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Posté le 25/09/2018 à 08:00 par Philippe Schwoerer - Lu 2047 fois - 30 commentaires


Voiture électrique, qu’attend le gouvernement pour mettre les Watts ?


Lancée par l’ACOze, et partagée avec 7 autres associations de promotion de la mobilité électrique, - par ordre alphabétique ActiVE, Aube, Avep, Electromobiles24, L’Ame66, Leaf France Café, et Véga -, une tribune intitulée « Voiture électrique, qu’attend le gouvernement pour mettre les Watts ? » recense 6 propositions à mettre en œuvre pour soutenir concrètement le développement des engins branchés.

Les 6 propositions

Les 6 propositions formulées par l’ACOze et ses partenaires, sont :
« 1 - Etablir un schéma directeur national pour refonder la structuration des infrastructures publiques de recharge.
2 - Mobiliser les excédents du dispositif bonus/malus automobile pour concourir à la réalisation de ce schéma directeur national des infrastructures de recharge.
3 - Rendre obligatoire l’installation de bornes de puissance 22 kW sur les parkings avec un minimum de 4 places pour 100 places.
4 - Faciliter la mise en œuvre du droit à la prise dans les copropriétés en allégeant les procédures d’autorisation préalable.
5 - Construire un minimum de 6 places de recharge rapide sur chaque station des grands axes.
6 - Unifier les prix de recharge sur la base du kilowattheure consommé, à l’égal du litre de carburant pour le véhicule thermique, incluant la maintenance des installations de recharge »
.

2 millions de VE en 2020

Parmi les arguments qui ont poussé les signataires à produire cette tribune, l’objectif du gouvernement français en 2010 fixé à 2 millions de voitures électriques à horizon 2020. C’est dans seulement 2 ans, et le parc en circulation dans l’Hexagone n’en est qu’au vingtième de cette estimation ! Un volume de 500.000 VE a tout juste été franchi en 2017 pour l’Europe, en tenant compte des 150.000 nouvelles immatriculations de cette année-là. « Le marché est dynamique et en croissance régulière, mais ne montre pas depuis 5 ans des signes d’une révolution », traduit le document que nous vous proposons de télécharger à la suite du présent article.

Range anxiety

« Range anxiety » : c’est par cette expression anglaise que l’on peut traduire la raison principale qui explique ce développement timide de la mobilité électrique. Pour la plupart des automobilistes, les voitures qui puisent leur énergie uniquement dans des batteries de traction n’apparaîtront dans leur maturité que lorsqu’elles permettront d’effectuer les mêmes déplacements qu’avec leurs équivalents thermiques, et sans stress. Deux curseurs sur lesquels agir : l’autonomie des véhicules électriques et l’assurance de pouvoir recharger les batteries dans un temps convenable. Le premier paramètre est entre les mains des constructeurs qui, pour ceux déjà bien engagés dans le virage électromobile, font bénéficier leurs modèles des progrès technologiques accomplis sur les batteries. Les VE neufs à 150 kilomètres d’autonomie sont appelés à disparaître rapidement, pour la plupart, sauf ceux dont l’usage semble réservé très particulièrement aux déplacements urbains.

Recharge

L’ACOze et les 7 associations embarquées dans la tribune ont décidé de se focaliser sur une meilleure qualité du réseau de recharge tous azimuts : ville, copropriété, parkings divers, taille des stations les plus exploités sur les grands axes, etc. Les situations sont très différentes d’un territoire à un autre. « L’existence de bornes de recharge n’est pas une garantie de poursuivre sereinement sa route. Si on peut affirmer que la majorité des bornes fonctionnent correctement, les aléas de disponibilité, de respect du stationnement réservé et de bon fonctionnement sont encore trop nombreux pour convaincre le moins rétif des automobilistes », résument à ce sujet les rédacteurs du document. A l’Avem, nous ne pouvons que souscrire à cette action et à la teneur de son contenu. Me concernant, d’ailleurs, ce n’est que depuis cet été 2018 que je me déplace régulièrement avec ma propre Citroën C-Zero pour les besoins de la rédaction.

