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Progression des utilitaires et poids lourds électriques en août 2026 Rédigé par Philippe Schwoerer le 11 Sep 2026 à 06:00 0 commentaires

En plus des obligations et encouragements gouvernementaux, les utilitaires et poids lourds électriques (camions, autocars et autobus) commencent à séduire les professionnels français qui ont pu constater la progression des autonomies et des performances de recharge.

Même si les chiffres des immatriculations sont encore parfois très anecdotiques et loin des 36 159 voitures particulières électriques annoncées par Emmanuel il y a quelques jours pour août 2026, on peut y lire d’encourageantes progressions.

 

Utilitaires légers

Concernant les utilitaires jusqu’à un poids total roulant (PTR) de 3,5 tonnes, 15 781 unités, toutes énergies confondues, ont été immatriculées en août 2026, en baisse de 14,6 % par rapport à la même période de l’année dernière. Le retrait est cependant moins important (-4,7 %) concernant le cumul annuel : 224 569 véhicules.

La part de marché (PDM) des modèles électriques a tendance à s’élever. Pour un cumul de 27 672 unités, elle été de 12,4 %. Elle est de 13,9 % rien que pour le mois d’août crédité de 2 160 véhicules légers utilitaires électriques, en progression de 13,8 %.

La hausse en pourcentage a toutefois été plus importante pour les hybrides non rechargeables : + 32,4 % par rapport à août 2025, pour une PDM de 6,8 % et 1 054 unités. En cumul depuis le début de l’année 2026, c’est un peu moins impressionnant : + 21,1 %, PDM de 5,7 %, 12 638 unités.

C’est plus timide du côté des hybrides rechargeables, avec une PDM de 1,4 % en août pour 219 unités, en hausse de 5,3 %. Le cumul à l’année est pour cette motorisation de 2 464 véhicules, en hausse de 56,2 %, pour une PDM de 1,1 %.

L’important est que les immatriculations des utilitaires à essence et au gazole régressent. Ce qui a bien été le cas en août dernier, avec respectivement -28,7 et -20,5 % pour 1 059 et 11 025 unités, soit 6,8 et 70,9 % de PDM.

On remarque que le fléchissement du diesel est bien plus élevé que pour la période de janvier à fin août, où le recul n’était que de 9 %, avec une PDM de 75,6 % et 167 191 véhicules. Pour une PDM de 5,6 % et 12 365 unités, la baisse a été de 28,8 % pour l’essence sur la même période par rapport à l’année dernière.

 

Autres utilitaires

Concernant les utilitaires dont le PTR est compris entre 3,5 et 5,1 tonnes, deux seules motorisations étaient en concurrence. Le diesel arrive en avant, mais de peu, avec 927 unités (+15 %, PDM de 50,5 %) depuis le début de l’année et 123 (+39,8 %, PDM de 51,3 %) rien qu’en août 2026.

L’électrique s’en sort pas mal pour ces véhicules, avec 863 unités (+99,3 %, PDM de 47 %) à l’année et 116 (+157,8 %, PDM de 48,3 %) en août dernier. Pour ces utilitaires, on note en août dernier l’absence d’immatriculations pour les motorisations au GNV, pour une baisse de 77,3 % depuis janvier 2026.

 

Camions

Pour les camions, le diesel reste encore très majoritaire, profitant en particulier de l’important recul du B100 (-50,6 % en août, et -36,3 % depuis janvier 2026) et du GNV (-4,5 % en août, et -60,4 % depuis janvier). Sa part de marché est de 91,8% depuis le début de l’année pour 24 786 unités (-0,2 %), et de 92,7 % rien que pour le mois d’août où 1 466 véhicules ont été immatriculés (-8 %).

L’électrique pèse encore peu du côté des tracteurs routiers, porteurs et autres poids lourds hors autocars et autobus. Seulement 48 véhicules immatriculés en août, pour une PDM de 3 %, mais tout de même une progression de 60 %. Elle n’est que de 28,2 % sur la période de janvier à août 2026, pour 673 nouvelles immatriculations, avec une PDM de 2,5 %.

Le mois dernier, pas de modèles avec une motorisation à hydrogène, hybride rechargeable, hybride simple ou GPL, alors qu’on en comptait depuis le début de l’année respectivement 6, 2, 1 et 1 exemplaires. Ce qui montre que, même si les chiffres sont timides pour elle, la décarbonation du transport lourd prend de plus en plus la voie de l’électrique.

 

Autocars ou autobus

Du côtés des autocars et des autobus, dans le cadre de conversions des flottes déjà engagées, on a davantage de motorisations représentées. Ce qui explique que la part du diesel est bien moins importante que pour les camions. Depuis le début de l’année, elle est de 65,1 % avec 3 008 immatriculations, en hausse de 14,9 %. La tendance s’est inversée à la baisse (-18,2 %) en août 2026, avec 413 unités et une PDM à 69,8 %.

Sur le même mois, l’électrique a été l’alternative la plus représentée (72 immatriculations, en hausse de 35,8 %, PDM de 12,2 %). C’est toutefois presque à égalité avec le GNV (71 unités, PDM de 12 %) mais avec une orientation à la baisse (-36 %). Toujours en août 2026, ont aussi été enregistrés 2 véhicules à hydrogène et 34 hybrides non rechargeables.

De janvier au mois dernier inclus, c’est le GNV qui était l’alternative au diesel la plus représentée (780 immatriculations, PDM de 16,9 %, en hausse de 10,5 %). L’électrique arrive après avec une PDM de 11,5 % pour 530 unités (+17,3 %). Sur la même période : 262 hybrides simples (PDM de 5,7 % et progression de 21,3 %), 35 véhicules à hydrogène (PDM de 0,8 %, +9,4 %), et 6 autocars ou autobus au B100 (PDM de 0,1 %, -90,3 %).

Source : CCFA

 

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