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Posté le 12/12/2014 à 12:00 par Philippe Schwoerer - Lu 6221 fois - 25 commentaires


Renault Zoé © DR


De ZE à pire que le diesel !

Les services marketing des constructeurs tendent à attribuer un peu vite la distinction « Zéro émission » aux véhicules électriques, sauf lorsque l’Observatoire du nucléaire s’en mêle et saisit le Jury de déontologie de la publicité. Dans la presse généraliste, on lit régulièrement que le modèle branché serait aussi polluant que son équivalent à essence ou au gazole, voire plus lorsque l’électricité est produite par des centrales à énergie fossile. C’est hélas, encore plus faux, ou tout au moins très incomplet !

Pollution et CO2

Ce qui pose souvent problème dans le discours des détracteurs de la mobilité électrique, c’est une certaine confusion entre les notions de pollution et d’émission en dioxyde de carbone. Dommage qu’elle emporte souvent l’adhésion d’une frange du grand public qui n’est pas en mesure de faire la différence. Certes, les deux sortent, en partie, des tuyaux d’échappement. La pollution est constituée par les gaz nocifs pour la santé et les particules qui naissent de la combustion d’un carburant. Elle peut avoir une responsabilité importante dans les maladies des voies respiratoires et neurodégénératives. Les émissions de CO2, elles, sont cause, pour une partie difficile à quantifier mais importante, du dérèglement climatique.

Vraiment « zéro émission » la voiture électrique ?

Oui, localement, derrière la voiture. Mais non, si on tient compte des moyens de production de l’électricité ou de ceux engagés à la fabrication d’une voiture. A ce jeu, aucun véhicule n’est totalement neutre sur l’environnement, pas même un vélo classique. Petit extrait d’un article publié dans l’édition d’hier de Ouest-France : « En France, pour une voiture électrique, c’est, en moyenne, 50 grammes de CO2 au kilomètre ; en Allemagne (en train d’abandonner le nucléaire), c’est 135 grammes de CO2. Et en Chine, où 80% de l’électricité est produite à partir du charbon, le bilan est catastrophique : 180 grammes au kilomètre ! La même voiture, n’émet que 105 grammes de CO2… ». Ces propos sont signés Jean-Rémy Macchia, diversement connu dans le monde de l’automobile, et notamment pour s’appuyer parfois sur des chiffres plus que fantaisistes lorsqu’il s’agit d’évoquer l’électromobilité. En 2010, il lançait par exemple sur France-Info qu’aux heures de pointe, la voiture électrique émettrait « au moins 600 grammes de CO2 au kilomètre ». Je vous laisse juge !

VE : 50 g / Diesel : 105 g ?

Dire qu’une voiture électrique émet en France 50 grammes de CO2 au kilomètre quand un diesel en rejette 105, c’est peut-être, ou sans doute, s’appuyer sur un raisonnement très incomplet. Car, a priori, en l’absence de détails, d’explications, ou de références, on additionnerait tout de même pour l’une les émissions locales avec celles causées par les moyens de produire l’énergie, et pour l’autre on ne retiendrait que les seuls rejets à l’échappement. Si on veut être complet dans la démarche, il faut ajouter au modèle diesel en situation réelle les émissions de CO2 engendrées par la transformation du pétrole en carburant, l’acheminement dans les stations-service, et peut-être même le transport du brut jusqu’aux unités de transformation. C’est environ 15% de l’énergie finale, selon le « Guide des facteurs d’émissions » publié par l’Ademe. Il faudrait aussi ajouter la part des fluides de lubrification indispensables au fonctionnement du moteur thermique, et le carburant grillé par de nombreux conducteurs en laissant le moteur tourner le temps d’acheter quotidiennement une baguette ou de la sortie des enfants de l’école, etc. Mais faut-il aller jusqu’à l’analyse comportementale des conducteurs ? En bousculant les chiffres, on alourdit ceux des émissions du véhicule diesel de plusieurs dizaines de grammes au kilomètre. En gros, on arrivera pas loin de l’équivalence : 50 grammes pour la voiture électrique, contre 140 pour son équivalent diesel. Ce n’est déjà plus du tout pareil. La voiture électrique conserve donc bien un très net avantage en France en termes d’émissions de CO2, mais aussi, accessoirement, de polluants.

Et ailleurs ?

La Chine, par exemple, s’inquiète désormais très sérieusement de résoudre le problème des émissions en sortie des centrales électriques. Et à ce jeu, à condition de s’en donner les moyens, il sera toujours plus efficace d’agir sur quelques cheminées de grosses installations, plutôt que sur des millions de voitures thermiques.

Polluante la voiture électrique ?