Cohésion au niveau national

« Le développement de masse de la voiture électrique nécessite des politiques publiques bien plus vigoureuses et méthodiques que celles mises en œuvre jusqu’à présent. Il est temps ‘de mettre les Watt’, de constater que beaucoup a été fait, - installation de bornes, interopérabilité des systèmes d’accès et de paiement -, mais sans ligne directrice et surtout sans préoccupation d’aménagement du territoire », plaident le groupement d’associations pour le développement de la mobilité électrique. En plus d’un « maillage équilibré en points de recharge partout sur notre territoire, selon les besoins de performance et de moindre impact sur le réseau de distribution », les signataires de la tribune rappellent que « c’est tout un écosystème de la recharge de proximité qui doit être créé au profit d’une population qui ne bénéficie pas d’un garage privatif ».

Des questions qui appellent des réponses rapides

« Pourquoi faut-il attendre la réunion d’une assemblée générale de copropriétaires pour pouvoir enfin engager des travaux de pose d’une prise ? Pourquoi la règle de pré-équipement en fourreaux et sous comptage dans les parkings n’est-elle pas complétée d’une obligation de pose de prises de recharge ? Pourquoi, et en dépit d’une expérience très concluante, n’est-il toujours pas possible de relier un point de charge sur un mât d’éclairage public, alors qu’à Londres et Amsterdam ces systèmes sont déjà proposés ? », demandent les 8 associations. Mais la question qui semble le mieux résumer les inquiétudes et espoirs des automobilistes prêts à devenir ou déjà devenus électromobiliens est celle-ci : « Les grands acteurs de la mobilité électrique sont-ils vraiment à l’écoute de la demande des usagers ? ». La balle est dans le camp du gouvernement !


Lien

Tribune de l’ACOze





Pour plus d'information

ACOze
2bis rue du Général De Gaulle
67230 KERTZFELD

zeroemission@acoze.fr
http://www.acoze.fr
L'AME 66
78 Avenue de l'aérodrome
66000 PERPIGNAN

Tel : 06 72 10 87 75

bobmorand@orange.fr
http://lame66.org
Leaf France Café
41 rue Alfred Poizat
38550 LE PEAGE DE ROUSSILLON

Tel : 04 74 29 85 08

contact@leaffrancecafe
http://leaffrancecafe.fr

Mots clés : voiture | électrique | tribune | gouvernement | ACOze | borne | recharge | mobilité | véhicule
Catégories : Voiture électrique | Aides financières | Borne de recharge |

Commentaires

Posté le 25-09-2018 à 09:03:19 par ZoéT

J’addhère...

Posté le 25-09-2018 à 09:42:47 par Pascal

Plein accord.
C’est bien que les différentes associations et clubs de propriétaires de véhicules électriques partagent une approche commune.
Il est grand temps que l’éco système se mette en ordre de marche, il faut passer à l’étape de la massification du VE et surtout l’organiser.

Posté le 25-09-2018 à 12:38:42 par VTTAE74

Cette caisse des bonus-malus, elle n’est pas vide en ce moment ?

Posté le 25-09-2018 à 17:29:14 par Vérité

Le VE engendre une émission monstrueuse de GES à sa fabrication et il émet des particules d’abrasion.
Donc il n’est pas la réponse pour atteindre :
1– la neutralité carbone,
2– les seuils OMS en terme de pollution.
Pour le 1, T E et Greenpeace confirment ce point.

C’est à ce titre que sur ce même site dans le fil "L’ADEME, l’éclaireur de la puissance publique sur les transports", cette dernière indique :
« La puissance publique n’a pas pour vocation de mailler l’ensemble du territoire avec des bornes de recharge tous les cent mètres. Avec l’objectif d’un point de charge pour 3 000 habitants, elle a introduit un maillage de base qu’il faudra encore améliorer mais qui existe »
« D’autre part, il ne faut pas se focaliser sur le carburant mais posons-nous la question de savoir comment pouvons-nous mobiliser les gens, à travers des applications et des outils, pour arrêter de voir une seule personne dans une voiture. » Ce n’est pas un hasard sur le Plan Climat Air Energie du Grand Paris "L’abrasion : une source de particules importante [...] Ce gisement n’est quasiment pas sensible à l’amélioration des technologies de véhicules motorisés, et sa réduction passe donc obligatoirement par une réduction des déplacements motorisés."
Donc ce n’est pas les watts qu’il faut mettre mais réduire la voilure et changer de mode de vie.
Toujours les mêmes erreurs, ceux qui nous ont emmené dans le mur continuent à se fourvoyer dans leur impasse.

