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Posté le 12/11/2015 à 16:30 par Tiphaine Leurent - Lu 14966 fois - 21 commentaires


Est-ce que le VAE est polluant ?


Telle était la question qui m’était posée lors des Assises du Vélo Électrique à Chambéry (73) la semaine dernière. Voici les détails de mes réponses.

Calcul du bilan carbone

Tout objet, quel qu’il soit, émet des gaz à effet de serre (GES), que ce soit lors de sa fabrication, lors de son utilisation ou lors de sa fin de vie. Afin de définir le niveau de pollution du vélo à assistance électrique (VAE), il faut le comparer à d’autres modes de transport qui peuvent s’y substituer.

L’European Cyclists’ Federation a souhaité quantifier l’impact du développement du vélo sur le réchauffement climatique. Pour cela, elle a calculé et comparé le bilan carbone de différents modes de transport pouvant effectuer un même trajet : le vélo mécanique, le VAE, le bus et la voiture particulière. Cet impact sur le réchauffement climatique est calculé par le bilan carbone qui est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre durant leur cycle de vie. Ces émissions sont traduites en équivalent CO2.

Bilan carbone du vélo mécanique



Le bilan carbone du vélo a été calculé à partir d’une durée de vie d’au moins 8 ans et d’une utilisation sur une distance de 2 400 km/an (soit un peu plus de 46 km/semaine). Les émissions de GES induites par la production et la maintenance des vélos ont ainsi été estimées à environ 5 g CO2e/km (CO2e signifie équivalent CO2). Pour le calcul des émissions lors du fonctionnement du vélo, l’énergie consommée est calculée par les calories dépensées par le cycliste, comparées à celles dépensées par un adulte au repos (dans sa voiture par exemple). Pour chaque kilomètre à vélo, le cycliste moyen consommera 11 kilocalories supplémentaires. Ces calories sont traduites en émissions de GES en se basant sur l’alimentation moyenne d’un européen. Ainsi, l’étude a calculé que les émissions de GES induites par le « carburant » du cycliste sont estimées à 16 g CO2e/km. Au total, l’étude du cycle de vie du vélo révèle que ce moyen de transport émet 21 g CO2e/km.

Bilan carbone du VAE



De la même façon que le bilan carbone du vélo mécanique, celui du VAE a été calculé à partir d’une durée de vie d’au moins 8 ans et une utilisation du cycle sur une distance de 2 400 km/an. Pour devancer les remarques sur la durée de vie des batteries, nous pouvons signaler que Monsieur Viac, conseiller E-Bike System chez Bosch, a indiqué lors des Assises du vélo électrique que ses batteries lithium-ion ont une durée de vie de 400 à 500 cycles (un cycle correspondant à une autonomie d’environ 80 km). La durée de vie du VAE de l’étude est donc correcte. Une étude de TNO a estimé les émissions de CO2 du VAE à environ 16 g CO2e/km (7 g pour la production et la maintenance, et 9 g liés à la production de l’électricité). A cela s’ajoutent, comme pour le vélo, les émissions de GES induites par le « carburant » du cycliste qui sont de 6 g CO2e/km (4,4 kcal/km de plus qu’en voiture). Les VAE émettent donc environ 22 g CO2e/km. Soit une valeur très proche de celle du vélo mécanique.

Bilan carbone du bus



L’ADEME a estimé que les émissions de GES liées à la production d’un bus étaient équivalentes à celles d’une voiture, soit 5,5 tonnes CO2e par tonne de véhicule. Les émissions de GES sont ainsi estimées à 6 g par passager-kilomètre. Ce qui va avoir le plus d’impact sur les émissions de GES du bus est l’utilisation du carburant pour son fonctionnement. Le calcul, comme pour les vélos et VAE, s’effectue du puits à la roue, c’est-à-dire que vont être prises en compte les émissions de GES liées à la production du carburant (extraction, traitement, transport) ainsi que celles émanant du pot d’échappement. Pour l’étude, celles sortant du pot d’échappement sont calculées sur un trajet équivalent à celui d’un trajet à vélo (combinaison de 7 % de bus urbains et 30% de bus régionaux). Elles atteignent 95 g CO2e/passager/km. Au total, les émissions liées aux phases de production et de fonctionnement d’un bus s’élèvent à environ 101 g CO2e/passager/km.

