Opérateur du transport et stockage de gaz dans le Grand Sud-Ouest de la France, Teréga expérimente actuellement un drone électrique à pile hydrogène pour traquer les fuites sur une ligne de son réseau.
Gonflé à l’hélium, le drone électrique à pile hydrogène que teste en ce moment Teréga prend la forme d’un ballon dirigeable de 12 mètres de long pour 2 de large. Conçu par l’entreprise française HyLight, cet aéronef tire de sa batterie tampon et de son système H2 une autonomie de vol jusqu’à 7 heures, selon les conditions atmosphériques.
En évoluant à une altitude de 20 à 30 mètres et à une vitesse de 10 à 20 km/h, il exploite l’intelligence artificielle pour détecter d’en haut les éventuelles anomalies. « Tester, en conditions réelles, une technologie alternative aux survols traditionnels nous permet d’évaluer de nouvelles voies pour répondre à nos obligations réglementaires en matière de détection des fuites de méthane », explique Carolle Foissaud, présidente et directrice générale de Teréga.
L’expérimentation est réalisée sur le tronçon Cazilhac – Narbonne – Claira, long de 107 kilomètres. Au cours de la présente année 2026, cette inspection sera réalisée tous les 2 mois, en complément de survols par hélicoptère. L’idée est de comparer la qualité des observations avec les deux solutions en espérant pouvoir à terme retenir la moins carbonée. Ce qui pourrait se faire si le dirigeable répond aux exigences techniques, réglementaires et opérationnelles de la surveillance des réseaux gaziers.
Chez HyLight, on est confiant sur l’issue de l’essai que d’autres entreprises comme Enedis et la SNCF ont déjà mené pour surveiller les lignes électriques et pylônes afin d’assurer au mieux leurs services respectifs. Ca marche aussi pour les pipelines pétroliers et bien d’autres missions qui demandent un contrôle de zones d’installations à risque et/ou sensibles.
« Le projet mené avec Teréga démontre la capacité du HyLighter à répondre aux exigences opérationnelles et réglementaires d’un opérateur d’infrastructures, dans un cadre industriel réel », souligne Thomas Laporte. Cofondateur et directeur commercial de HyLight, il estime que cette expérimentation constitue « une étape clé pour évaluer l’apport d’une solution de surveillance aérienne bas carbone, précise et compatible avec les contraintes des réseaux de transport de gaz ».
Particulièrement léger par rapport à son volume, le drone dirigeable de 2 kg est capable d’embarquer avec lui une charge jusqu’à 10 kg. Fondée à Ivry-sur-Seine (94) en 2022, l’entreprise est née sur les bancs universitaires. D’où une moyenne d’âge particulièrement jeune dans l’équipe de passionnés d’aéronautique et d’innovation durable. Le dynamisme et l’originalité des collaborateurs se devinent aussi en visitant le site Internet très vivant de HyLight.
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