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Flottes d’entreprise, un marché clé pour l’électrique Rédigé par Emmanuel Maumon le 22 Jan 2026 à 09:04 0 commentaires

Après une année 2024 déjà très compliquée, le marché automobile dans son ensemble a poursuivi sa chute en 2025. Avec 1 million 632 157 immatriculations, le recul a atteint 5% par rapport à 2024. Pourtant, dans ce marasme ambiant, les ventes de véhicules électriques ont progressé assez fortement (+12,5%). Un succès qu’elles doivent à l’attrait de certains modèles comme la R5 auprès des particuliers, mais aussi au marché d’entreprise. L’Arval Mobility Observatory vient de publier plusieurs documents permettant de bien appréhender l’impact des flottes d’entreprise. Sur ce marché aussi en régression, l’électrique a fortement progressé. Le Renault Scénic est le véhicule qui a le plus tiré parti de l’accélération de la transition énergétique des flottes. Par contre, les ventes de véhicules hybrides rechargeables ont nettement décliné. En fait, l’éco-score automobile a joué un rôle clé dans la politique d’acquisition des flottes d’entreprise en 2025.

L’électrique progresse fortement sur le marché entreprise

Tout comme le marché automobile dans son ensemble, celui des flottes d’entreprise a connu une année 2025 difficile. Les immatriculations ont régressé de 8,6%, avec un recul plus important des véhicules particuliers (-10,3%) que des utilitaires (-5,8%). Dans ce contexte peu favorable, la transition énergétique du parc des véhicules d’entreprise a connu une forte accélération. Un phénomène appuyé par une réglementation renforcée et une maturité grandissante des entreprises sur le sujet. Ainsi, les mises en circulation de véhicules 100% électriques ont progressé de 48,1%. Avec 135.995 unités, elles atteignent une part de marché de 18,8%, en hausse de 7,2 points par rapport à 2024. Sur le segment des véhicules particuliers, cette part de marché atteint même près de 24%. Cette forte progression de l’électrification des flottes a joué un rôle clé dans la hausse globale de l’électrique en 2025.

Les véhicules électriques les plus immatriculés par les entreprises

Si la Renault Clio reste la star des ventes aux entreprises, 2025 a vu la montée en puissance des SUV. Les Peugeot 3008 et Renault Symbioz décrochent respectivement les 2ème et 3ème places des véhicules les plus immatriculés en entreprise. Un autre SUV : le Renault Scénic, 100% électrique celui-ci, se hisse à la cinquième place du classement. Avec 9.760 mises en circulation, il domine nettement le Top 10 des véhicules électriques en entreprise. Renault classe deux autres modèles (la R5 et la Mégane) aux troisième et quatrième places avec 5.171 et 3.892 immatriculations. Tesla s’intercale en deuxième position avec 7.014 ventes aux entreprises pour le Model Y. Le BMW iX1 complète le Top 5 avec 3.782 exemplaires. Il devance la Peugeot e-208 et la Citroën ë.C3. Le Groupe Volkswagen réalise ensuite un tir groupé avec le Skoda Elroq, le Volkswagen ID.4 et la Cupra Born.

Le déclin des véhicules hybrides rechargeables

Contrairement aux véhicules 100% électriques, les hybrides rechargeables rencontrent de moins en moins de succès auprès des entreprises. Leur déclin s’est amplifié en 2025 avec des immatriculations qui ont chuté de 37,5%. Leur part dans le mix énergétique a perdu 2,6 points en un an et ne représente désormais plus que 6,6%. Après avoir d’abord été privés de bonus écologique, les hybrides rechargeables ont subi de plein fouet le malus au poids. Dans ce contexte, le Top 10 des véhicules hybrides rechargeables immatriculés en flottes se partage entre 7 marques, majoritairement étrangères. Le Tiguan 3 occupe la première place (5.125 unités) devant le Cupra Formentor (3.022) et la Volkswagen Golf 7 (2.563). A noter que sur ce segment en perte de vitesse, l’innovation technologique demeure un facteur décisif. Les dernières nouveautés ont ainsi complètement remplacées les modèles présents dans le Top 10 en 2024.

Le rôle clé de l’éco-score

Le verdissement spectaculaire des flottes d’entreprises n’est pas le fruit du hasard. Attribué aux véhicules électriques répondant à un certain nombre de critères environnementaux, l’éco-score automobile y a joué un rôle majeur. Il est désormais un critère décisif dans l’attribution de certaines aides et dans la modulation de dispositifs fiscaux. En l’espace de deux ans, l’éco-score a profondément réorienté les politiques automobiles des entreprises. Encore prudentes sur l’électrification en 2024, celles-ci ont fortement augmenté la cadence depuis le début de l’année 2025. Ainsi, la part des véhicules éco-scorés s’établit à 67,4%  des mises en circulation électriques en 2025. Elle n’était que de 50,7% pour l’année 2024. Les volumes de vente progressent aussi fortement : 72 160 véhicules éco-scorés en 2025 contre 35 239 en 2024. Le marché bascule donc progressivement vers un mix électrique où les modèles éco-scorés deviennent la norme.

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