Bilan carbone de la voiture



Comme précisé dans le paragraphe précédent, le bilan carbone de la voiture particulière a été estimé à 5,5 tonnes CO2e par tonne de véhicule par l’ADEME. Cela porte les émissions de CO2e pour la production d’une voiture à 42 g/km. L’étude ne divise pas les émissions de CO2e pour la production de la voiture au nombre de passagers (taux d’occupation moyen : 1,57 personne et 1,16 personne pour les trajets entre le domicile et le travail). Le calcul des émissions d’équivalent CO2 lors du fonctionnement doit prendre en compte plusieurs paramètres : l’occupation moyenne de la voiture, l’état du trafic, le type de route empruntée etc. Pour des ratios de conditions de circulation de 70% de la distance parcourue en ville, 25% sur route et 5% sur autoroute, les émissions de CO2e « du puits à la roue » atteignent 229 g par passager-kilomètre. Au total, les émissions sont d’environ 271 g CO2e par passager-kilomètre, d’après l’étude.

Limites de l’étude

Pour le calcul du cycle de vie des moyens de transport, l’étude a pris en compte : la phase de production, la phase de fonctionnement et la maintenance. Les infrastructures ainsi que le traitement en fin de vie n’ont pas été pris en compte, car ils dépassaient la portée de l’étude. De même, celle-ci ne fait pas le comparatif avec les voitures électriques. Un article très récent de l’Avem reprend les données qui avaient été communiquées par l’ADEME pour calculer le bilan carbone de la voiture électrique.

La fin de vie des batteries

D’après l’étude de l’European Cyclists’ Federation décryptée, une personne se déplaçant avec un VAE n’émet donc pas beaucoup plus de CO2e que sur un vélo mécanique (22 g contre 21 g CO2e/km). Cependant, cette étude fait l’impasse sur la fin de vie des batteries.
Lorsque des batteries se trouve usagées, il y a plusieurs possibilités : il est possible de les faire reconditionner, ce que propose notamment BMZ, notre adhérent, avec ses batteries de VAE. Cela limite grandement son effet polluant, car chaque cellule est testée et remise à zéro si besoin. De même, nous le retrouverons de plus en plus pour les batteries de voitures, elles peuvent être utilisées pour un usage stationnaire dès que les pertes d’autonomie pour la traction sont trop importantes. La dernière solution étant le recyclage de celles-ci. La directive européenne (directive Batterie 2006/66/CE) spécifie dans l’article 28 que « Les producteurs de piles et accumulateurs… sont responsables de la gestion des déchets de piles et d’accumulateurs qu’ils mettent sur le marché ». De plus, il est indiqué dans cette directive que le rendement minimal de recyclage d’un accumulateur est de 50% de son poids. Il existe ainsi plusieurs entreprises de recyclage en France : la Screlec, Recupyl, la SNAM (Société Nouvelle d’Affinage des Métaux, qui aujourd’hui recycle les batteries des constructeurs Audi, BMW, Honda, Lexus, Peugeot-Citroën, Seat, Skoda, Toyota, Volkswagen), notamment. Suite à des demandes de renseignements, seule la SNAM a répondu aux questions. L’entreprise recycle actuellement 70% des batteries lithium-ion, mais pas le lithium car il ne représente que 1 à 3% du poids de la batterie, et le coût de récupération de ce métal est aujourd’hui beaucoup plus élevé que le coût d’extraction dans les mines de sels de lithium. Aujourd’hui, la SNAM récupère des batteries le nickel, le manganèse, l’aluminium, le cobalt, le zinc, le cuivre, le fer et les plastiques.

