Posté le 21/02/2012 à 18:16 par Jonathan MIGINIAC - Lu 1676 fois -
5 commentaires

Une équipe de recherche de la prestigieuse Université de Stanford, en Californie, a mis au point une technologie de recharge par induction haute performance qui permet le transfert de l’énergie au véhicule pendant son mouvement.
Le système fonctionne grâce à des aimants, placés à intervalles réguliers sur la route, qui entrent en résonnance avec la bobine située dans le véhicule et assurent ainsi la charge en continue d’un véhicule électrique conduit à vitesse autoroutière.
Selon les chercheurs, la technologie pourrai augmenter fortement l’autonomie des véhicules électriques.
« Notre vision est de pouvoir conduire sur autoroute tout en rechargeant le véhicule », commente le professeur Shanhui Fan. « Un déploiement à plus grande échelle impliquerait une réorganisation de l’ensemble du réseau autoroutier et pourrait même avoir des application au-delà des transports ».
Prolongation de l’autonomie
« Ce qui rend ce concept si intéressant c’est que vous pouvez envisager de conduire pendant un temps illimité sans avoir à recharger. Vous pouvez ainsi avoir plus d’énergie stockée dans la batterie à la fin de votre trajet que lorsque vous l’avez commencé », commente le directeur du projet climat et énergie global de Stanford.
Ce système de recharge en mouvement permettra ainsi de dépasser les problématiques liées à l’autonomie et au temps de charge des véhicules électriques pour les longs trajets.
Fonctionnement du système
Lorsqu’ils sont à la même fréquence, les deux aimants entrent en résonnance pour permettre le transfert de l’énergie par ondes magnétiques.
Basé sur les recherches du MIT, le challenge était d’assurer une charge continuelle du véhicule pendant son mouvement à vitesse autoroutière.
Les tests, réalisés par l’Université de Stanford, ont mis en avant qu’un aimant placé à 90° derrière une plaque métallique permettait de transférer 10kW d’énergie jusqu’à 2 m de distance et avec une efficience de 97%.
La technologie « charge-as-you-drive » a été déposée. Des tests plus approfondis pour valider que le système n’a pas d’effets néfastes sur les humains ou d’autres objets situés dans le véhicule vont suivre.
Des applications variées
Outre la recharge par induction des véhicules électriques, l’infrastructure installée pourrait permettre une localisation plus précise que le GPS, sans ajouter de frais supplémentaires, commente le professeur Fan.
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Mots clés : Université de Stanford | USA | CalifornieCatégories : Borne de recharge |
Commentaires
Posté le 21-02-2012 à 21:14:39 par JP64
S'il n'y a pas d'effets secondaires,c'est la réponse au principal reproche fait à l'auto électrique (l'autonomie)
Et c'est bien que ce Shanhui Fan exerce en Californie et pas à Pekin...
Posté le 22-02-2012 par Lemiaou depuis son IPhone
Si je comprends le principe, pourquoi ne pas appliquer cette génération à la production d'énergie électrique... ?
Posté le 22-02-2012 à 15:16:32 par Bigbluejlr
Générer de tels courants sans champs magnétiques néfastes pour la santé me semble difficile. Il faudrait que se soit calibrer au cm mais on parle de voitures, pas de trains sur des rails ...
On verra les résultats, si ça marche, les gestionnaires d autoroutes toucheront le jackpot mais devront faire des investissements colossaux. Les pétroliers devront se recycler et les constructeurs de voiture s adapter rapidement, qui sera pret a vraiment jouer le jeu ? Encore un brevet a enterrer profondément ?
Posté le 24-02-2012 à 20:40:27 par Marlot
Au lieu d'écrire "Le système fonctionne ....", on ferait mieux d'écrire "Le système pourrait fonctionner .....", car en fait, aucun essai sur voiture n'a été effectué.
La spinoff citée par Stanford propose des systèmes fixes décrits sur http://www.witricity.com/pages/ev-charging-system.html .
Ils travaillent à une fréquence de 145 kHz pour une puissance variant de 300 W à 3300 W, mais ne sont pas disponibles pour vous et moi ("WiTricity technology is not currently available for direct sales to individual consumers or end-users").
Quant à "conduire pendant un temps illimité sans avoir à recharger et ainsi avoir plus d’énergie stockée dans la batterie à la fin de votre trajet que lorsque vous l’avez commencé", il ne faut pas rêver. Pour rouler à 120 km/h sur autoroute, il faut une puissance d'environ 25 kW (à terrain plat, par vent nul et sans chauffage, ni airco). Comme on n'en est encore qu'à 3300 W en système fixe, ce n'est pas demain qu'on sera à 25 kW sur autoroute.
Jules Verne n'est pas mort !
Posté le 05-03-2012 à 11:54:09 par joko
Je constate que la technologie avance le principe de charge par induction magnétique est bien connue et sont développement au voitures électriques va permettre d’avancer a grand pas. Les personnes critiquent sans savoir, car on peux rouler a 120km/h ce qui est déjà trop, le constructeur américain rot star a effectué une bonne avancé dans la puissance , avant de critiquer avec véhémence regardez la politique qui est le mauvais exemple de l’Europe, car la France ne peut avancer avec des haut fonctionnaires incompétents ,
Les ingénieurs français émigrent tous à l’étranger, chassé par le gouvernement de gauche, la peur d’être encore spolié et le manque de liberté intellectuelle, et innovatrice.
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