Ce mardi 30 juin 2026 marque le démarrage du programme CEE E-Trans destiné aux engins de chantier électriques. Une aide attendue des professionnels d’un secteur qui tarde à passer le cap de l’électrique.
Les engins de chantier, incluant les engins mobiles non routiers (EMNR), sont une source majeure d’émissions polluantes (particules fines, NOₓ, GES) et de nuisances sonores, surtout en zones urbaines sensibles. Selon l’ADEME, le secteur a émis 6,1 MtCO₂e en 2021, un niveau comparable à une part notable du parc routier français.
L’électrification des engins de chantier apparaît comme un levier stratégique pour réduire ces émissions, améliorer les conditions de travail et répondre aux exigences environnementales des marchés publics et privés, dans le cadre de la Stratégie nationale bas-carbone et du plan d’électrification national.
Cependant, cette transition reste freinée par le coût élevé des engins électriques, une offre encore limitée et des contraintes de recharge sur les chantiers, notamment isolés. Le dispositif vise donc à soutenir à la fois l’achat d’engins électriques et le déploiement d’infrastructures de recharge adaptées, y compris mobiles.
Trois types de projets sont attendus :
Engins de chantier :
Sont éligibles les engins mobiles non routiers automoteurs, neufs ou rétrofités conformément à la réglementation en vigueur, fonctionnant exclusivement à l’électricité par batterie, et destinés à un usage dans le cadre d’activités de chantier.
Sont également exclus, sauf lorsqu’ils sont dans une configuration tout-terrain, les chariots élévateurs, les nacelles élévatrices et les nacelles ciseaux.
L’assemblage final de l’engin, ou l’opération de rétrofit le cas échéant, doit être réalisé au sein de l’Espace économique européen (EEE). Le pack batterie doit également avoir fait l’objet d’un assemblage final au sein de l’EEE, à l’exception des nacelles tout-terrain. Le système de gestion de la batterie (BMS) doit être conçu ou produit au sein de l’EEE, à l’exception des nacelles tout-terrain. Dans le cas d’engins neufs, le constructeur doit par ailleurs disposer d’une activité de recherche et développement (R&D) implantée dans l’EEE.
Un même engin ne peut faire l’objet que d’une seule aide au titre du présent dispositif et ne peut pas être cédé par le bénéficiaire pendant une durée de trente-six (36) mois à compter de sa mise en service, et dans le respect des délais prévus par les Règles générales de l’ADEME.
Infrastructures de recharge :
Sont éligibles les infrastructures de recharge fixes et mobiles ainsi que les unités de charge mobile à batterie, neuves, non ouvertes au public, destinées à la recharge d’engins de chantier fonctionnant exclusivement à l’électricité par batterie.
L’assemblage final des infrastructures de recharge doit être réalisé au sein de l’Espace économique européen (EEE). Lorsque l’infrastructure comprend un pack batterie, l’assemblage final de ce pack batterie doit également être réalisé dans l’EEE. Les infrastructures disposant d’un pack batterie doivent par ailleurs être équipées d’un système de gestion de batterie (Battery Management System – BMS) conçu ou produit dans l’EEE.
Les infrastructures subventionnées dans le cadre du présent dispositif doivent demeurer opérationnelles et ne pas être cédées par le bénéficiaire pendant une durée de trente-six (36) mois à compter de leur mise en service, et dans le respect des délais prévus par les règles générales de l’ADEME.
Le dispositif est ouvert du 30 juin 2026 au 31 décembre 2026.
Toutes les informations sont à retrouvées sur le site dédié.
INFOS
ADEME
STM DVTD
06500 VALBONNE
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