Changement des habitudes de déplacement



Maintenant que le bilan carbone des différents moyens de transport est calculé, une question reste : quel moyen de transport est remplacé par le VAE suite à son achat ? La réponse à cette question sera la réelle réponse à l’effet polluant du VAE. En effet, si le VAE remplace sur certains trajets la voiture particulière, alors on peut dire que, depuis l’achat du VAE, le cycliste a un bilan carbone plus faible. Si, par contre, il remplace le vélo, alors son bilan carbone est légèrement supérieur.

Afin d’étudier les changements de comportements, une étude du bureau de recherche 6t a été réalisée dans 4 pays différents (La France, l’Espagne, Les Pays-Bas et le Royaume-Uni). Le sondage a porté sur un échantillon total de 400 personnes ayant déclaré avoir utilisé un VAE dans les 3 derniers mois. Cette étude a montré que les principales motivations d’achat du VAE étaient qu’il coûtait moins cher qu’une voiture et qu’il était plus pratique qu’un vélo. Pour 45% des répondants, le VAE est utilisé tous les jours ou presque, et 39% disent l’utiliser pour des déplacements domicile-travail.
De plus, par rapport à un vélo mécanique, les déplacements à VAE sont plus rapides et permettent de parcourir une plus grande distance (vitesse moyenne de 19 km/h contre 15 km/h pour un trajet moyen de 9 km contre 4,5km). Pour le calcul du bilan carbone, l’information la plus importante de l’étude est que le VAE n’entraîne pas une dé-motorisation des ménages, mais remplace plus de déplacements en voiture qu’à vélo mécanique. Depuis qu’ils ont commencé à utiliser un VAE, 49% des sondés ont réduit l’usage de leur voiture (17% en ont augmenté l’usage) et 42% ont réduit l’usage de leur vélo mécanique (29% l’utilisent plus souvent). D’après l’étude, l’utilisation d’un VAE n’a pas eu d’impact sur l’utilisation des transports en commun.

Bilan

Avec un bilan carbone de la voiture particulière plus de 12 fois supérieur à celui d’un VAE, chaque déplacement en voiture remplacé par un déplacement à VAE réduit le bilan carbone de l’utilisateur. Si 49% des sondés ont réduit l’usage de leur voiture depuis qu’ils utilisent un VAE, il est donc possible de dire, d’après les études réalisées, que suite à l’achat d’un VAE, l’utilisateur moyen a un impact moins négatif sur les émissions de GES qu’avant cet achat.


Liens supplémentaires pour nos membresRapport du bureau de recherche 6t




Mots clés : vae | polluant | bilan carbone | vélo electrique
Catégories : Vélo électrique | Pollution & qualité de l'air | Etudes, rapports & analyses |

Commentaires

Posté le 13-11-2015 à 09:09:52 par electronlibre

2 remarques:

-Le titre n’a rien a voir avec le contenu de l’article puisqu’on y parle de bilan carbone et de CO2, ou alors il faut considérer la vie comme polluante puisque émettrice de CO2 (expiration animale).

-Le réchauffement climatique anthropique est toujours débattu au niveau scientifique (la vraie science basée sur les lois physiques) et la propriété du CO2 à agir comme un GES est aussi débattu.
Donc si politiquement (fausse science corrompue) on nous assène qu’il faut réduire les émissions de CO2 pour stopper le réchauffement du climat, scientifiquement le doute persiste sur la réalité de ce réchauffement (même le GIEC a admis que la température mondiale de la basse atmosphère n’a pas augmentée depuis 17 ans) et sur la responsabilité du CO2.

En conclusion j’appelle la réduction des activités polluantes (ex: extraction des gaz et pétroles de schistes) pour la préservation de notre merveilleuse nature (notre biotope) et non pas pour le climat sur lequel nous n’avons aucun contrôle (voir les périodes de refroidissement et de réchauffement cyclique: http://www.express.be/articles/fr/sciences/une-chercheuse-russe-predit-un-mini-age-de-glace-entre-2030-et-2040.htm ).