Lors de sa production, on emploie souvent, mais pas toujours, du lithium et des terres rares régulièrement pointés du doigt par les détracteurs du genre. Mais encore une fois, s’arrêter au seul impact de la voiture électrique pour réhabiliter celle à énergie fossile jusqu’à la reverdir un peu, c’est très incomplet. Il ne faudrait tout de même pas oublier les dégâts causés par le pétrole sur les écosystèmes, les populations et la stabilité de diverses régions du monde. On trouverait aussi bien des choses à dire concernant la filière de l’atome. Et, à l’opposé, sur ce que contiennent les systèmes de dépollution, et en particulier les métaux employés dans les filtres à particules installés sur les diesel. La voiture électrique ne fait pas pire à l’échelle mondiale : elle fait ailleurs ! Dans tous les cas, il faut condamner les situations extrêmes. Mais au niveau de l’automobiliste, rouler en France à bord d’une voiture électrique ne sera globalement pas pire, en termes de pollution, que de continuer à faire tourner les pompes à essence. Ce sera même mieux localement et à l’échelle du pays, puisqu’il n’y a pas de rejets nocifs sur son passage.

Se tourner vers demain

Puisque nous avons cité un article de Ouest-France pour démarrer la polémique, exploitons aussi ce quotidien pour le mot de la fin. Son édition du 4 décembre donnait la parole à Jean Gaubert, président du Syndicat départemental d’énergie des Côtes-d’Armor : « Il faut proposer à nos enfants autre chose que des voitures qui produisent des rejets dangereux. C’est vrai que l’électricité provient du nucléaire aujourd’hui, mais la loi de transition énergétique développe les énergies renouvelables. Je ne me situe pas aujourd’hui, mais dans vingt ans ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit au final : envisager et préparer la mobilité de demain.


Mots clés : voiture électrique | pollution | émission de CO2
Catégories : Voiture électrique | Pollution & qualité de l'air |

Commentaires

Posté le 12-12-2014 à 12:48:34 par esfa

En parlant de demain, regardez la vidéo sur la voiture "nucléaire". http://energieduthorium.fr/
Evidemmment, il n’y a pas un réacteur nucléaire dans le moteur du véhicule, mais ce site parle d’une autre façon de l’énergie nucléaire.

Posté le 12-12-2014 à 12:32:00 par mullaure

Enfin, un excellent article dont l’objectivité est sans faille.

Pour l’appuyer, je dirais qu’il y a toujours des "journalistes" pour dire n’importe quoi dans les journeaux et j’encourage vivement les lecteurs à lire différents quotidiens avant de se faire une opinion..!

Quant aux automobilistes qui laissent tourner sur place leur moteur diesel 10 minutes ( voir plus! ) pendant qu’ils font leurs courses rapides, je trouve cela d’une conn... sans limite, le top du top !!

En ce qui concerne l’énergie, il faut mettre le paquet dans le renouvelable et trouver le moyen de ce déplacer grâce au soleil ou au vent mais c’est loin d’être gagné pour le moment...!

Posté le 12-12-2014 à 13:13:48 par mullaure

Pour esfa

Merci pour le lien.

Commentaire : mouais...à voir avec beaucoup de méfiance si vous comprenez ce que je veux dire...

Posté le 12-12-2014 à 13:21:40 par Nico 72

Article intéressant et présentant différents points de vue d’une façon qui parait honnête.

A quand la voiture à air comprimé ou hydrogène qui serait peut être moins polluant que les batteries.

Par ailleurs, si nos loi ne limitaient pas les gens dans la possibilité de produire ou d’innover, je pense que l’on pourrait aller plus vite vers un idéal énergétique.


Bref, la meilleur énergie est celle que l’on ne consomme pas.

Posté le 12-12-2014 à 14:20:18 par SyDEV85

Excellent article, documenté, très bien écrit qui réplique comme il convient à celui publié par Ouest France que j’ai connu plus ouvert au véhicule électrique.
Et honnête en montrant les limites écologiques des VE ce que les chantres du thermique ne font pas. On pourrait aussi évoquer les montées en température à l’arrêt, les moteurs fortement sollicités pour le dégivrage du pare brise...On pourrait bien sûr compléter le propos en montrant toutes les ressources des Smart Grid et des projets vehicle to home qui limiteront les appels de puissance et les déclenchements d’unité de production électrique carbonée.
Et si on attribuait un équivalent Co2 à la réduction des nuisances sonores qui semblent ne pas interpeller les consciences, le débat serait vite arrêté.

Posté le 12-12-2014 à 14:39:01 par mullaure

...Et si on attribuait un équivalent Co2 à la réduction des nuisances sonores qui semblent ne pas interpeller les consciences, le débat serait vite arrêté...

