← Revenir aux actualités

Les voitures électriques ont frisé les 20 % au premier trimestre 2026 Rédigé par Philippe Schwoerer le 28 Avr 2026 à 06:00 0 commentaires

En 1T2026, la part des électriques à batterie a atteint 19,4 % dans les nouvelles immatriculations de voitures neuves en Union européenne.

 

Net repli des 100 % thermiques en Europe

Depuis le début de la présente année 2026, et par rapport à l’exercice précédent, l’évolution des immatriculations des voitures particulières neuves toutes énergies confondues n’est pas linéaire dans l’Union européenne : -3,9 % en janvier (799 625 unités en 2026 contre 831 945 en 2025) ; +1,4 % en février (865 437 vs 853 417) ; +12,5 % % en mars (1 158 316 vs 1 029 343). C’est finalement la performance enregistrée au mois dernier qui permet une progression positive au premier trimestre. Elle est de 4 %.

L’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles) qui communique ces chiffres expliquent cette bonne performance par les avantages fiscaux et les programmes d’incitation… qui n’évoluent cependant pas toujours dans le bon sens. Sans grande surprise au regard de l’actuelle situation géopolitique et des appels à promouvoir une mobilité moins carbonée, le groupe des modèles thermiques (essence et diesel) décline.

En 1T2026, sa part dans les ventes de VP a reculé à 30,3 %, contre 38,2 % à la même période de l’année dernière. En baisse de 18,2 %, les nouvelles immatriculations de VP essence se sont tout de même élevées à 636 502 unités, soit 22,6 % de part de marché (contre 28,7 % en 1T2025). Du côté des diesel, les chiffres sont tombés de 9,5 en 2025 à 7,7 % cette année.

 

Cas de la France

Avec respectivement des replis de 16,1 %, 18,1 % 18,6 % concernant les nouvelles immatriculations de voitures à essence, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie sont déjà bien engagés dans les voies moins carbonées. C’est toutefois en France que l’abandon est le plus net avec une baisse de 40,3 %. Chez nous, la part des modèles à essence dans les 401 555 immatriculations de voitures neuves au premier trimestre (410 085 en 1T2025, -2,8 %) est descendue de 23,9 % en 2025 à 14,6 % en 1T2026.

Même observation du côté des diesel, avec une chute de 4,4 à 2,5 %. On peut quasiment dire que c’est historique. Pour comparaison : En Italie, baisse de 26,6 à 19,8 % pour la part de l’essence et de 10 à 7 % pour celle des diesel ; en Espagne, on passe de 31,4 à 23,9 % pour l’essence et de 5,8 à 4 % pour le diesel ; En Allemagne, on a un recul de 28,5 à 22,7 % pour l’essence et de 15,5 à 13,8 % pour le diesel.

En France, ce sont les hybrides simples qui figurent en part la plus importante des nouvelles immatriculations en 1T2026 (47,3 %, contre 44,9 % en 2025), suivies des électriques à batterie 27,9 % (18,2 % en 2025). Celle des hybrides rechargeables est restée en revanche assez stable en France : 4,9 contre 4,8 %.

 

Les VE en Europe

Avec une part de 19,4 %, 546 937 nouvelles voitures électriques ont été immatriculées en Europe au premier trimestre dernier. Les trois plus fortes croissances ont été constatées en Italie (+65,7 %), en France (+50,4 %) et en Allemagne (+41,3 %). Outre-Rhin, la part des électriques est passée de 17 à 22,8 % dans les 699 404 unités enregistrées toutes énergies confondues (664 571 en 2025, +5,24 %), tandis qu’en Italie il a été relevé une hausse de 5,2 à 7,9 % sur 185 257 VP (484 498 vs 443 792, + 9,17 %).

Ayant connu une progression un peu plus timide, la Belgique apparaît comme un cas bien à part. Comme la France, elle a connu une baisse des ventes de voitures particulières toutes énergies confondues de 5,9 % en passant de 120 939 unités en 1T2025, à 113 805 à la même période de cette année. Très dynamique en matière de conversion à la mobilité électrique, avec déjà une part de 33,4 % d’électriques en 2025, on pouvait espérer mieux que les 34,7 % calculés en 1T2026.

Ca baisse aussi du côté des hybrides rechargeables dans ce pays (8,2 % en 1T2026 contre 5,8 l’année dernière). Même les hybrides simples présentent un petit retrait, de 12,3 à 12,2 %. Ce sont les modèles essence qui en profitent (44,4 % en 1T2026 contre 42,1 l’année dernière). En revanche, avec ses 2,3 % (3,3 % l’année dernière), la part du diesel est de plus en plus anecdotique en Belgique.

Il existe des disparités importantes concernant l’électrique en Europe, avec des cas extrêmes. Ainsi, il y en avait encore bien peu dans les nouvelles immatriculations de VP au premier trimestre 2026 en Croatie (4,6 %). A l’inverse, leur part était écrasante au Danemark (80 %) et en Norvège (97,9 %).

 

Les hybrides simples tirent les ventes

De manière générale, dans cette période bien tourmentée, ce sont les hybrides simples qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Mais attention à ne pas faire de conclusions hâtives. Bien davantage qu’un véritable plébiscite de la part des automobilistes, c’est surtout la généralisation de l’hybridation chez les constructeurs qui explique cette situation, les modèles 100 % diesel ou 100 % essence tendant à s’effacer.

D’ailleurs, pour beaucoup d’électromobilistes français qui ont fait des efforts pour une mobilité bien moins carbonée, les hybrides simples devraient être assimilés dans les chiffres aux modèles thermiques.

La part de ces VP à petite batterie connaît toutefois elle aussi de gros écarts au premier trimestre 2026, avec une présence particulièrement insignifiante en Lettonie et en Norvège, ou très basse comme en Bulgarie (5,6 %). Mais, à l’inverse, davantage encore qu’en France, on a les concernant une surreprésentation en Estonie (53,8 %), Hongrie (55,6 %), Grèce (57,3 %), Roumanie (57,5 %).

 

partager cette actualité sur :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rejoindre le réseau AVEM

Vidéos

Toutes les vidéos
Newsletter