Posté le 13-11-2015 à 14:29:26 par Manumaurin

J’utilise depuis un an un kit pour vélo électrique et une batterie Cycloboost (j’ai transformé moi-même mon vélo en vélo électrique) et je suis ravi que mon nouveau moyen de transport me permette de participer à la protection de l’environnement.
En remplaçant l’une des voitures de notre foyer, nous avons réduit notre impact sur la planète mais aussi l’impact sur le porte-monnaie, c’est certain :-).

Posté le 13-11-2015 à 15:54:20 par @electronlibre

La pollution est par définition la dégradation d’un écosystème par l’introduction, généralement humaine, de substances ou de radiations altérant de manière plus ou moins importante le fonctionnement de cet écosystème. Donc l’émission de CO2, si impact sur l’écosystème (réchauffement climatique), est bien un polluant. Le CO2 est un bien un Gaz à Effet de Serre, il n’y a pas débat là dessus, on connait depuis longtemps son action sur l’absorption du rayonnement infrarouge terrestre. Reste la question de l’impact de son augmentation par l’Homme (là non plus, il n’y a aucun débat, c’est un fait scientifique, 75% du CO2 est produit par les activités humaines) sur le climat. C’est uniquement sur ce point qu’il y a débat. La concentration record influe t-elle sur le climat ? On en aura la preuve quand il sera trop tard, donc ayant de sérieux indices il serait plus que suicidaire de ne rien faire ou de dire: "si ça se trouve, avec de la chance, ça n’a aucun impact". La stagnation du climat sur 17 ans est un non éventement statistique à l’échelle d’un siècle ! C’est comme crier au retour de l’été pour un rayon de soleil entre deux nuages ...

Posté le 13-11-2015 à 16:09:13 par Rickobotics

un rétrospective plutôt bien faite:
http://www.les-crises.fr/climat-8-analyse-rechauffement/
ça donne une vision à plus long terme des habituels schémas sur 100ans.
L’un des derniers graphique sur la Corrélation entre CO2 et réchauffement est assez ... marquant. Le CO2 n’a jamais dépassé 300ppm en 800 000 ans et les pics ont déjà correspondu à des températures supérieures de 3°C à ce que nous connaissons actuellement. Nous dépassons aujourd’hui les 400ppm, et il faut au moins 50 ans pour commencer à en ressentir les impacts, sachant que l’accélération a réellement commencée dans les années 1960 ...

Posté le 13-11-2015 à 20:08:44 par electronlibre

@ Rickobotics

"L’accélération a réellement commencée dans les années 1960 "
Et c’est tout à fait normal: c’est le début de la période d’urbanisation mondiale, les stations de relevés de T° auparavant situées en zones rurales (avec variations de T° naturelle et peu d’inertie) se sont retrouvées en zones urbaines (avec peu de variations et une plus grande inertie).
Donc les relevés effectués depuis les années 1960 sont biaisées et donc caduques dans la présentation de l’évolution des T° du climat.
Par contre, les relevés des T° de la basse atmosphère effectués par satellite depuis 1978 n’indiquent pas d’augmentation notable mais montrent des variations suivant l’activité solaire.
On peut penser à la première lecture que le travail O. Berruyer est pertinent, mais en fait ça ne résiste pas à l’analyse scientifique. Dans l’histoire du climat, le CO2 n’a jamais été la cause du réchauffement mais une conséquence:
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/non-le-dioxyde-de-carbone-est-154558