Très bonne remarque SyDEV85, on oublie souvent cet argument quand on défend les véhicules propres: imaginez le périphérique parisien aux heures de pointe et embouteillé uniquement de voitures électriques... qu’il ferait bon y flâner le long ! ( ok, ok, je rêve... )

Posté le 12-12-2014 à 14:55:36 par hdu69

Je suis surpris que jamais personne ne parle des particules émises par les systèmes de freins (user des plaquettes).
Quand je vois la crasse que ça génère au niveau des roues, je me dis qu’une partie doit se retrouver dans nos poumons
Un véhicule électrique est censé en émettre beaucoup moins qu’un véhicule thermique, grâce à la récupération d’énergie à la décélération pour recharger les batteries.
Es-ce que ce thème a déjà été abordé quelque part ?

Posté le 13-12-2014 à 07:27:20 par Hervé

"Envisager et préparer la mobilité de demain"

Cela commence aujourd’hui car les outils existent et sont disponible. Alors pour ceux qu’ils le peuvent, il est plus que temps d’agir à leurs niveaux.

Cette pollution est vraiment insupportable.

Oui je rêve d’un périphérique Parisien uniquement de véhicules électriques mais aussi dans le coin le plus reculer.

Faut-il continuer ainsi?

Jesuis prêt a faire l’effort. Payer pour cela oui. Pour une fois, je bien être taxer une fois de plus! Mais sauver notre santé, arrêter de nous empoisonner.

Un jour peut être les responsables devront rendre des comptes, au moins devant Dieux!

Posté le 13-12-2014 à 10:58:41 par Marlot

Dès qu’on veut évoquer les émissions totales des VE ("du puits à la roue"), il faut le faire aussi pour les véhicules thermiques, et là les pétroliers se montrent très discrets. Faute de trouver des données précises, je ne peux que me référer à une vidéo de Robert Llewellyn (voir sa vidéo sur http://www.youtube.com/watch?v=YfTiRNzbSko feature=player_embedded entre les minutes 7:00 et 8:00).
Certes Robert Llewellyn est-il un partisan convaincu des VE, mais il n’est pas inconvenant de citer que, pour lui, il faut compter
- 40 g CO2/km pour une voiture électrique chargée avec de l’énergie provenant d’une centrale thermique britannique au charbon
- 450 à 500 g CO2/km pour une voiture à moteur thermique

Posté le 13-12-2014 à 17:22:50 par MARLOT

Pour Nico 72
La voiture à hydrogène est l’arme cachée des pétroliers, parce que plus de 95 % de la production mondiale d’hydrogène est réalisée à partir de gaz naturel et de pétrole. Certes il est possible de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, mais si c’est pour l’utiliser dans une voiture à hydrogène, le bilan de l’opération est très mauvais ; à partir d’un kWh d’énergie électrique utilisée pour produire de l’hydrogène destiné à la pile à combustible d’une voiture à hydrogène, on ne retrouve que 0,20 kWh aux roues de celle-ci ; tandis que si ce kWh est utilisé pour recharger les batteries d’une voiture électrique conventionnelle, on en retrouve plus de 0,80 kWh aux roues.
La voiture à hydrogène n’est d’ailleurs qu’une voiture électrique avec un moteur électrique, une pile à combustible et une batterie, celle-ci étant nécessaire pour récupérer l’énergie lors des freinages et ralentissements et aussi pour fournir le courant que la pile à combustible ne parvient pas à débiter lors des fortes accélérations.
Le tableau n’est guère meilleur pour la voiture à air comprimé ; pour produire celui-ci, il faut un compresseur généralement entraîné par un moteur électrique et avec un kWh d’énergie électrique consommé par ce moteur, on n’en retrouve qu’une fraction dans l’air comprimé ; celui-ci doit ensuite être transporté et stocké (avec risques de fuites), avant d’être embarqué dans les réservoirs d’une voiture à air comprimé dont le moteur a un rendement de loin inférieur à celui du moteur électrique d’une voiture électrique. En finale, du kWh consommé par le moteur du compresseur, il ne reste pas grand-chose aux roues de la voiture à air comprimé.

Posté le 13-12-2014 à 19:27:26 par Didier

Moi je ne trouve pas cet article si bien que ça, et c’est un euphémisme : (i) il parle de "rejets" ce qui ne veut rien dire, le CO2 n’est pas un polluant mais un gaz à effet de serre ; (ii) il fait comme si la concentration de centaines de milliers de VT en ville n’était pas un problème de santé publique dramatique !

D’un coté on a un rejet de CO2 (peu importe combien exactement) et pour les vielles installation de polluants mais dans des zones très faiblement peuplées avec des installations capables de "diluer" la pollution dans l’air ; de l’autre on a rejet de CO2 (peu importe combien exactement) et de beaucoup de polluants notamment des particules fines dans une zone très fortement peuplée **MULTIPLIÉ** par des centaines de milliers de véhicules !