Posté le 25-09-2018 à 21:52:38 par electronlibre

"Le VE engendre une émission monstrueuse de GES à sa fabrication ..."
Cela n’a aucune importance: quel que soit le taux de "GES", cela n’a aucune influence sur la température dans l’atmosphère, ni sur le climat, celui-ci variant de façon totalement naturel depuis des millénaires...
Par contre la pollution de l’environnement n’est absolument pas naturelle, pour lutter contre il ne suffit pas de changer de mode de vie, il faut aussi changer de modèle économique: la croissance -religion de la plupart des économistes- nous mène droit dans le précipice.
Peu de personnes disent tout haut qu’il faut la décroissance, tant économique que démographique: pour diminuer la pollution, il faut diminuer le nombre de pollueurs...

Posté le 26-09-2018 à 08:23:52 par Vérité

@electronlibre
Si cela a de l’importance parce que des émissions de CO2 implique forcément des émissions de pollutions. Personne n’aurait l’idée de contredire que la combustion d’un litre de gazole émet de la pollution. La caractérisation de la pollution émise par les émissions de CO2 est donc bonne.
In fine une émission monstrueuse de CO2 à la fabrication implique bien une pollution énorme.
Et c’est bien cette pollution qu’il faut combattre comme vous le confirmez.
Atteindre la neutralité carbone implique bien la réduction de la pollution que vous appelez de vos vœux.
Donc quand T E et Greenpeace confirment que remplacer toutes les voitures par des VE ne permettra pas d’atteindre la neutralité carbone, in fine, grâce à vous, ils confirment que cela ne permettra pas d’atteindre les seuils OMS sur la pollution.

Posté le 26-09-2018 à 10:02:14 par alainrvt

Verité: comment réalisez vous vos déplacements grandes distances ( au-delà de 5km) ?
Vous serez obligé d’avoir ou de partager ( entièrement d’accord sur ce point)un véhicule, et autant que possible un moyen qui ne pollue pas dans son espace de mouvement ( pollution olfactive et sonore). On nous rabat la question du CO2, mais il n’y a pas que ça : allez vivre dans les banlieues proches des grands axes et écoutez ! Alors, oui, il y a une pollution de base, mais localisée, cela est valable pour TOUS les produits de consommation, y compris l’être humain quand il expire et qu’il p......!

Posté le 26-09-2018 à 10:30:59 par Vérité

@alainrvt
"vos déplacements grandes distances ( au-delà de 5km)" ouh là, 5 km mais je fais cela régulièrement à pied. Ce qui est jouissif c’est quand ceux comme vous qui considèrent cela comme une grande distance se retrouvent bloqués dans les bouchons et que je vais plus vite qu’eux.
Ce n’est pas crédible de dire que 5 km c’est une grande distance. Jusqu’à 20 km on est dans le domaine de pertinence du vélo - de 1,2 à 6 km, il est systématiquement plus rapide de faire le déplacement à vélo. Moins de 1,2 km c’est la marche à pied le plus rapide. Mon horizon quotidien est bien dans un périmètre de moins de 6 km donc pas besoin de voiture.
Apparemment vous faites partie des 58 % de français qui reconnaissent qu’ils prennent une voiture pour faire moins d’1 km (étude INSEE).

"allez vivre dans les banlieues proches des grands axes et écoutez !" et je vous réponds qu’au délà de 30 km/h le VE n’apporte strictement rien en terme de bruit et de toute façon il n’est pas zéro émission (il émet bien des particules d’abrasion). Donc allez vivre en ville le long d’une rue et écoutez et regardez régulièrement vos fenêtres, vos volets, vos bouches d’aération, vous comprendrez ce que vous faites subir aux riverains avec vos déplacements de grandes distances de 5 km en voiture.
On comprend maintenant votre lobby auprès du gouvernement pour défendre votre petit confort (pour rester gentil).

Posté le 26-09-2018 à 12:37:21 par Positron

2 points importants à mon sens: intégrer le cout de la maintenance h24 7/7 des bornes, notamment sur les bornes rapides DC: intervention sous 1 heure... Et revoir l’abondance des bornes 22 kW versus le peu de véhicules qui supportent le triphasé AC... Soit il faut imposer le chargeur 22 kW dans les véhicules (mais je ne vois pas trop comment), soit aller vers un mix 22 kW et 7 kW, avec beaucoup beaucoup de 7 kW dans les zones résidentielles...

