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Le Vaucluse prêt à accueillir la mobilité électrique Rédigé par Philippe Schwoerer le 25 Sep 2019 à 00:00 0 commentaires

Syndicat de l’énergie du Vaucluse, le SEV84 est en train d’achever le déploiement de son réseau de recharge pour véhicules électriques (dont vélo à assistance) et hybrides rechargeables commencé au début de la présente année 2019. Une arrivée tardive, si l’on compare avec des départements pionniers comme la Vendée ou le Morbihan. Le point positif, c’est que la superficie des zones blanches de la recharge se réduit toujours un peu plus. Une seule borne rapide, mais des stations qui comptent 2 bornes accélérées pour 4 points de recharge. De quoi réduire les risques de devoir repartir ailleurs à cause d’un matériel défectueux, mais aussi ouvrir le matériel aux vélos à assistance électrique. Chargé d’opérations pour le SEV84, Pascal Grosjean nous en dit plus sur le maillage Vauclus’Elec.

58 bornes de recharge

Si le réseau Vauclus’Elec ne se déploie que sur l’exercice 2019, Pascal Grosjean tient à signaler que « le projet a démarré il y a quelques années » avec, entre autres, « le lancement des appels d’offres et le choix des entreprises » pour fournir le matériel et mener à bien les travaux. Il chiffre : « Le maillage compte 26 stations avec chacune 2 bornes 22 kW AC, soit 52 bornes auxquelles s’ajoutent 5 autres bornes accélérées isolées et une borne rapide. A ce jour, 45 ont déjà été mises en service, et le reste le sera avant la fin de l’année. La première a été inaugurée en février dernier, à Saint-Romain-en-Viennois ». Il précise : « Chaque borne AC est montée avec 2 connecteurs : T2 et prise 16 A utilisable pour les vélos ».

Pour les VAE aussi

Le département est en effet traversé par diverses pistes cyclables. « Nous travaillons en ce moment sur la Via Venaissia Carpentras-Jonquières avec du matériel pour recharger les vélos », ajoute-t-il. Le département accueille aussi en partie la véloroute « Autour du Luberon » : un circuit d’environ 260 kilomètres. Elle passe entre autres par Apt. « Nous avons déjà 2 bornes dans cette ville, mais nous allons en ajouter 2 autres, toujours avec des prises exploitables pour les vélos », commente Pascal Grosjean.

1 seule borne rapide

Le réseau Vauclus’Elec ne compte qu’une seule borne rapide. Pourquoi ce choix qui exclut une part de plus en plus large de véhicules électriques à forte autonomie et susceptibles d’avoir à se ravitailler en énergie lors de longs déplacements ? « Pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que notre département se compose principalement d’une multitude de petites communes avec des centres anciens qui connaissent des difficultés de stationnement. Ensuite parce que le raccordement nécessite une puissance importante au tarif jaune, ce que nous ne pouvons nous permettre, et la pose d’un coûteux coffret », répond Pascal Grosjean. Et des bornes rapides avec stockage d’énergie permettant un abonnement électrique plus abordable ? « Nous avons envisagé cette solution, mais ce que nous avons vu n’était pas concluant », témoigne-t-il.

Avec ou sans abonnement

Un dépliant a été diffusé qui indique la grille tarifaire du service Vauclus’Elec pour les bornes 22 kW. Pour un utilisateur occasionnel qui pourra accéder au maillage sans abonnement, en réglant les recharges via carte bancaire sans contact ou avec son téléphone mobile, le coût de connexion est de 3 euros TTC (4 euros pour la borne rapide…) qui incluent 1 heure (…15 minutes) de connexion. Au-delà, la minute supplémentaire est facturée 0,025 (0,070 pour la borne rapide) euro avec un plafond à 17 euros par session. Les usagers réguliers du réseau auront tout intérêt à s’abonner, contre 12 euros TTC à l’année. Tout d’abord parce que le coût de connexion est divisé par 2 (1,50 ou 2 euros respectivement pour les bornes accélérées et la borne rapide). Ensuite parce que la tranche 21h00-7h00 sera gratuite pour eux (uniquement pour les bornes accélérées). « Parmi nos abonnés, nous comptons pas mal de personnes résidant en dehors du Vaucluse », souligne Pascal Grosjean. « Quand j’arrive près des bornes je perçois la satisfaction des habitants qui se sentent rassurés et davantage prêts à acquérir une voiture électrique », se réjouit-il.

Le SEV84 s’ouvre aux VE

« Nous disposons déjà d’une Renault Zoé que j’utilise régulièrement. La conduite d’une voiture électrique est franchement agréable », apprécie le chargé d’opérations du syndicat vauclusien. « Nous pensons investir dans un nouvel exemplaire, peut-être une Nissan Leaf », complète notre interlocuteur qui a profité d’un événement programmé dans le département pour essayer d’autres modèles de véhicules électriques. « Je participais au Ventoux electric Tour organisé par Vega et le Leaf France Café. J’ai pu essayer une Tesla Model 3. Auparavant j’avais déjà pu tester un Peugeot Partner électrique », rapporte-t-il. « Il faisait un peu froid avec une pluie glacée dimanche dernier mais l’ambiance était bonne », nous confie-t-il.

22 VE

Parmi les organisateurs de l’événement, Sébastien Gall, du Leaf France Café, nous a transmis quelques chiffres : « 22 VE dont une 2 CV et une Méhari électriques construites par Méhari Loisirs Technologie, et 40 participants dont 7 enfants ». « J’ai effectivement vu ces quadricycles réalisés en Ardèche, mais aussi des Hyundai Ioniq et Kona, ou encore un Nissan e-NV200 transformé en camping-car », se rappelle Pascal Grosjean. Sur place, il a apprécié le petit déjeuner servi par un pâtissier du village, « avec des viennoiseries et de la charcuterie ». Les bornes du SEV84 ont-elles servi à ce rallye ? « Non, pas vraiment, car le circuit ne faisait qu’environ 55 km. Il y avait bien sûr un fort dénivelé, d’environ 1.900 m, mais le retour était en descente, permettant une importante recharge régénérative », justifie-t-il.

Dans l’un des groupes au Ventoux electric Tour

« Les concurrents avaient été divisés en 2 groupes, l’un partant de Velleron, et le second de l’autre côté du Ventoux, depuis Malaucène. La météo n’étant pas bonne au sommet, nous nous sommes regroupés pour le pique-nique à Bédoin, où le temps etait plus clément », résume notre interlocuteur. « Tout s’est déroulé selon le timing prévu à quelques minutes près, mais une tempête nous a accueilli au sommet (on n’y voyait pas à 30 m !), nous obligeant à redescendre pour le pique-nique final, initialement prévu au Chalet Reynard où BMW avait par ailleurs décidé de présenter sa série 1 », confirme Sébastien Gall.

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