Au final on a un comportement qui sera jugé d’ici une génération comme un CRIME CONTRE L’HUMANITÉ (à n’en point douter), de l’autre avec nos VE on a un rejet maîtrisé sans aucune conséquence sanitaire.

Le seul domaine où la comparaison des émissions de CO2 a un sens, c’est le réchauffement climatique, là on peut dire qu’un VE en France ne participe "que" 3 fois moins au réchauffement qu’un VT (en partant sur les données de l’article, ie 50 gr/km vs 150 gr/lm). Donc tout de même un avantage significatif pour les VE, et cet avantage ne peut que progresser avec le développement des énergies renouvelable alors qu’un VT sera toujours 100% tributaire du pétrole.

Au final, on est face a un cocktail de gens malveillants et d’utilisateurs trop contents d’avoir un argument pour ne pas changer leurs habitudes. Quant à la presse automobile, elle a bien compris qu’un VE est moins un objet de passion qu’un VT et qu’on a pas besoin d’une presse si abondante pour choisir son VE et encore moins pour vivre avec... Ou alors c’est que les "journalistes" automobiles sont des ânes, au choix !

Face à tant de mauvaise foi, la solution est simple, il faut interdire les VT en ville (disons dès 1000 habitants donc villages compris !) pour raison sanitaire, y compris pour les livraisons et les transports en commun. C’est un problème SANITAIRE. Dès lors si les accros au thermique roulent en diesel au milieu des vaches -- jusqu’à épuisement des réserves de pétrole -- ce n’est pas bien grave. Pour moi les VT sont totalement inadaptés à la ville mais les VE sont mal adaptés à l’interurbain (et installer des milliers de bornes n’y changera rien), donc pas de problème pour des VT hors des villes...

Posté le 14-12-2014 à 13:20:53 par Denis

Le scooter électrique , très efficace pour remplaçer la voiture thermique ou électrique , j ai vite fait le choix de l achat et de rouler avec .Pas de discution a n en plus finir sur une possibilité d aide de l état , je ne dois rien , appétit électrique d oiseau , pas de pollution , odeur , désagrément en local , l apport électrique peut venir des nombreuses possibilités , nucléaires ou pas .
La charge se fait par une prise ordinaire comme pour nos cafetières ...et se charge grace au chargeur supplémentaire en 5 h , ca me va !
Pendant que sur les forums on se pose des questions sur les VE , je roule avec pour aller au boulot ,faire les courses , etc .
Ma voiture thermique polluante , je la prends si je dois faire une distance supèrieure a 50 kms , faire un trajet avec quelqu un qui aime pas le scoot ou grand froid , je ne culpabilise pas pour autant .

Posté le 14-12-2014 à 13:54:42 par Didier pour Denis

C’est très bien, perso je pense que les scooters thermiques devraient être interdits car personne ne fait un trajet inter-urbain en scooter. En plus ces moteurs deux temps sont particulièrement polluants et bruyants. Au moins il devrait y avoir un système de bonus-malus spécifique aux 2 roues motorisés (malus pour les thermiques pour financer un bonus pour les électriques), idem pour les quadricycles (Twizy, scarlette, courb, etc.).

Cela dit, à 5 personnes sur un scooter parfois c’est difficile, et puis même si on est seul on a pas forcément la force d’affronter les intempéries à tout âge, c’est pour ça qu’on parle beaucoup de VE. Moi avec 3 enfants c’était une 106 électrique pour tous les jours et un Duster 4x4 essence pour aller plus loin où en cas de tempêtes tropicales. Hélas un jour un tempête a été annoncée trop tard et ma 106 a fini sous 1 mètre d’eau, et aucun VE 5 places n’est dispo dans ma région JUSTEMENT parce que des articles comme celui-ci sèment le doute chez les politiques et en l’occurrence l’ADEME Guadeloupe qui a décrété que les VE ne sont pas les bienvenus aux Antilles en comparant les rejets d’un VE et un VT roulant tout deux à 100 km/h, sachant que 80% du courant est fait avec du pétrole. Sauf que la plupart des guadeloupéens -- et 100% de ceux qui prendraient une électrique -- roulent à 10 km/h dans des bouchons sur des trajets maison/école/travail/magasin car ici les bus sont rares et les trottoirs encore plus rares, et rouler en deux roues est tout simplement suicidaire (je pèse mes mots !).

Voilà pourquoi j’ai réagit vivement à cet article, mes enfants sont dans une école publique polluée (entre 2 axes 2x2 voies) parce qu’un idiot à l’ADEME Guadeloupe ne voit pas la différence entre une usine ultra-moderne qui fait un courant avec du pétrole et des centaines de milliers de voitures diesels qui roulent au pas sur de petit trajet dans des zones d’habitation denses... Sans compter que pour le prix de la voiture moyenne d’un guadeloupéen (4x4 BMW) on peut acheter une Zoé et assez de capteur solaire pour produire autant qu’elle consomme, alors qu’avec une thermique c’est 100% pétrole, 100% CO2, 100% polluants !