Posté le 26-09-2018 à 14:29:47 par Christophe

Ce midi je suis allé déjeuner avec ma compagne.
En attendant le bus je me suis livré à un décompte du nombre de voitures avec une seule personne à bord : 94 %. Les 6 % restants n’avaient que 2 personnes à bord ! Plus de 80 % avaient leur système de dépollution non en température (odeur caractéristique) donc avaient couvert moins de 3 km.
Voilà comment la ville se retrouve régulièrement en dépassement des seuils de pollution et que le préfet a établi un Plan de Protection de l’Atmosphère.
Le même préfet a aussi établi une carte des infrastructures bruyantes et celle où se trouve l’arrêt est en 3ème catégorie avec une largeur de 100 m impactée par le bruit de part et d’autre de l’avenue.

Le même préfet pourrait prendre un arrêté imposant à la communauté d’agglo de respecter l’article D224-15-4 du Code de l’Environnement l’obligeant à investir dans des bus à faibles émissions.

On marche sur la tête en effet le simple remplacement des voitures par des voitures dites à faibles émissions va faire augmenter la pollution aux particules et l’imposition de bus à faibles émissions va dégrader le service faute de budget.
Par contre, développer le service de bus (même avec des bus diesel) et imposer aux automobilistes de laisser leurs voitures dans des parcs relais permettra bien de réduire la pollution et de rendre caduc l’existence même du PPA (qui aurait pour effet de ne plus permettre au préfet d’imposer des bus à faibles émissions).

Heureusement les représentants de l’Etat sont de plus en plus conscients des manquements dans les analyses faites jusqu’à maintenant.

Posté le 26-09-2018 à 15:14:13 par Bérangère Piot

Le nombre de voiture avec une seule personne dedans est majoritaire en général. A savoir aussi qu’à l’heure du déjeuner et à d’autres, certaines voitures n’auront qu’une seule personne dans un sens et plusieurs dans l’autre, notamment pour chercher les enfants à l’école. Et souvent, on prend les les enfants des voisins.

Posté le 26-09-2018 à 16:07:55 par Christophe

Là les enfants de l’école à côté de l’arrêt de bus étaient avec moi à l’arrêt et ensuite dans le bus.
Le bus étaient donc plein avec beaucoup plus de passagers debout qu’assis.
Les voitures dans l’autre sens n’étaient pas plus pleines, par contre le bus dans l’autre sens était bien plein lui-aussi (il passe 1 à 2 minutes avant).
Peut-être que leurs parents ont enfin compris qu’en les emmenant à l’école en voiture ils participaient à la pollution qui a une incidence sur les capacités cognitives de leur progéniture et qu’à ce titre il valait mieux qu’ils prennent le bus qui lui pollue largement moins même si diesel (c’était un bus Euro VI de 11,25 t de masse à vide).

Posté le 26-09-2018 à 16:46:51 par Pascal

Je suis triste de constater que certains d’entre vous ont définitivement rangé le véhicule électrique au rang des erreurs de l’histoire.
Qu’il ne soit pas parfait et comporte bien des faiblesses qui n’apportent pas des solutions radicales aux problèmes environnementaux, moi je le reconnais. J’accepte volontiers les discussions sur le vrai bilan carbone, le mix énergétique, l’usure des pneumatiques.
Mais peut on pour autant tout jeter à la poubelle. Si seulement cela améliore - un peu - la vie des citadins (non je n’admets pas qu’on dise qu’ils sont aussi bruyants que les thermiques à moins de 50 km/h) alors je dis banco. J’ai découvert le VE il y a 5 ans et je n’y renoncerai pas. Conduite plus douce et plus respectueuse des autres usagers dits fragiles, ça compte aussi.

Et espérer que la décroissance ou le bannissement de l’autosolisme se fera d’un coup de baguette magique pour régler tous nos problèmes c’est nous promettre un régime digne des khmers rouges qui, effectivement, nous l’imposera.
Autre question à Vérité ? vous vous déplacez au delà de 5 km ? de 10, de 100 km ? comment faites vous ? Alainrvt vous a interrogé vous ne lui avez pas répondu.

Posté le 26-09-2018 à 15:55:33 par electronlibre

@Vérité
"La caractérisation de la pollution émise par les émissions de CO2 est donc bonne."
Absolument pas, le CO2 ne peut pas être considéré comme un polluant -même à un taux de 400 ppm- puisque nécessaire à la vie.
Dirait-on de l’eau issue de la combustion de l’hydrogène avec l’oxygène dans une PAC est une pollution?
La "neutralité carbone" ne sera jamais atteinte car on ne sait pas où placer le curseur...

