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S’associant à Basquevolt, Renault veut aller vers des batteries LMP Rédigé par Philippe Schwoerer le 24 Fév 2026 à 18:35 0 commentaires

Les cellules lithium-métal polymère nous rappellent l’échec des batteries des Bolloré Bluecar et dérivées qui devaient être maintenues impérativement à une température relativement élevée pour pouvoir fonctionner normalement. Le communiqué de presse de Renault Group daté du 24 février 2026 n’indique rien de précis à ce sujet. Il est a espérer que la chimie sur laquelle Ampere et Basquevolt collabore s’affranchie de ce problème majeur.

 

Davantage de stabilité

Il y a bien une raison d’orienter vers des électrolytes non liquides les recherches en matière de batteries pour véhicules électriques. Il s’agit de la stabilité ainsi obtenue, notamment en matière de risques d’emballements thermiques et d’incendies. Certes, ces derniers ont très largement été réduits, au point qu’il y a plus de malchance de voir une voiture thermique prendre feu qu’un modèle électrique équivalent.

Toutefois des dangers subsistent encore, comme le démontre le rappel que Volvo doit organiser pour son SUV compact branché EX30. Nous n’en sommes pas à des embrasements spontanés à tous les coins de rue, mais à un épisode isolé survenu dans une concession de la marque au Brésil.

Voilà un des problèmes que des batteries lithium-métal à électrolyte polymère pourraient définitivement balayer, tout en apportant bien d’autres avantages.

 

Pour des voitures électriques vraiment moins chères ?

Selon les deux partenaires, la technologie de batteries à base de lithium-métal développée par l’entreprise espagnole offre une densité énergétique bien plus élevée qui va de pair avec une réduction significative des coûts totaux de production des packs. En clair, cela signifie que, si les industriels jouent le jeu, nous irions vers des voitures électriques nettement plus abordables à l’achat.

Grâce à « un processus de fabrication plus simple et plus efficace », il est question d’une économie de 30 % d’énergie à la production. Mais aussi de 30 % en investissement en capitale par gigawattheure pour une usine de production de cellules.

L’innovation repose sur une anode avancée qui apporte également de la légèreté et de la compacité au niveau des packs ainsi que des capacités de recharge rapide encore supérieures. Ces différentes raisons ont poussé le groupe Renault via sa marque Ampere à signer un accord de développement avec Basquevolt.

 

Vers des batteries de nouvelle génération

Des promesses pour des batteries toutes plus intéressantes les unes que les autres, l’actualité des véhicules électriques en serait presque saturée. Il faut cependant bien en passer par là pour que quelques pistes se transforment en évolutions majeures enterrant toujours un peu plus les carburants pétroliers.

« Ensemble, Ampere et Basquevolt visent à ouvrir la voie au déploiement commercial des batteries à base de lithium métal dans les véhicules électriques », inscrivent les deux partenaires dans ce contexte.

Directeur de l’ingénierie Véhicule & Powertrain chez Ampere, Nicolas Racquet laisse espérer : « Nous nous concentrons sur la validation des performances dans des conditions automobiles réelles et sur l’accélération de la transition vers des batteries de nouvelle génération répondant aux besoins évolutifs de nos clients ».

 

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