Posté le 14-12-2014 à 15:26:25 par Christophe

Comparons deux véhicules équivalents d’un même constructeur :
- C0 - 16 kWh de batterie autonomie réelle 100 km soit 16 kWh/100 km soit 19,2 à la prise soit 49,5 à la centrale,
- C1 - il est possible de faire 4,45 l/100 km d’E10 avec la version 99 g soit 41,8 kWh/100 km en PCS soit 48 en tenant compte de tout le cycle.
Pour le CO2, pour le VT c’est facile, pour la combustion on a 101 g/km et pour tout le cycle on a 123 g/km (source base carbone).
Pour le VE, c’est beaucoup plus compliqué (conso. 0,192 kWh/km), cela dépend de la production (valeurs en g/kWh) :
- nucléaire : 4,
- hydraulique : 6 mini.,
- éolien : 14,
- PV : 65 mini. (fabrication française),
- combustion : 1000 mini.,
donc en fonction des centrales utilisées on est entre 0,8 et 192 g CO2/km.
EdF annonce une moyenne annuelle de 43 g/kWh soit 8,3 g/km.
La base carbone prend 84 g/kWh en moyenne soit 16 g/km.
Ensuite la fabrication d’un VE émet 3 t de plus que la fabrication d’un VT (ensemble de la fabrication en France !) soit pour 10 ans et 150 000 km de durée de vie on est à 20 g/km.
Au total, on est bien aux alentours de 50 g/km, cependant si il faut démarrer une centrale thermique pour recharger des VE, le bilan est bien plus mauvais (jusqu’à 212 g/km).
La réponse est donc loin d’être aussi tranchée que certains veulent bien le dire.
En prenant la moyenne de la base carbone on est à 36 g/km, il faut donc faire au moins 34 500 km pour qu’une C0 ait émis moins de CO2 que la C1 bien plus polyvalente pour les grands trajets.
Ensuite que faut-il mieux, répartir l’émission sur la durée de vie du véhicule ou la concentrer lors de sa construction ?
Pour ma part, compte-tenu de la faible polyvalence des VE, le choix est fait :
- moins de 3 km - à pied, le CO2 produit pour mes chaussures, l’ait aussi pour le conducteur d’un VE,
- entre 3 et 10 km - vélo,
- plus de 10 km : TC de préférence électrique ou à défaut VR en autopartage éventuellement en panachant.

Posté le 14-12-2014 à 16:00:33 par Didier pour Christophe

1) en France métropolitaine il n’y a pas à démarrer de centrale thermique pour charger un VE car un VE se charge en heures creuses, mieux encore avec un chargeur type car-to-home de Nissan la maison peut s’effacer du réseau en cas de pic et dès lors le VE devient l’alternative au démarrage des centrales thermiques !! Sans compter les smart-grids de demain qui permettront le développement du solaire et de l’éolien au delà de 30% là encore grâce aux VE...

2) si vous vivez seul et en ville en effet la marche et le vélo c’est très bien mais l’article parlant de VT vs VE vous vous doutez bien que ça s’adresse à des utilisateurs qui on besoin d’un véhicule (distance, enfants, âge, climat, relief, etc.), dès lors votre cas est complètement hors sujet.

3) je vous souhaite bien du courage à pied et à vélo entouré de VT, en plus à faire des efforts pour avancer vous allez être parmi les victimes les plus touchées de la pollution automobile, en tant que piéton et surtout cycliste vous devriez être particulièrement sensible à l’utilité des VE vs les VT en ville !

4) en ville mesurer le CO2 est quasi-anecdotique, les émissions de CO2 sont un problème globale et globalement le VE en produit largement moins que les VT surtout en France. En ville ce qui compte c’est les rejets polluants et les particules fines et là le VE en produit ZÉRO, RIEN, NADA ; alors qu’un VT diesel à froid (ville égal souvent petits trajets) en plus généralement dimensionné pour emporter 5 personnes en vacances une fois par an va être un montre de pollution et de particules fines.

5) les VT ne sont pas plus polyvalents que les VE, ou alors par polyvalent vous entendez "être capable de tout faire mal" : eg partir en vacances à 5 dans une citadine essence utilisée toute l’année en ville, ou rouler toute l’année seul dans une grosse familiale diesel pour pouvoir partir en vacances avec, ou polluer tous les jours en ville pour avoir l’autonomie nécessaire pour partir en vacances avec le même véhicule pour les vacances même si à destination la voiture sera un boulet, etc. Dès lors que les VT seront interdits en ville, à commencer par les pics (déjà le cas en circulation alternée), les français relativiseront la "polyvalence" de leur VT chéri ; comme c’est le cas dans plusieurs grandes villes européennes.

