Relayée en novembre 2025 sur le site de l’Avem, l’enquête d’Enedis concernant la recharge des véhicules électriques en entreprise inspire aussi Mobileese. Le cabinet de conseil insiste sur la nécessité de piloter les bornes pour maîtriser les coûts.
Egalement bureau d’études à destination des collectivités et entreprises qui entament une conversion à l’électrique de leurs parcs roulants, Mobilesse rappelle dans une infographie le relativement faible taux de pilotage des bornes. Il n’est que de 28 % dans les entreprises qui on fait installer au moins un point de recharge (PDR) par véhicule électrique.
En outre, seulement 76 % de celles qui sont en cours d’électrification disposent d’un parking. Ce qui signifie que, pour les autres, mais aussi celles qui ont des places mais sans PDR, les VE doivent être branchés ailleurs. Dans ces cas, 42 % des recharges sont effectuées au domicile des collaborateurs. Le reste, c’est soit en voirie (23 %), soit en passant dans les stations d’opérateurs privés comme TotalEnergies, Fastned, Ionity, etc.
S’y ajoute un autre cas de figure : autoriser la recharge des véhicules personnels aux prises ou bornes des entreprises équipées. Ce qui fait tout un tas de situations où les sociétés ne maîtrisent pas toujours les coûts, que ce soit dans l’immédiat ou dans le futur.
Mobileese met par exemple en garde contre le risque d’inflation des kilowattheures facturés lorsque les collaborateurs branche à leur domicile un VE de l’entreprise. Sans outil de contrôle, il y a un risque réel que l’employeur finance une partie de la consommation électrique de l’habitation.
Le cabinet de conseil a voulu comparer le coût moyen tout compris au kilowattheure selon les habitudes de recharge. Le calcul a été effectué pour des flottes qui totalisent en moyenne au moins 100 km par VE, en tenant compte des investissements en IRVE, de l’exploitation, des opérations de maintenance et de la consommation en électricité.
Ainsi, la recharge en entreprise coûte en moyenne 28 centimes d’euro du kilowattheure. Ce qui est très comparable aux 27 centimes quand l’opération est effectuée avec pilotage chez un collaborateur vivant en maison individuelle. En revanche, c’est environ 80 % plus cher en passant par les infrastructures publiques. Avec elles, le coût moyen est de 50 centimes du kilowattheure.
« La décarbonation ne peut être durable sans une vision globale des besoins en électricité, intégrant mobilité, bâtiments et usages », prévient François Gatineau. Le président de Mobilisee estime : « En pilotant l’ensemble de ces consommations, une entreprise peut réduire son coût moyen du kilowattheure jusqu’à 30 %, tout en sécurisant sa trajectoire de transition énergétique ».
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