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Switch Mobility : Mobilité à deux-roues électriques aux Antilles Rédigé par Philippe Schwoerer le 14 Juin 2018 à 00:00 0 commentaires

Dans ce contexte d’embouteillages chroniques à la Martinique et à la Guadeloupe, Anthony Mason et son équipe de Switch Mobility proposent diverses solutions qui visent globalement à améliorer l’efficacité de la mobilité quotidienne aux Antilles. En s’appuyant sur divers partenaires comme Mobendi et EMI, la jeune entreprise développe la location libre-service de vélo à assistance électrique sur sites publics et privés à travers les stations Sunpod Cyclo+, ainsi que la vente et location de deux-roues eTricks à destination des professionnels comme des particuliers. Découvrons l’activité de notre adhérent à travers les réponses données par son dirigeant fondateur à la dizaine de questions que nous lui avons posées.

Qui êtes-vous, Anthony Mason ?

« Je suis consultant transport mobilité en Martinique depuis plus d’une douzaine d’années. Accompagné par des associés, proches et partenaires techniques de longue date, je suis à l’origine du projet Switch Mobility. En ma qualité de consultant, je m’intéresse beaucoup aux problématiques d’écomobilité, et aux réponses que peuvent apporter des solutions basées sur l’usage partagée de véhicules électriques (minibus électrique, covoiturage, autopartage, vélopartage, free floating…), adaptées à nos milieux insulaires. Passionné de deux-roues, je suis également en contact avec plusieurs acteurs français de la mobilité électrique à 2 roues, notamment RGM (cyclo eTricks) et Mobendi (anciennement Advansolar), avec lesquels nous travaillons en étroite collaboration ».

Comment est née votre entreprise ?

« Switch Mobility est née en mai 2017, mais a réellement démarré son activité presqu’un an après. Nous sommes le tout premier opérateur d’écomobilité sur la Martinique. Il a fallu du temps pour expliquer et convaincre nos partenaires, notamment assureurs et financeurs, de notre démarche. De plus, quelques complications extérieures, comme le passage de tempêtes (Irma, Maria), et les bugs liés au nouveau système de délivrance des cartes grises, ont entraîné des retards, voire des réajustements indispensables avant notre démarrage effectif ».

Que proposez-vous ?

« Que ce soit en voiture ou en transport en commun, on se déplace difficilement en Martinique, et particulièrement dans l’agglomération foyalaise, caractérisée par un niveau de congestion extrême. En proposant des deux-roues électriques (VAE, cyclo, scooter) pour quelques heures, une journée, ou plus longtemps, nous offrons au public de nos sites hôtes un moyen de transport adapté aux contraintes de circulation et de stationnement, ludique dans son approche, écologique et économique à l’usage. Nous commençons à déployer nos solutions autour des hôtels de la périphérie de Fort-de-France, et sur des sites balnéaires (résidences touristiques) ».

Une offre adaptée ?

« L’important, à ce stade, est de nous assurer que notre service réponde aux problématiques de mobilité qui se posent pour chaque site hôte. En fonction du public et des usages types identifiés, nous élaborons une offre de services qui peut évoluer, en fonction du niveau de sollicitation des usagers. Une première évaluation des différents dispositifs mis en place sera faite en fin d’année 2018. Nous sommes des micro marchés, très éloignés de nos fournisseurs, et avec nos spécificités locales : conditions climatiques, relief, état des routes… Nous devons veiller aux facteurs d’usures prématurées, comme l’air salin omniprésent. Tout ceci est nouveau, et il faut prendre le temps de ‘qualifier’ ou pas les produits qui nous sont proposés ».

Une clientèle diversifiée ?

« Notre clientèle, composée de touristes et résidents, est très sensible à la problématique de la dépendance aux énergies fossiles. Mais souvent, par méconnaissance, elle reste encore septique quant aux performances des véhicules électriques sous nos latitudes, notamment leur capacité à gravir nos côtes. Et c’est toujours un plaisir de voir nos clients revenir avec le sourire, épatés par la puissance et l’autonomie délivrées par nos véhicules. Mais notre offre ne se cantonne pas aux touristes. Nous travaillons également avec des entreprises et des organismes publics sur la mise en place de solutions en libre-service pour les déplacements du personnel, depuis les lieux de travail ».

VE et énergies renouvelables : une association évidente ?

« Oui, une association évidente, qui rejoint notre ambition à terme : proposer une flotte de véhicules électriques légers entièrement rechargée par de l’électricité verte (photovoltaïque, éolien) produite sur les sites hôtes ».

Une anecdote pour conclure ?

« Lors de nos premiers essais eTricks en Martinique, nous avons été arrêtés par des policiers, alors que nous n’avions pas encore reçu les cartes grises des véhicules. Avant même que l’on puisse s’expliquer, ils nous ont juste demandé où nous avions trouvé ces engins, et s’ils pouvaient les essayer ».

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