Posté le 15-12-2014 à 06:09:34 par Francis Vuibert

Dans l’Analyse des cycles de vie publiées en novembre 2013 par l’ADEME, on relève 1) "que certaines technologies de moteurs électriques des VE ne contiennent pas de terres rares" (qui sont par ailleurs "utilisées dans l’éolien et le solaire" ) et 2) que "dans le cas le cas favorable au déploiement du VE, 181 t de terres rares seraient consommées chaque année à l’horizon 2020 pour fabriquer les aimants permanents des moteurs électriques (soit 0,15% de la production annuelle de 2010)".
Par ailleurs, selon une étude publiée en septembre 2013 par Fox Davies (The Lithium Market), 28% du lithium exploité dans le monde sont utilisés pour la fabrication des céramiques et du verre, 23% pour les batteries des appareils portables (ordinateurs, appareils photos, téléphones,...), 9% pour les graisses lubrifiantes, 6% pour les batteries de véhicules électriques et hybrides rechargeables, 4% pour l’air conditionné, 4% dans la métallurgie, 3% dans le domaine médical,...

Ces précisions, issues d’études non contestées à ce jour, permettent à chacune et à chacun de se faire une idée plus précise du sujet évoqué.

Francis Vuibert
préfet, chef de projet du plan industriel "Bornes électriques de recharge"

Posté le 15-12-2014 à 08:01:38 par Christophe pour Didier

1/ Vous partez du postulat que les VE sont chargés en HC, avez-vous des chiffres confirmant vos dires ? Sachant que les VE neufs sont achetés majoritairement par des professionnels, actuellement les VE sont chargés majoritairement de jour (flottes des entreprises et administrations rechargées dès retour à la base, flottes en autopartage remises en charge dès retour pour pouvoir les remettre en location).
Quel constructeur autorise actuellement à utiliser sa batterie comme stockage tampon ? Aucun en France, Nissan l’expérimente seulement au Japon !!.
2/ Pourquoi certains utilisateurs ont-ils besoin d’un véhicule ? Parce qu’ils ont fait des choix les contraignant à en avoir un. Mais leurs choix ont aussi des incidences sur les autres et cela ils ne semblent pas en voir conscience.
Cela n’empêche que pour certains déplacements j’ai besoin d’un VP (pas nécessairement depuis chez moi d’ailleurs) alors à chaque fois je regarde la pertinence de tous ceux qui me sont proposés (donc comparaison VT / VE) et à de rares exceptions le VE n’a pas répondu à la demande faute de polyvalence et vous ne pouvez pas remettre en question mes analyses sans avoir tous les éléments en main !
3/ Des études sérieuses ont démontré que la pollution urbaine était bien plus importante dans l’habitacle des VP que sur les trottoirs y compris au niveau de la tête des enfants, je préfère encore circuler à pied ou à vélo qu’en VE pris dans les embouteillages, en plus je vais plus vite !
4/ Où ai-je parlé de mesurer la concentration de CO2 en ville ? Comme vous l’indiquez le CO2 est préoccupant pour le devenir de notre planète et la solution VE n’est pas exempte d’en produire comme indiqué dans mon message précédent (vous ne le remettez pas en question d’ailleurs).
5/ Vous déformez mes propos. Si vous les aviez analysé, vous auriez vu que je parle de déplacement en VP en autopartage. Je ne me sens pas concerné par votre analyse, n’ayant pas de VP je ne me sens pas obligé de l’utiliser. Quand j’ai à me déplacer, je regarde les différentes possibilité et choisis la moins émettrice de CO2 (en privilégiant les TC électriques y compris pour les vacances).

Posté le 15-12-2014 à 09:14:00 par Philippe Schwoerer

@Didier : Vous avez dû lire mon article en diagonale et ne retenir que la citation que j’ai extraite d’un autre publié dans Ouest-France. A vous lire, on pourrait imaginer que je fais la promotion des voitures thermiques, alors que c’est tout le contraire. Certaines de vos remarques censées corriger certains points les confirment au contraire.

Ainsi, par exemple, la distinction entre pollution d’un côté et émissions de CO2 de l’autre, qui fait l’objet d’un paragraphe. Vous semblez dire qu’on ne peut employer le terme de rejet pour le CO2, alors que vous l’employez vous-même ainsi, peu après, dans votre commentaire. Or, une voiture thermique rejette du CO2 en roulant (en plus des polluants) ; à ce titre, on peut bien parler de rejet de CO2.

