Dans sa lettre Autofocus numéro 126 de novembre 2026, téléchargeable gratuitement, l’ANFA fait en particulier le point sur les certifications dédiées à l’électrification du parc. Un focus est également effectué concernant la promotion 2025 des techniciens experts en après-vente automobile.
Chargée de mettre en œuvre la politique de formation professionnelle pour les services de l’automobile, du camion, du cycle, de la motocycle et du contrôle technique, l’ANFA (Association nationale pour la formation automobile) rend compte d’un taux de réussite de 75 % concernant la session 2025 de la formation en alternance des techniciens experts en après-vente automobile (TEAVA).
Cette voie est adaptée aux véhicules électriques. Son programme est consacré aussi bien au contrôle et à la remise en état des systèmes d’injection et de dépollution des moteurs diesel et à essence, qu’au diagnostic et à la maintenance des véhicules électriques et hybrides.
Sur les 822 inscrits au départ l’année dernière, 659 candidats ont été présentés à l’examen et 494 sont devenus titulaires. Parmi ces derniers, 95 % ont déjà été professionnellement insérés dans les mois qui ont suivi, avec une rémunération mensuelle brute moyenne de 2 272 euros, hors primes. Ils sont : 98 % à avoir été embauchés dans la branche, 94 % à bénéficier d’un CDI, et 82 % exercent le métier pour lequel ils ont été formés.
Les candidats étaient à 85 % de niveau BAC professionnel ou général. Concernant les autres provenances : CAP ou BEP (4 %), BTS ou DUT (10 %), et licence, master ou diplôme d’ingénieur (0,3 %). Ceux qui se sont exprimés sur la qualité de cette formation, ont été 57 % à la percevoir comme « Très satisfaisante » et 39 % « Plutôt satisfaisante ».
Lorsque cela a un sens, les formations intègrent une partie en rapport avec les VE. C’est par exemple le cas pour les certifications de la maintenance des véhicules légers qui abordent « la prévention aux risques électriques et met l’accent sur le volet écologique et la digitalisation d’une partie de l’activité ». Mais il existe aussi des certifications pleinement consacrées à l’électrification du parc.
C’est déjà le cas avec trois CQP (Certification de qualification professionnelle) dédiés à la maintenance et au démontage des batteries de traction des véhicules électriques. Enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) en décembre 2024, deux de ces formations concernent la maintenance. Il s’agit des CQP « Technicien de maintenance de batteries de véhicules électriques » et « Technicien expert de maintenance de batteries de véhicules électriques ».
Les candidats doivent en ressortir avec une liste impressionnante de compétences qui touchent à l’intégrité globale du véhicule, au contrôle du fonctionnement de la batterie, à la dépose et au remontage du pack, au diagnostic de tous les éléments, à la prévention des risquent électriques, au calibrage des modules, à la reprogrammation des calculateurs, etc.
Le troisième CQP est libellé « Technicien démonteur de batteries de véhicules électriques ». Ce démontage s’entend jusqu’à la séparation des divers éléments internes de la batterie. A partir de la lettre Autofocus de novembre 2026, il est possible de suivre des liens qui détaillent finement les caractéristiques de ces formations qui vont progressivement se déployer en France dès maintenant ou à partir de l’année prochaine.
Vont également se développer des certificats de compétences de branche (CCB). Il s’agit de formations qui ne sont pas toujours très longues. Pour exemple le CCB « Conseils en électromobilité » qui s’étale sur deux à quatre jours.
Après environ quinze ans de progression de l’électromobilité en France, nombre de nouveaux adoptants témoignent encore de l’inculture dans le domaine des interlocuteurs qu’ils ont rencontrés dans les concessions. C’est par exemple les vendeurs ou les personnes à l’accueil des services de SAV qui ne connaissent pas la différence entre les recharges AC et DC ni ne savent dire l’impact de l’hiver ou de la vitesse sur l’autonomie des voitures électriques.
Pour bien des automobilistes qui sont nouvellement passés au VE, cette impossibilité à communiquer des informations fiables a été la source de bien des déceptions.
Ce nouveau certificat de compétence qui a débuté en septembre dernier s’adresse à des professionnels en contact avec le public automobiliste ou de futurs conducteurs. Ainsi les agents de location, enseignants de la conduite, réparateurs, distributeurs, conseillers clients, techniciens après-vente, etc.
L’objectif annoncé par l’ANFA concernant cette formation est de « lever les réticences encore fréquentes des clients vis-à-vis du véhicule électrique (autonomie, coût, fiabilité, entretien) et les rassurer sur l’usage et la sécurité de la recharge ».
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