits chimiques est évidente, et plausible celle au dioxyde d’azote et au monoxyde de carbone. Une nouvelle bonne raison de réduire l’usage des véhicules à moteur thermique au profit de toutes solutions plus douces pour l’environnement et la santé publique, dont la gamme très étendue des engins électriques.

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