Posté le 15-12-2014 à 09:50:39 par rickobotics

@Christophe: le sujet de l’article compare un véhicule thermique à un VE, pas un véhicule à un vélo qui ds tous les cas sera toujours moins polluant ! Maintenant votre chiffre de 36g/km ds le cas du VE face au 123g/km (hors construction, mais avec prise en compte de la batterie du VE) nous donne une économie de 13 tonnes de co2 sur la durée de vie du véhicule (pour 150000km). Ce qui n’est pas rien !! Il y a encore qqs contraintes, mais le remplacement des véhicules parcourant moins de 150km quotidiennement, pour les foyers possédant plusieurs véhicules avec possibilité de recharge au domicile (soit 25% du parc, ou 7 millions de VP), permettrait une économie substantiel de rejet de CO2 (plus de 7000 milliards de tonnes de CO2 annuellement à la louche) !! Combien de temps pour changer les mentalités, d’efforts, de persuasion, de contraintes en plus pour arriver au même résultat en visant l’abandon des VP par les gens pour qu’ils passent au 100% vélo ??
ps: je rajoute que les chiffres cité ici sont en plus à l’avantage du thermique, car vous prenez comme base le cas le plus favorable (petit thermique que trop peu de gens roulent) afin de minimiser l’écart. De plus, vous prenez la conso mini pour le VT, maxi pour le VE. Et oui, la C0, consomme ds les 13kWh/100km sur route et ds les 10kWh/100km en ville et le rendement de charge est de 90%. On arrive donc à 13.5kWh/100km à la prise sans avoir une conduite expressément éco contrairement à votre conduite VT, soit (11+20=)31g/km, soit encore une tonne de gagnée dans le pire des cas (bcp plus en réalité pour la moyenne en gabarit du parc roulant, une Tesla, bien que bcp plus grosse économisera bcp plus comparée à une grosse berline équivalente en thermique).

Posté le 15-12-2014 à 12:06:27 par Christophe

@rickobotics
Moi aussi je compare un VT réel à un VE réel.
Les chiffres de consommation donnés sont retrouvables sur un site allemand de consommation sachant que malgré tout il faut éliminer la partie roulage en ville pour les deux types de véhicules où l’on peut faire autrement, dans ce cas mes chiffres sont tout à fait justifiés voir même sous-estimés pour le VE si je dois intégrer le chauffage (gratuit sur le VT !).
J’ai bien dit que le VE c’était 3 t de plus pour la production d’un VE (vous considérez qu’il s’agit de la batterie - pourquoi pas).
J’aimerai être sûr que votre batterie durera la vie du véhicule. Vu mon expérience des batteries, j’en doute fort.
Votre solution n’est valable que pour une personne pouvant recharger son véhicule chez lui et l’utilisant tous les jours, elle n’est pas valide pour de plus en plus d’urbains ne pouvant la recharger chez eux et ne l’utilisant pas tous les jours - sont-ils pour autant à blâmer ? D’autant moins si ils respectent les objectifs de réduction de CO2.
Changer son VT par un VE ne suffira pas pour atteindre les objectifs et cela vous vous refusez à le voir.
Atteindre les objectifs de réduction de CO2 permettra de facto de réduire la pollution liée aux VP, et pour ma part je suis loin de penser que le VE est la solution unique.

Posté le 15-12-2014 à 15:56:14 par rickobotics

on est ok pour dire que ce n’est pas l’unique solution, mais voici ce que je considère comme une piste:
25% de VP directement éligible au 100% VE sans contrainte (foyer possédant plus d’une voiture, en en conservant donc une thermique, ayant accès à une prise à leur domicile et parcourant moins de 100km/j avec ce "second" véhicule)
=> en comparaison des émissions thermique de 123g/km que vous évoquez, on passe a 101g/km en tenant compte de la fabrication de la batterie, soit -17.8%
Si j’ai bien compris votre solution, c’est d’abandonner totalement son VP. Vous y êtes parvenu, bravo ! Encore faudrait il que plus de 17.7% de la population vous suivent ... et je ne parle même pas de ce que vous continuez à utiliser de temps en temps en location quand la solution train s’avère être trop contraignante.
Bien sûr les 2 solutions sont possible en //, mais vu la difficulté de changement des habitudes, je crains que votre super solution d’éradiquer le VP risque d’être bien plus long que le remplacement des VT par les VE ... Alors pk être systématiquement anti VE sur tous les sites, idem contre les hybrides quand bien même ils permettent d’améliorer les rejet de CO2 ?? Votre logique ne serait elle pas de foncer plus rapidement ds le mur afin de passer plus rapidement à la réincarnation ? Dsl, mais moi je préfère freiner même si je pense que les chances sont mince pour éviter la collision ...