Posté le 14-11-2015 à 19:59:35 par electronlibre

@ Posté le 13-11-2015 à 15:54:20 par @electronlibre

Désolé mais je vois pas en quoi le CO2 utilisé par l’écosystème depuis des millénaires peut être un polluant d’autant, je le répète, que l’effet GES du CO2 est toujours une hypothèse débattue.
Quand à la concentration "record" de CO2, il est remarquable de constater qu’elle a beaucoup augmentée ces 15 dernières années alors que la T° moyenne mondiale, non.
Petit extrait:
"Lors des glaciations Vendiennes, dont au moins une a été quasi-totale (Varanger ou Marinoan), il y avait seize à vingt fois plus de dioxyde de carbone atmosphérique qu’actuellement. En fait notre Quaternaire et un épisode au début du Miocène, sont les ères où il y a eu le moins de dioxyde de carbone atmosphérique que jamais. Cette extrême rareté impose de nouvelles contraintes aux plantes terrestres et à la biologie des sols, qui paient cher cette pénurie. Les plantes à métabolisme en C4 et à métabolisme CAM sont nées de cette pénurie en CO2 atmosphérique, début Miocène.
Ces glaciations se sont produites alors que la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone étaient quinze à vingt fois l’actuelle."
Pearson, P. N. ; Palmer, M. R. - 2000. Atmospheric carbon dioxide concentrations over the past 60 millions years. Nature, 406 : 695-699
Le plateau de T° ces 17 dernières années est peut être un non événement mais cela reste une anomalie dans les projections du GIEC.

Posté le 16-11-2015 à 09:30:56 par Rickobotics

libre a chacun d’émettre des doutes sur les causalités concentration co2 - climat. La question n’est même pas là en fait. Si on te dit que tu as de grandes chance de te faire tuer en traversant à pied une 2x 4voies, tu fais quoi ? Tu réponds qu’au final, tant que ce n’est pas prouvé tu continues de traverser ? Et si arrivé au milieu c’est prouvé, on fait quoi ? Il sera juste trop tard ... On appelle ça le principe de précaution, totalement sous estimé par l’espèce humaine incapable de voir plus loin que le petit bout de son nez, quels qu’en soient les domaines !
L’inexactitude des données (non prise en compte globale, changement de méthodes, etc) et le plafond de 15ans des hausses de températures sont les arguments favoris des climatosceptiques. Pour la concentration de CO2 il n’y a aucun doute possible, depuis des milliers d’années. Sur les températures, l’histoire du plafond est terminée. Malheureusement l’année 2015 est bien partie pour battre le précédent record de ... 2014. On est donc reparti vers une nouvelle phase d’augmentation. 2011 et 2010 sont classées 3ème et 4ème années les plus chaudes. Sachant que l’origine du plateau date d’un pic de 1998, il est assez facile de montrer à peut près ce que l’on veut avec des chiffres. Dommage que tant de gens se laissent embobiner, mais dans le doute, continuons de traverser la route a pied, l’herbe semble tellement plus grasse de l’autre côté !

Posté le 16-11-2015 à 09:49:11 par Pedro

Je croyais que le climato-sceptique était une espèce en voie de disparition, visiblement il reste quand même quelques représentants comme electronlibre. C’est navrant de lire de telles choses en 2015....
Quand vous citez une, deux ou trois études qui vont dans le sens qui vous arrange vous oubliez de citer les dizaines ou les centaines d’autres qui pointent sans doute possible vers la dangerosité de l’élévation du taux de CO², ses conséquences déjà visibles et à venir, ainsi que son origine indiscutable : l’activité de l’homme.
A l’heure ou des monstres d’opposition comme les Etats-Unis ou la Chine sont en train de changer leurs positions officielles sur le sujet je ne vois pas comment il est encore possible d’émettre des doutes.

Posté le 16-11-2015 à 12:31:27 par electronlibre

Tout d’abord je ne suis pas climato-sceptique mais gieco-sceptique, ensuite je constate que la plupart des gens ne se posent pas de questions, n’ont pas de doutes sur ce sujet et donc rejettent le débat. Nous sommes sur la voie de la dictature climatique (et pas seulement à ce sujet).

