Ce n’est pas une nouveauté et ça ne surprendra pas grand monde : en 2026, la recharge reste le frein principal à l’adoption de la voiture électrique pour ceux qui résident en immeuble. C’est ce que confirme une enquête de l’Ifop commanditée par Logivolt : « L’habitat collectif concentre une part importante du potentiel de développement de l’électrique, sans disposer encore d’un niveau d’équipement à la hauteur des besoins ».
Filiale de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts), Logivolt joue le rôle de « tiers-investisseur de référence dédié au déploiement de la recharge de véhicules électriques dans l’habitat collectif ». Pour cela, cette entreprise créée en 2021 a levé cette année 300 millions d’euros, affichant clairement sa volonté de supprimer le frein de la recharge à domicile. Un frein toujours puissant aujourd’hui, comme le montre à nouveau l’étude qui vient d’être réalisée pour Logivolt par l’Ifop.
« Pour que l’électrique devienne une solution de mobilité accessible à tous, la recharge doit s’adapter à tous les modes d’habitat. En immeuble, elle doit pouvoir être anticipée avant l’achat et s’intégrer naturellement au quotidien. C’est précisément le rôle d’une infrastructure collective, évolutive et accessible individuellement : lever les incertitudes et rendre l’usage de l’électrique simple, fiable et prévisible », explique Pierre Eymard.
Pour le directeur général de Logivolt, « la transition ne se joue donc pas uniquement dans l’offre automobile, mais aussi dans les parkings des immeubles, où se trouvent les conditions concrètes du passage à l’acte ». Le besoin est particulièrement élevé, puisque l’étude montre que, « en habitat collectif, la recharge devient le dernier verrou du passage à l’électrique pour 8 intentionnistes sur 10 ».
De façon générale, en 2026, les automobilistes ressentent moins de blocages envers l’électrique. Tout simplement parce que les VE sont de plus en plus présents dans la circulation, y compris sur les autoroutes des vacances. Mais au pied des grands immeubles, les voitures électriques se font rares.
Pourtant, selon l’enquête de l’Ifop, « 58 % des Français vivant en habitat collectif déclarent avoir une bonne image du véhicule 100 % électrique, contre 74 % pour l’hybride rechargeable ». Mais seulement 18 % disposent aujourd’hui d’une solution de recharge personnelle et/ou sur place. C’est pourquoi « 80 % des répondants estiment qu’il est plus facile d’utiliser un véhicule électrique lorsqu’on vit en maison individuelle plutôt qu’en habitat collectif ».
Pour les rédacteurs de l’étude, les choses sont claires : « En habitat collectif, le sujet n’est donc plus seulement de convaincre les Français de l’intérêt de l’électrique. Il est de leur permettre de savoir où, quand et comment ils pourront recharger leur véhicule au quotidien ».
Beaucoup d’autres freins ont été cités par les personnes interrogées, dont la plupart trahissent un manque évident d’informations et de références concernant les voitures électriques. Ainsi le coût du véhicule, le manque d’autonomie et la durée de vie de la batterie ont respectivement été mis en avant par 58, 42 et 36 % des répondants.
Ce sont ensuite des craintes liées à la recharge qui ont été évoquées. De la même manière, 34 % du panel a indiqué le temps nécessaire pour régénérer les batteries, 33 % l’absence de solution pour brancher le véhicule à domicile, et 30 % le manque de praticité des bornes en libre-service : « Au total, 67 % des répondants citent au moins un frein directement lié aux bornes ou au temps de recharge. Ce chiffre atteint 73 % lorsque sont également pris en compte le coût de la recharge ».
Les rédacteurs de l’étude soulignent que « la question de la recharge intervient très tôt dans le parcours d’achat : 53 % des intentionnistes y pensent avant même d’envisager l’achat du véhicule, 40 % l’intègrent au moment du choix du modèle ».
Pour 88 % des intentionnistes, « une solution de recharge facilement accessible, proche de leur logement, disponible et proposée à un coût attractif les inciterait à acquérir un véhicule électrique ou hybride rechargeable ». Et cette possibilité pourrait convaincre aussi 41 % des personnes qui n’envisagent pas encore de passer à la mobilité branchée.
« La recharge ne constitue donc pas nécessairement le premier déclencheur de l’intérêt pour l’électrique. En revanche, elle devient un levier de conversion, au moment où une opinion favorable doit se traduire par une décision d’achat, puis par un usage concret », traduisent les rédacteurs de l’étude.
Pour pouvoir faire le plein d’énergie, les utilisateurs ou intentionnistes envisagent le plus souvent des solutions en dehors de la collectivité, avec des bornes : situées près du domicile (46%) ; croisées lors des déplacements ou sur les parkings publics (33%) ; à disposition sur le lieu de travail (30%).
Ce qui ne se ferait pas sans quelques contraintes, comme « le nombre de bornes disponibles, les pannes, l’occupation des places par des véhicules thermiques et la lisibilité des tarifs, des applications et des moyens de paiement ». Ceci impliquant plus ou moins de « rechercher une borne, vérifier sa disponibilité, anticiper le temps nécessaire et adapter son trajet ».
Seulement 28 % des utilisateurs ou intentionnistes imaginent des bornes individuelles et 26 % du matériel partagé au sein du parking au pied de leur immeuble. Ce sont pourtant les meilleures solutions pour des routines quotidiennes réduisant par exemple « la dépendance au réseau public, la crainte de ne pas trouver de borne et la charge mentale liée à l’organisation des trajets ».
Si ces possibilités semblent difficilement envisageables, c’est en raison de trois craintes principales : le coût d’installation (49 % des répondants), la nécessité d’obtenir l’accord de la copropriété (36 %), et les contraintes techniques (34 %). Pourtant, « parmi les personnes disposant d’un parking non équipé, 46 % se déclarent intéressées par l’installation d’une solution de recharge, et cette proportion atteint 73 % chez les intentionnistes ».
Au final, cette étude justifie pleinement les actions menées par Logivolt puisque « le principe d’une offre de recharge collective proposée dans les immeubles, avec la possibilité pour chaque résident intéressé d’y souscrire individuellement, recueille 72 % d’avis favorables. Cette proportion atteint même 89 % chez les intentionnistes et 79 % chez les personnes déjà équipées ».
En outre, ce scénario permet au gestionnaire de l’immeuble « d’anticiper l’évolution des usages et de disposer d’une infrastructure évolutive, tout en laissant la liberté à chacun de se raccorder selon ses besoins, et à son rythme ».
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Constructeurs, importateurs, collectivités, entreprises ou particuliers, rejoignez-nous et bénéficiez des nombreux avantages accordés à nos membres.
Vous souhaitez rester au courant des dernières nouveautés et recevoir une notification dès qu'un article est publié, inscrivez-vous à notre newsletter !