Posté le 26-09-2018 à 18:39:50 par Vérité

@Pascal
"Jusqu’à 20 km on est dans le domaine de pertinence du vélo" j’ai bien répondu pour des déplacements jusqu’à 20 km.
"Mon horizon quotidien est bien dans un périmètre de moins de 6 km donc pas besoin de voiture." Partant de ce constat et du fait que le train est le moyen le plus pertinent vous avez aussi la réponse au-delà de 20 km et en plus on peut mettre le vélo dans le train.

"je vous réponds qu’au délà de 30 km/h le VE n’apporte strictement rien en terme de bruit" donc à 50 km/h "ils sont aussi bruyants que les thermiques".

La décroissance et le bannissement de l’autosolisme ne pourront se faire tant que des gens répandront des fausses informations pour continuer comme si de rien n’était, ce que l’on appelle des lobbys. Par contre n’ayez crainte, ce sera Dame Nature qui va vous l’imposer et beaucoup plus tôt que ce que vous pensez.

@electronlibre
Les activités polluantes émettent du CO2 et d’autres polluants. On sait bien caractériser cette émission de CO2 beaucoup moins les autres polluants. Se baser sur cette émission de CO2 pour caractériser la pollution émise par une activité est une bonne méthode.
Pour la neutralité carbone, le curseur est facile à placer : à 0.

Posté le 26-09-2018 à 23:35:27 par electronlibre

@Vérité
"Pour la neutralité carbone, le curseur est facile à placer : à 0. "
Donc tous les êtres vivant doivent arrêter de respirer?...

Les émissions de CO2 sont majoritairement d’origine naturelles, la nature participe-t-elle à la pollution de la nature? Ou bien Est-ce là qu’il faut placer le curseur? Placer la curseur à 0 n’a pas de signification si on a pas de référence...

Posté le 27-09-2018 à 08:21:17 par Christophe

@electronlibre
Quand on parle de neutralité carbone, c’est par rapport au CO2 fossile, pour faire court le CO2 biogénique est exclu.
J’ai du mal à croire que le carbone stocké il y a des millions d’années relâché dans un temps très court dans l’atmosphère est sans incidence sur celle-ci. Il est bien prouvé que la concentration en CO2 augmente depuis la révolution industrielle comme il est bien prouvé que le CO2 a une action d’effet de serre.

Posté le 27-09-2018 à 11:14:02 par nouh

Ce qui gène le développement de la mise en place de bornes"public" c’est avant tout la vétusté du réseau de distribution de l’électricité, la vétusté de notre production, majoritairement nucléaire nécessitant une remise à niveau couteuse mais nécessaire pour la sécurité de la France mais aussi de nos voisins. Mais pour ces travaux couteux, Enedis, EDF et l’état n’ont pas l’argent pour une simple raison, c’est que le prix du kW d’électricité n’est pas vendu depuis plus de 50 ans à son juste prix.
En conséquences, 22 kW pour 4 places de parking sur 10 parking, nous nous retrouvons avec 880 kW, soit environ 100 branchements de logement de particuliers. Et ces bornes, aux heures de pointent vont perturber le réseau et en hiver le faire disjoncter et mon exemple est sous-estimé.
De plus, les voitures électriques étant déjà vendues plus chères que leurs homologues thermiques, si demain et il le faudrait, le prix du kW de recharge pour VE devait augmenter, l’attractivité des VE serait largement affaiblie et seul son avantage écologique immédiat mais dépendant de la source d’énergie, serait son avantage.
La belle solution de la VE dépend encore une fois et toujours de sa dépendance à source qui nécessite une distribution, un maillage, bref une infrastructure lourde que le réseau de distribution actuel ne pourra pas absorbé sans gros travaux et dire le contraire est un mensonge.
Autre point, abordé dans une article précédent, il est plus facile de mettre en place chez le particulier en zones pavillonnaires les bornes de recharge à condition que le réseau suffise bien évidemment. Mais là, on se heurte à plusieurs dilemmes. Pour des raisons d’occupation du territoire , il faut densifier les villes et donc réduire les zones pavillonnaires, mais pour l’électricité propre et les VE, il est plus facile de mettre en place des panneaux solaires et une borne dans un pavillon qu’à Paris ou à Lyon dans un arrondissement fortement urbanisé et pas toujours adapté pour garer une automobile.
L’on voit qu’affirmer que la VE est facile à développer et que son retard dépend que d’une décision de l’état n’est pas vrai.
Pour passer de l’essence au diésel, seul les pompes étaient à changer même si le raffinage ne suffisait pas au début...
Donc, pour finir, si l’on veut sauver notre planète, et c’est le plus important, non!!, il va falloir que les générations actives et en retraites actuelles acceptent de revenir à une mobilité partagé et non à une mobilité personnelle que notre monde de la finance, de la technique, politique n’a pas su à temps faire évoluer vers moins de croissance et moins de gâchis des ressources primaires de notre planète. Mais il est trop tard pour tergiverser!!!
Tout le reste n’est que fumisterie et n’empêchera pas le réchauffement climatique et encore moins la pollution mondiale qui ne s’arrête pas aux frontières!!!

