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Les filtres à particules arrivent sur les moteurs à essence Rédigé par Philippe Schwoerer le 17 Mai 2017 à 00:00 0 commentaires

Pour nos lecteurs qui suivent les commentaires déposés par d’autres à la suite de nos articles évoquant les problèmes environnementaux et de santé publique causés par l’exploitation des véhicules thermiques, la question des émissions de particules sur les modèles à essence n’est plus une inconnue. Peugeot prend les devants en annonçant qu’il compte équiper de filtres spécifiques ceux de technologie à injection directe. Oxydes d’azote et particules sont deux des fléaux qui s’accrochent à la mobilité en général, appelant à se tourner toujours davantage vers des solutions plus vertueuses mais pas toujours bien prises en compte par les constructeurs.

Une pression toujours plus forte

Entre l’affaire dite du Dieselgate et les rapports qui se succèdent pour dénoncer le rôle des moteurs thermiques, qu’ils soient alimentés à l’essence ou au gazole, dans la pollution de l’air et le dérèglement climatique, les constructeurs en automobiles ont un ensemble de casse-tête de plus en plus pointus à résoudre. Si certains de ces industriels montrent visiblement de la peine à réagir rapidement et efficacement, Peugeot vient d’effectuer une annonce majeur, parmi d’autres, lors de la présentation de la nouvelle stratégie moteur du groupe, par l’intermédiaire de Christian Chapelle, son directeur chaîne de traction et châssis. Il s’agit de « généraliser le filtre à particules pour l’ensemble des moteurs essence à injection directe à partir de décembre 2017 ». Interviewé par Le Figaro, Lionel Passeron, responsable chez PSA des projets chaînes de traction essence, a rappelé que le groupe n’a « pas besoin aujourd’hui d’un filtre à particules dans les moteurs essence pour passer les normes ». Au rédacteur du quotidien, il a expliqué : « Le simple respect des normes n’est plus suffisant. Il faut désormais être très largement en avance de phase. D’autant que les normes elles-mêmes évoluent très rapidement ».

Anticiper les normes à venir

On ne pourra pas reprocher à PSA de vouloir anticiper les normes européennes particulièrement sévères qui entreront en vigueur en 2020. Le GPF (Gasoline Particle Filter) devrait assurer une filtration « supérieure à 75% des particules en nombre dans toutes les conditions de fonctionnement du moteur », promet le groupe. Le bonne volonté du Lion d’intervenir sur ses motorisations thermiques tranche tout de même un peu avec une certaine timidité à électrifier ses chaînes de traction : seulement 10 à 15% de ses modèles disposeront d’un bloc électrique en 2020, a minima en hybridation simple. Cinq ans plus tard, si ce pourcentage évoluerait jusque 40% environ, ce seraient encore 85% des voitures particulières vendues par PSA qui embarqueraient un moteur thermique comme élément principal de leur chaîne de traction.

Une médiatisation récente

Si quelques productions journalistiques ont pointé il y a déjà quelques années le problème des émissions de particules sur les moteurs essence à injection directe, ce n’est véritablement que depuis fin 2016 que la médiatisation enfle autour de ce problème qui n’est pas intégré à l’heure actuelle dans les différentes mesures prises ou à prendre en faveur de la qualité de l’air. Ainsi, par exemple, pour le dispositif Crit’Air et le calcul du bonus/malus écologique. Pourtant, du fait d’une focalisation sur la dépollution des blocs diesel, ceux gavés à l’essence par une injection directe peuvent émettre jusqu’à 10 fois plus de particules… avec les conséquences déjà connues en grande partie sur la santé publique : asthme, décès prématurés, maladie neuro-dégénératives, etc.

En application sur la nouvelle 308

Concernant sa nouvelle 308, Peugeot indique : « En essence, le trois-cylindres évolue en profondeur. Les émissions sont traitées à la source et à l’échappement, garantissant une réduction de la consommation à l’usage et une dépollution encore plus efficace. Le PureTech 130 S&S voit sa combustion améliorée par le pilotage encore plus précis de son injection. Par la suite, les gaz circulent à travers un catalyseur puis un filtre à particules essence à régénération passive (Gasoline Particle Filter). Les performances de ce moteur sont mises en valeur par une nouvelle boîte manuelle à six rapports ».

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