Désolé de vous contredire Pedro mais les gieco-sceptiques sont plus nombreux avec le temps. Le GIEC se vide de ses scientifiques, renseignez-vous, tellement les travaux qui y sont effectués sont non scientifique, tellement l’administration du GIEC est corrompu.
Allez, un peu de divination: L’année 2015 ne sera pas la plus chaude, non ce sera l’année 2016... ou 2017... ou 2020... ou bien 2050.
Le climat devrait être la dernière de nos préoccupation quand on voit la médecine, l’agriculture et l’industrie qui nous empoisonnent, mais il faut bien un bouc émissaire pour nous faire oublier tout cela, n’est-ce pas?
Cela fait des millions d’années que le climat varie et pourtant les végétaux, les animaux et l’humanité sont toujours là.

Pedro, Washington a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de décisions contraignantes à la COP21. Les Etats-Unis, changer leurs positions impérialistes, vous rêvez? L. Fabius, notre ministre de la propagande climatique en est tout retourné!

Posté le 17-11-2015 à 09:41:07 par Rickobotics

"Le climat devrait être la dernière de nos préoccupation quand on voit la médecine, l’agriculture et l’industrie qui nous empoisonnent"
L’impact du climat est global et touche tout les écosystèmes comparé aux autres problèmes humano-humain souvent très localisé et donc controlable assez facilement. Un riche peut décider de bien manger ou bien se soigner, mais sera impacté par le changement climatique. Idem, un pouvoir politique peut décider facilement de bien faire manger ou soigner sa populace si les esprits s’échauffent, mais rien face au changement du climat. C’est pour ça que les puissants s’y intéressent autant, surtout qu’une fois le contrôle perdu, les conséquences seront mondiale avec des millions de déportés climatiques et de sérieux risques d’instabilités politiques et démographiques. Les guerres ne sont rien à côté car peuvent être stoppées par simple traité. Alors bien sûr que le pb du changement climatique est entièrement politisé, détourné, magouillé, mais le fond du pb est lui bien présent et le risque non discutable même si non prouvé (tant mieux qqp car ça nous laisse une chance de passer au travers !). Fin pour moi, débat inutile.

Posté le 17-11-2015 à 10:09:06 par MargOàvélO

Sympa ce débat d’internautes sur la climatologie, mais quoiqu’étant écolo convaincue, je ne me sens pas concernée par ces chiffres et ces théories très subjectives, qui ne me semblent exister que pour alimenter l’angoisse (et favoriser les industries hypocritement repeintes en vert).

Je trouve étonnant qu’on compare l’impact écologique d’un VAE à celui de la bonne vieille bicyclette(22 g contre 21 g CO2e/km)... Peut-on bon sens garder ? Comment un vélo doté d’un véritable moteur et surtout d’une batterie, qu’il faut fabriquer (extraction des matières premières polluantes, utilisation massive de l’eau comme dans toute industrie, réinjection de l’eau salie dans nos rivières), alimenter à chaque utilisation(énergie nucléaire...), ET SURTOUT QUI NE SERA PRESQUE PAS RECYCLÉE (et ira donc polluer un peu plus les enfants des chinois ou indiens ou africains ou autre peuple pauvre qui accepte les montagnes de déchets toxiques de nos joujoux d’enfants riches, pendant que nous glosons sur les chiffres hypothétiques du réchauffement de la planète), comment ce vélo technologique pourrait-il polluer comme la bicyclette de mamie ?
Comment ose-t-on dire sans rire que si ces chiffres sont comparables, c’est parce qu’on a pris en compte l’alimentation du cycliste, qui pour pédaler a dû manger xx calories ? Pincez-moi, c’est du délire !
Dans ce cas, peut-on prendre en compte le fait que le cycliste qui pédale dur tombera moins malade, utilisera donc moins de médicaments et.... J’arrête là mon cynisme.

Le pire dans tout ça, c’est que la personne qui a écrit l’article n’a pas l’air de se douter qu’elle répète bien gentiment ce qu’on la pousse à dire. Elle se dépêtre tant bien que mal dans une justification tirée par les cheveux. Chargée de communication, hein ? Pas vraiment chargée de réfléchir et de critiquer, de toute évidence.