Posté le 27-09-2018 à 16:34:00 par electronlibre

@Christophe
"Quand on parle de neutralité carbone, c’est par rapport au CO2 fossile, pour faire court le CO2 biogénique est exclu."
Là est l’erreur, car il y a aussi actuellement une augmentation du CO2 "biogénique"(conséquence d’une période de réchauffement)supérieur à la production de CO2 "fossile", qui est à l’origine aussi du carbone "biogénique".

"J’ai du mal à croire que le carbone stocké il y a des millions d’années relâché dans un temps très court dans l’atmosphère est sans incidence sur celle-ci."
Et pourtant c’est bien le cas...

"Il est bien prouvé que la concentration en CO2 augmente depuis la révolution industrielle..."
Je valide l’affirmation; par contre:
"...comme il est bien prouvé que le CO2 a une action d’effet de serre. "
Absolument pas; voici ce qu’ont publié deux physiciens allemands dans la revue International Journal of Modern Physics en décembre 2009: "Il n’existe aucune démonstration scientifique de la réalité de l’effet de serre du CO2 dans l’atmosphère", pour la simple raison que "le deuxième principe de la thermodynamique n’est pas respecté".
L’étude de 2 physiciens souligne qu’il n’y a pas de lois physiques communes entre l’échauffement dans une serre et l’effet de serre atmosphérique fictif; que la différence de 33°C "hors effet de serre" souvent mentionnée est un nombre sans signification et calculé de manière erronée...

Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les lois de la physique; faut-il les remettre en doute?

Posté le 27-09-2018 à 18:25:22 par Christophe

@electronlibre
"il y a aussi actuellement une augmentation du CO2 "biogénique"(conséquence d’une période de réchauffement)" Donc d’un côté il y a réchauffement qui entraîne des émissions de CO2 biogénique.
Mais de l’autre vous dites que le CO2 est sans conséquence.
D’où vient donc le réchauffement à l’origine du dégazage de CO2 biogénique ?
Combien de scientifiques disent le contraire de ces deux scientifiques dans un écrit de 2009 ?
Compte-tenu de la méthode d’élaboration de nombres de lois de la physique, elles ne demandent qu’à être contredites par un raisonnement intégrant d’autres paramètres. Nombres sont d’ailleurs démenties avec les progrès en calculs notamment en astrophysique.

Posté le 27-09-2018 à 21:35:00 par electronlibre

@Christophe
"D’où vient donc le réchauffement à l’origine du dégazage de CO2 biogénique ?"
C’est un cycle naturel comme toutes variations en hausse ou en baisse des températures. Donc oui le CO2 est sans conséquences...

"Combien de scientifiques disent le contraire de ces deux scientifiques dans un écrit de 2009 ?"
Et combien de scientifiques confirment leur travail?

"Compte-tenu de la méthode d’élaboration de nombres de lois de la physique, elles ne demandent qu’à être contredites par un raisonnement intégrant d’autres paramètres."
C’est ainsi que l’hypothèse de l’effet de serre à été invalidée en 1909 par W. Wood: il a reproduit l’expérience de S. Arrhenius avec une vitre dans un matériau transparent aux infrarouges et constatât la même augmentation de température alors que plus rien ne bloque les infrarouges. La serre s’échauffe donc par convection parce que le système est fermé. L’atmosphère n’étant pas un système fermé, il peut y avoir d’analogie.
L’hypothèse d’Arrhenius sur la capacité des "GES" à piéger partiellement les IR émis à la surface terrestre, est malgré tout le fondement de l’effet de serre atmosphérique.

