Avec ses quadricycles et tricycles électriques, Fiat capitalise sur l’image de sa Fiat 500 Nuova, mais aussi sur celle des petits utilitaires de Vespa et Piaggio. Cette petite collection d’engins branchés s’ouvrira progressivement à la France.
Vous souvenez-vous de ces tricycles utilitaires que la Poste a utilisé en France à partir des années 1970 ? Ils étaient bruyants, polluants, mais ils se glissaient parfaitement dans la circulation et pouvaient être abandonnés un instant sur le trottoir pour distribuer le courrier ou des colis. Ce concept né quelques années après la Seconde Guerre mondiale et commercialisé sous les marques Vespa et Piaggio, se retrouve forcément dans le Fiat Tris électrique.
De tels utilitaires ont rencontré le succès en Asie comme en Afrique. C’est sans doute pour cela que le nouveau modèle branché de la marque italienne n’a pas été introduit de suite en Europe, mais au Maroc où il est produit depuis juillet 2025 dans l’usine de Kénitra. Avec sa batterie lithium-ion de 6,9 kWh de capacité, il est annoncé avec une autonomie de 90 km selon le cycle WMTC.
Pouvant transporter jusque 540 kg de charge utile en particulier dans sa benne de 2,25 m2, long de 3,17 m, et avec un rayon de braquage à 3,05 m, il reste particulièrement adapté aux livraisons du dernier kilomètre dans les zones urbaines denses.
Sous une forme déjà évoluée, il devrait débarquer en Europe pour prendre du service entre autres dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs. Il est ainsi question d’un partenariat avec Caffè Vergnano, le plus ancien torréfacteur italien encore en activité. Les deux entreprises souhaitent développer de nouvelles solutions de cafés mobiles voulant diffuser dans les grandes villes du continent l’esprit de la Dolce Vita.
En Italie, les légendaires Fiat 500 et 600 nées dans les années 1950 ont été déclinées sous la forme de divers engins parfois très improbables, mais aujourd’hui très recherchés. Ainsi le Multipla capable de transporter jusque six personnes sur trois rangées de sièges. Pas vraiment beau, mais très utile aux taxis et familles nombreuses, ce pionnier dans les monospaces nous revient sous la forme du Multiplina.
La formulation réductrice du nom d’origine laisse d’emblée supposer que l’habitacle du quadricycle électrique ne pourra pas accueillir autant de passagers. Toutefois quatre places, c’est déjà beaucoup mieux que les deux de l’actuelle Fiat Topolino qui a su élever au niveau supérieur le concept de la Citroën Ami. Pour Fiat, il s’agissait d’ajouter un chaînon entre l’engin à deux places et une automobile traditionnelle.
Au passage, le véhicule répondrait à une des attentes du public : décliner le concept Ami/Topolino en quadricycle lourd, permettant de disposer d’une meilleure vitesse de pointe. Il faudrait alors avoir au moins 16 ans et le permis B1 pour conduire le Multiplina que l’on devra vraisemblablement attendre jusqu’en 2028.
Fiat ose décliner sa Topolino dans des versions encore plus séduisantes. Ainsi avec la nouvelle édition Vilebrequin. Pas la chaîne YouTube autrefois animée par Sylvain et Pierre, mais la marque de luxe de vêtements de plage (prix moyen des maillots de bain homme supérieur à 220 euros).
L’esprit nautique se retrouve dans le toit ouvrant souple, le porte-bagages chromé, et la présentation bicolore en bleu et blanc, comme les couleurs du logo de Vilebrequin. Cet univers est répliqué à l’intérieur, les sièges bénéficiant de surpiqûres assorties. L’ambiance est voulue « lumineuse et sophistiquée », les tapis de sol faisant écho au monde « du yachting et de l’élégance balnéaire ».
Les deux cents exemplaires de cette série limitée seront diffusés en Italie et en France. Depuis le 30 juin 2026, il est possible de commander le sien, à partir de 13 490 euros. A moins de préférer la location dès 129 euros/mois, après un apport de 500 euros prime CEE déduite, pour 15 000 km sur 36 mois.
En blanc ou noir avec bandes rouges, ou en bleu avec bandes blanches, ou encore en jaune avec bandes noires, la Fiat Topolino Sport cherche à séduire un public plus jeune, en voulant faire revivre la Nuova 500 Sport de 1958 : « Réinterprétation moderne de cet héritage, cette nouvelle édition reste fidèle à ses racines tout en parlant le langage d’une nouvelle génération ». La recette repose sur les trois mots « simple », « ludique » et « iconique ».
L’esprit sportif est accentué par quelques autres détails sur la carrosserie : encadrements de phares noirs, roues en noir mat, logo Sport. Du noir encore sur les coques des rétroviseurs, mais aussi à bord sur les sièges. Les acheteurs de cette version recevront le nouveau kit de deux enceintes stéréo hi-fi Bluetooth Monsterlino développé par Monster, spécialiste de l’audio. Fixées magnétiquement au véhicule, et donc facilement amovibles à l’arrivée, elles peuvent partout être associées à un smartphone.
Pour cette série aussi les commandes sont ouvertes, avec un ticket d’entrée à 11 490 euros. En location, toujours avec un apport de 500 euros prime CEE déduite, et sur une durée de trois ans pour un kilométrage total de 15 000 km, les loyers mensuels peuvent débuter à 120 euros.
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