Alors, le VAE a des qualités, certes, il remplace souvent la voiture, et c’est tout bénéf, mais tant que vous pouvez pédaler, faites-le ! Et rappelez-vous que le vélo, c’est aussi le plaisir de prendre le temps... De ne pas se croire toujours pressé...

À bon entendeur !

MargOt à vélO

Posté le 17-11-2015 à 11:30:15 par MargOàvélO

Je viens de trouver cet article, qui poursuit ma pensée, pour ceux que ça intéresse :
http://velorution.org/position/vae/

MargOt à vélO

Posté le 17-11-2015 à 15:33:06 par Rickobotics

@MargOt à vélO:
Vous êtes en plein paradoxe "du mieux est l’ennemi du bien" qui conduit à l’extrémisme écolo primaire.
Avec votre raisonnement, on arrive à dire que le vélo est pire que la marche à pieds et qu’il est donc plus polluant de rouler à vélo. Vrai, mais raisonnement fort simpliste, car au final, entre prendre ses pieds ou la voiture, la majorité préférera le plus commode, à savoir la voiture. Donc le vélo pollue plus que la basquette mais permet d’éviter l’utilisation de la voiture. Or la question VAE vs vélo mécanique va également dans ce sens. Rien n’empêche de pédaler sans assistance avec un VAE pour faire son sport. Je connais un vrai écolo qui a toujours aimé le vélo. Il s’est acheté un VAE et a presque abandonné sa voiture en doublant son kilométrage à vélo et ne se sert de l’assistance que dans les côtes et les longues distances ... en utilisant un VAE il a fortement réduit son empreinte environnementale malgré tout ! Donc tout dépend du cas de chacun et du nombre de convertis à chaque solution. Merci en tout cas à Tiphaine Leurent pour ce bel article très documenté qui parvient à faire réagir.

Posté le 17-11-2015 à 15:56:00 par Rickobotics

et un petit dernier lien sur les conséquences possible du changement climatique:
http://lci.tf1.fr/france/attaques-a-paris-des-liens-entre-ce-qui-est-en-train-de-se-passer-8684048.html

Posté le 17-11-2015 à 17:51:17 par electronlibre

Les migrants Syriens fuient la violence des terroristes et non pas la sécheresse, soyons sérieux, sinon des millions de californiens auraient migrés à l’est des USA.
La COP21 est condamnée d’avance, les gouvernements savent qu’ils ne peuvent rien faire contre un changement de climat mais aussi qu’ils ne peuvent pas empêcher les multinationales de détruire l’environnement et donc la vie sur terre.
Donc je confirme, nous devrions agir pour réduire les émissions de polluants toxiques (métaux lourds, nanoparticules, molécules artificielles, déchets nucléaire, etc...)
Oui, nous vivons un changement climatique mais nous n’en connaissons ni la durée, ni l’intensité et surtout ni la nature. Nos ancêtres ont vécu des périodes plus chaude ou plus froide qu’actuellement, ce fût rude pour eux mais il se sont adaptés.

Je suis pas contre les VE, mais penser que cela va sauver l’humanité ou toute autre forme de vie sur terre est une erreur. Cela permet de moins polluer l’air urbain, mais ne permettra jamais d’avoir un air sain.

Pour moi, le débat n’est pas clos tant qu’un doute subsistera.