"Nombres sont d’ailleurs démenties avec les progrès en calculs notamment en astrophysique."
Benoît Rittaud, mathématicien à Paris 13(et président de l’Association des climato-réalistes), démonte la fiabilité des modèles climatiques; vous en faut il d’autres?
Le bizness du carbone permet à certains de se faire du pognon; beaucoup, beaucoup de pognon...

Posté le 27-09-2018 à 22:27:41 par electronlibre

Rectification: L’atmosphère n’étant pas un système fermé, il NE peut y avoir d’analogie.

Posté le 28-09-2018 à 09:14:58 par Vérité

@electronlibre
"Le bizness du carbone permet à certains de se faire du pognon; beaucoup, beaucoup de pognon..." oui et plus particulièrement celui de la combustion du carbone fossile qui produit du CO2 et de la pollution.
Tendre vers la neutralité carbone résout bien le problème de la pollution, ce que vous souhaitez.
Alors ne regardez pas le CO2 si cela vous chante mais regardez bien la pollution évitée en atteignant la neutralité carbone sur le carbone fossile.

Posté le 28-09-2018 à 09:24:19 par electronlibre

@Vérité
J’aurais dû être plus précis: je parlais du bizness engendré par la taxe carbone, mise en place pour réduire les émissions de CO2.
"Tendre vers la neutralité carbone résout bien le problème de la pollution, ce que vous souhaitez."
Pas forcément: On met en avant le chauffage au bois parce que ces émissions de CO2 sont neutres, mais on parle pas trop des émissions de particules de la combustion du bois.
Autre exemple: sur ce site, il est souvent fait remarqué que le freinage engendre plus de particules que la combustion de carburant, hors le freinage n’émet de CO2 qu’à la fabrication et donc certainement proche de la neutralité.
Je ne pense pas que l’on puisse atteindre cette fumeuse neutralité carbone...
Les efforts doivent se concentrer sur les vrais polluants comme les particules et particulièrement les plus fines.

Posté le 28-09-2018 à 10:00:32 par Vérité

@electronlibre
"il est souvent fait remarqué que le freinage engendre plus de particules que la combustion de carburant" et "Les efforts doivent se concentrer sur les vrais polluants comme les particules et particulièrement les plus fines. "
Il faut donc tendre vers le zéro voiture. C’est bien ce que dit Greenpeace donc le débat est clos.

Posté le 28-09-2018 à 20:33:42 par electronlibre

@Vérité
"Il faut donc tendre vers le zéro voiture"
Précisons tout de même: dans les centres urbains; et oui le débat est clos...

Posté le 29-09-2018 à 11:56:10 par Vérité

@electronlibre
Non pas seulement dans les centres urbains, la pollution est encore plus importante le long des grands axes.

Posté le 29-09-2018 à 22:00:06 par electronlibre

@Vérité
Où situez vous les grands axes?
Parce qu’à part les périphériques et rocades qui encerclent certaines villes -qui ont engendrés les banlieues- assez importantes, les grands axes desservent les villes en traversant la campagne. Si le trafique est assez dense sur ces axes, la pollution émise par chaque véhicule est moindre, la vitesse étant stabilisée(trafique fluide la majorité du temps)et les moteurs chauds(dépollution optimisée).
Même si la pollution y est plus importante(une étude à l’appui?), le vent la disperse très vite, devenant moins préoccupante...

Posté le 30-09-2018 à 09:08:58 par Vérité

@electronlibre
Les rocades, les périphériques, les boulevards, les avenues, les voies desservant les écoles, etc.
Donc pas seulement les centres urbains.

Posté le 30-09-2018 à 20:07:33 par electronlibre

@Vérité
"Les rocades, les périphériques, les boulevards, les avenues, les voies desservant les écoles, etc."
Pour moi, toutes ces voies font partie intégrante des centres urbains, à ne pas confondre avec les centres villes. Un grand centre urbain peut être l’agglomération de plusieurs communes urbanisées, au point de ne plus savoir à quel endroit on quitte une commune pour passer à une autre...
Donc je réitère: réduisons la place de la voiture, mais dans les centres urbains, là où sa densité et les conditions d’utilisation sont le plus néfaste.



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