Posté le 15-12-2014 à 16:24:05 par Christophe

@rickobotics
Contrairement aux proVE je n’impose rien à personne, je dis seulement que leur solution n’est pas la seule et n’est surtout pas adaptée à tout le monde. A la différence des proVE, je n’interdis pas de circuler à une frange de la population. Je donne seulement des éléments de comparaison objectifs, je ne prétends donc pas qu’un VE est ZE, je n’induis pas les autres en erreur.
Ensuite c’est à chacun de connaître son bilan carbone pour tendre vers les objectifs de réduction.
Pour finir, ce qui me fait rire, c’est que les proVE soient à ce point antiVT, la question que je me pose donc : avant en quoi roulaient-ils puisque semble-t-il ils ne savent pas faire sans VP ? Les donneurs de leçon d’aujourd’hui sont les pollueurs d’hier (et le CO2 qu’ils ont envoyé on va en subir les conséquences pendant longtemps). Pour ma part, j’ai toujours privilégié les TC et utilisé les VP avec parcimonie quand je ne pouvais faire autrement et pourtant je me garde bien de donner des leçons.

Posté le 15-12-2014 à 19:01:51 par rickobotics

en tant que "proVE", ça fait 10 ans que j’attends de pouvoir rouler en VE !! Et avant ça, j’ai eu 2 petites saxo essences achetées d’occase et toujours bien entretenue pour qu’elle vive le plus longtemps possible afin de limiter l’impact CO2 de leur fabrication ... j’ai toujours limité mes déplacements également, mais maintenant que j’ai le choix, j’ai remplacé ça par un VE.
Depuis quand les proVE impose les choses et interdisent aux autres des déplacements ??? On parle de rouler en VE, contrairement à toi qui propose d’abandonner purement et simplement le VP ! Le terme ZE est employé par le marketing, les proVE ne sont pas aussi naifs que tu le prétend et quand bien même, ZE, comme Zéro émission en sortie de pot d’échappement, ce qui n’est pas un mensonge en soi ! Hier mon gamin ramasse une feuille ds le caniveau quand la C1 à démarrée son moteur ... essence ou diesel, il en a prit pour son grade (mon fils). Mais arrêtons les exemples personnels, l’intérêt n’est pas là ! On peut très bien réduire au mieux son impact comme tu le fais et être pro VE pour tout ceux n’ayant pas le choix ou dont on sait qu’ils ne changeront pas de comportement. Maintenant, j’ai du mal à comprendre les antiVE qui en veulent pour on ne sait quels raisons aux VE tout en étant conscient que ça pollue moins qu’un VT ... qqc m’échappe définitivement ?!

Posté le 16-12-2014 à 08:05:12 par Christophe

@rickobotics
Où ai-je écrit que je proposai d’abandonner purement et simplement le VP ? Devant en utiliser de temps en temps et étant honnête intellectuellement je ne vais quand même pas couper la branche sur laquelle je suis assis.
De même, je ne suis pas antiVE puisque j’en utilise quand ils répondent à ma problématique.
Tu sais très bien que j’utilise les VP (VT ou VE) avec parcimonie en adaptant mon mode au déplacement à faire.
Par contre, là où j’ai un peu de mal, c’est avec les automobilistes qui pour n’importe quel déplacement (même de moins de 1 km) prennent la voiture et la stationnent au plus près de leur but (éventuellement sur les trottoirs ou les passages piétons), éventuellement en laissant tourner le moteur (pour les VT) et ce comportement n’est pas l’apanage des seuls conducteurs de VT. Je l’ai déjà aussi subi de conducteurs de VE y compris refus de priorité au droit d’un passage piéton. C’est un comportement inhérent à l’individualisme lié au VP.

Posté le 30-11-2015 à 09:31:54 par marcello 75

Est bien sûr on n’est dans le cop21 et les derniers cop20 n’ont servi à rien ! Un politique n’étant pas un industriel d’où c’est du vent pour rien ! Et les suivants n’ont plus !
La pollution par les véhicules ne représente que 15% de la pollution mondiale et on vient nous embêter avec un problème qui est difficilement solutionnable.
La voiture électrique pollue autant et voir plus que les voitures à pétrole, car on détruit les mines de lithium de la planète.
Il faut autant de matières polluantes pour la fabriquer. Que les pays utilisant les ressources nucléaires et une source de pollution supplémentaire. Le reste du monde pour produire l’électricité utilise du charbon d’où le bilan carbone serait en hausse ou maintenu.
Actuellement,les véhicules électriques ont une autonomie trop courte d’où les ménages la possédant ont besoin d’un véhicule à pétrole.
Les batteries au lithium ne sont en aucun cas à ce jour recyclable, on n’a pas trouver une seconde vie à ses batteries, d’où source de pollution supplémentaire.
Et puis ce n’est pas crédible, car la population mondiale ne roulera jamais et entièrement comme nos voiture à pétrole.
On voit ce qui sort de nos tuyaux d’échappement, mais l’invisible on l’occulte.
On ne fait que déplacer un problème, mais on ne le résout pas



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