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Un baromètre sur l’acceptabilité du véhicule autonome Rédigé par EMMANUEL MAUMON le 07 Nov 2020 à 00:00 0 commentaires

Convaincue que le véhicule autonome partagé pourrait être une solution pour favoriser la mobilité inclusive, la Macif a créé une communauté d’intérêt dédiée au véhicule autonome. Au sein du laboratoire d’innovation Movin’Lab, 11 entreprises cherchent aujourd’hui à déployer des solutions de véhicule autonome qui favorise l’émergence d’une mobilité inclusive et durable permettant notamment de redonner de la mobilité à ceux qui en sont privés, de moins peser sur l’environnement et de remettre de l’activité dans les centres villes.

Pour éclairer les travaux de cette communauté d’intérêt, la Macif a demandé à VEDECOM, un institut spécialisé dans la transition énergétique disposant d’une expertise à 360° sur le véhicule autonome, de réaliser un baromètre sur l’acceptabilité du véhicule autonome dont les résultats de la première édition ont été présentés cette semaine lors du salon Autonomy. L’objectif principal de ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon de plus de 4 000 personnes représentatif de la population française, était de connaître la perception spontanée des français envers le véhicule autonome, mais aussi de bien cerner leurs attentes en fonction du type de véhicule autonome.

Les français plutôt confiants face au véhicule autonome

Bien qu’ils le connaissent encore très mal (87,57% des répondant déclarent n’avoir jamais vu un véhicule autonome et 97,28% n’avoir encore jamais eu l’occasion d’en essayer un), les français sont plutôt confiants vis-à-vis d’un véhicule autonome puisque 58% déclarent se sentir en sécurité et 52% estime que le véhicule autonome est fiable. Aujourd’hui, ils considèrent néanmoins à 64% comme nécessaire la présence d’une personne à bord ou d’une liaison joignable à distance. Ils affichent d’ailleurs leur préférence pour un véhicule autonome de niveau 3 (conduite autonome limitée), même si un véhicule personnel de niveau 4 (conduite autonome quasi complète) est évalué de manière plus positive sur l’intention de l’essayer.

A noter que plus les sondés connaissent le véhicule autonome, surtout s’ils l’ont déjà testés, plus ils envisagent de l’utiliser à l’avenir (55,51% s’ils en ont déjà vu un, 63,30% s’ils en ont déjà essayé un). De manière générale, un tiers des français envisagent d’utiliser régulièrement un véhicule autonome à l’avenir. Néanmoins, seulement 40% se sentent concernés par le déploiement de ce type de transport. Le baromètre souligne la nécessité de renforcer l’image de sécurité des véhicules autonomes par la formation et l’expérimentation. L’objectif premier des véhicules automatisés et connectés étant d’apporter plus de sécurité, ce que l’on constate déjà avec le changement de comportement des conducteurs de véhicules équipés d’aides à la conduite.

Quelles attentes vis-à-vis du véhicule autonome ?

Ce baromètre apporte également des enseignements intéressants sur les attentes des français vis-à-vis du véhicule autonome. Pour eux, celui-ci doit rimer avec accessibilité, écologie et emploi. Le lien entre véhicule autonome et l’écologie est très présent et très positif chez les répondants. Un lien fort existe également avec l’énergie et particulièrement les énergies vertes et les systèmes innovants. Le véhicule autonome étant la plupart du temps électrique, il est perçu comme plus écologique par plus de 60% des sondés et plus de 70% d’entre eux pensent que le véhicule autonome sera déployé seulement s’il respecte les normes écologiques.

Sur la question de l’emploi, la perception des véhicules autonomes est bien moins positive. Plus de 55% des français estiment qu’ils détruiront plus d’emplois qu’ils n’en créeront et 47% pensent qu’ils ne devraient pas être déployés car ils vont réduire le nombre d’emploi de conducteurs de bus, de navettes ou de taxis. Des destructions qui ne seront pas compensées par la création de nouveaux emplois puisque seulement 34,68% des sondés estiment que les véhicules autonomes seront source de création de nouveaux emplois. Par contre, en moyenne 6 français sur 10 jugent de manière positive l’utilisation du véhicule autonome pendant la crise sanitaire. Ils estiment en effet qu’il pourrait être très utile pour les livraisons de marchandises (63%) ou le transport de malades (58%).

Pour consulter l’intégralité du baromètre : http://www.vedecom.fr/wp-content/uploads/Barom%C3%A8tre-VA-MACIF-VEDECOM_R%C3%A9sultats-g%C3%A9n%C3%A9raux-04112020.pdf

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