Posté le 18-11-2015 à 10:51:53 par Tiphaine Leurent

@MargOt à vélO :
Figurez-vous que j’ai également été surprise de ces chiffres. Je le rappelle, l’étude a été faire par l’European Cyclist’s Federation, qui, à mon avis, n’est pas pro « industries hypocritement repeintes en vert » comme vous le déclarez. Mon esprit critique m’a donc incité à rechercher d’autres études pour pousser la réflexion. Notamment, pour répondre à cette question qui me taraudait : quel moyen de transport est remplacé par le VAE suite à son achat ? Et, à mes yeux, c’est la réponse à cette question qui permet de connaître l’impact non pas du VAE, mais plus importante, celle de l’utilisateur, comme l’a très bien souligné Rickobotics que je remercie.
Pour l’exemple, sachez qu’aujourd’hui je me déplace en vélo pour aller travailler, vélo mécanique je le précise. Et que si mes bureaux déménagent plus loin, je ne pourrai plus y aller en vélo mécanique, j’essaierai d’utiliser un VAE ou les transports en commun (selon la distance) plutôt que la voiture.

Posté le 25-11-2015 à 05:32:56 par BERNARDAIN

"Le climat devrait être la dernière de nos préoccupation quand on voit la médecine, l’agriculture et l’industrie qui nous empoisonnent, mais il faut bien un bouc émissaire pour nous faire oublier tout cela, n’est-ce pas?"
"je ne suis pas climato-sceptique mais gieco-sceptique, ensuite je constate que la plupart des gens ne se posent pas de questions, n’ont pas de doutes sur ce sujet et donc rejettent le débat. Nous sommes sur la voie de la dictature climatique (et pas seulement à ce sujet)."
Ben alors ça va pas bien monsieur l"electronlibre" de sortir comme ça des clous ?
Vous me ferez 100 lignes pour bien que le message rentre hein ....
Cela me fait penser à la citation suivante "apprends à penser par toi meme sinon d’autres le feront à ta place"
C’est vraiment rassurant de voir que certains pensent/reflechissent encore sans tout gober tout cru la bonne parole
MERCI ELECTRONLIBRE

Posté le 25-11-2015 à 11:46:51 par electronlibre

Merci BERNARDAIN, je me sens moins seul!

Posté le 04-12-2015 à 07:53:53 par Christophe

Je lisais ce matin dans mon journal qu’il y avait sur les 7,3Mds d’humains sur Terre 2,2 Mds en surpoids ou obèses, bien évidemment plutôt dans les pays riches ou le taux de pénétration de la voiture est important.
Je ne nie pas qu’il faille plus d’énergie au conducteur pour faire le même déplacement en vélo qu’en voiture donc en mangeant plus mais on voit bien qu’il y en a déjà un certain nombre qui mangent trop.
Faire du vélo leur permettrait :
- de consommer ce surplus d’énergie ingurgitée sans le stocker,
- perdre du poids, ce qui serait bon pour leur santé et les caisses de la Sécurité Sociale.
A vérifier qu’ils augmentent bien leur consommation alimentaire en passant de la voiture au vélo.

Posté le 07-12-2015 à 15:33:24 par François Chambon

L’obsession du CO2 très bon pour les plantes, entraine toute une politique qui vise a faire accèpter une contrainte; terreau d’une gouvernance mondialisé.
Le réchauffement climatique parait avéré mais il m’est moins néfaste que tous ces moteurs diésel aux rares occasions ou je traverse une ville avec mon vélo ( 12000 km /an minimum ) à la surpopulation humaine qui entraine la destruction de l’habitat des animaux sauvages et la disparition à terme de toute la biodiversité,sans parler de la terre nourricière.
Il est beaucoup plus urgent de supprimer toute allocation familiale au delà de deux enfants,interdire PMA et GPA;et autres démence financière type greffe d’utérus. pour les retraites le revenu de base règlera le déficit, ainsi que la robotisation de toute tâche répétitive.

Posté le 08-12-2015 à 22:09:19 par electronlibre

La réflexion de François Chambon est tellement empreinte de lucidité sur se qui est important pour l’humanité et son environnement, que je suggère à tous les lecteurs de ce site d’y réfléchir et de lire ceci:

http://partage-le.com/2015/12/le-developpement-durable-est-un-mensonge-par-derrick-jensen/



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Du 26/09/2019 au 27/09/2019 - Cagnes-sur-Mer

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