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Les véhicules électriques légers plus désirables pour les entreprises Rédigé par Philippe Schwoerer le 17 Juin 2026 à 15:59 0 commentaires

La quinzième édition du TCO Scope d’Arval confirme que l’usage des modèles électriques est chaque année toujours un peu plus pertinent dans les entreprises, qu’il s’agisse de voitures particulières ou d’utilitaires légers.

 

Poussés vers l’électrique

Que ce soit en raison des exigences réglementaires pesant sur les flottes, des objectifs environnementaux, des incitations fiscales, des aides à l’acquisition, ou du coût de l’énergie, les entreprises ne peuvent aujourd’hui que prendre en compte les avantages apportés par les véhicules électriques. Ce que confirme le TCO Scope 2026 d’Arval Mobility Observatory, véritable étude de référence en matière de coût total de détention concernant les flottes professionnels.

Le volet économique est actuellement favorisé par « la poursuite de la baisse des coûts d’usage des véhicules électriques, l’évolution des pratiques d’achat des entreprises poussées à la rationalisation de leurs flottes, la maîtrise des dépenses énergétiques, mais aussi l’impact des nouveaux certificats d’économies d’énergie (CEE) dont les modalités ont été renforcées au 1er juin 2026 ».

L’organisme a effectué 17 confrontations de voitures particulières (VP), dont 16 ont été remportées par des modèles électriques face à leurs équivalents hybrides. Du côté des utilitaires légers (VUL), on assiste en France à une bascule en faveur également des électriques : « pour la première fois, les versions 100 % électriques deviennent majoritairement plus compétitives que leurs équivalents diesel ou essence ».

 

Voitures particulières

Le coût total (TCO) moyen comprend les différents coûts liés à l’utilisation des véhicules : dépréciation, frais financiers, entretien et pneumatiques, assurance, énergie, charges sociales et fiscales. Les calculs effectués par Arval s’entendent par défaut pour un usage sur 48 mois et 100 000 km. Après impôts pondérés sur les sociétés, le TCO est en 2026 de 39 289 € (42 413 € en 2025) pour les voitures électriques, contre 44 938 € (47 572 € l’an passé) avec les modèles équivalents thermiques.

Pour les deux technologies, la baisse du TCO s’explique en particulier par la diminution des prix constatés dans les catalogues, doublée de remises. S’y ajoute pour les électriques une rationalisation des parcs vers des modèles moins premium.

Le financement pèse 63,4 % du TCO moyen pour les VP électriques, contre 41,4 % pour les VP thermiques. Pour précision, le financement représente « la différence entre la valeur immobilisée et la valeur prévisible de revente à la fin des 48 mois de détention, à laquelle on ajoute le taux de financement ».

A l’inverse, le poids des charges fiscales et sociales est nettement en faveur des électriques : 10,7 % et 5 541 €, contre 26,6 % et 14 889 € pour les thermiques en 2026. Idem pour l’énergie : 8,5 % du TCO moyen et 4 390 € avec les VE. Pour comparaison, on est à 17,2 % et 9 624 € avec les VT. A noter que la situation de ces derniers au sujet de l’énergie a été bien dégradée en raison de la hausse du prix des carburants. En 2025, l’énergie ne représentait pour les voitures particulières thermiques que 12,9 % du coût global.

 

Gros avantage avec les modèles éco-scorés

Arval a confronté plusieurs voitures particulières électriques avec des modèles thermiques équivalents, dont les Peugeot e-2008, Renault Scenic E-Tech et BMW i4, respectivement des segments B-SUV, C-SUV, et D. En 2026, les prix catalogues des VE restent plus élevés pour les VP branchées.

Ce qui n’empêche pas à nouveau cette année de meilleurs TCO, surtout lorsque ce sont des modèles éco-scorés comme ceux-ci qui permettent de creuser l’écart. Ainsi, le TCO d’un Peugeot e-2008 « est 14,6 % moins important que celui de son équivalent hybride sur une loi de roulage 48 mois et 60 000 km, et jusqu’à 19,9 % sur 48 mois et 120 000 km ». Opposé au Renault Symbioz hybride, le Scenic E-Tech « est jusqu’à 17 % plus intéressant ». Face à la BMW Série 3 hybride rechargeable, l’i4 « est en moyenne inférieur de 44 % », contre 38 % en 2025.

 

Utilitaires légers

Concernant les utilitaires légers, toujours après impôts pondérés sur les sociétés, le TCO en 2026 pour les électriques est de 29 084 € (30 037 € l’an passé), contre 31 888 € (28 440 € en 2025) l’an passé avec les modèles thermiques. Ces chiffres montrent effectivement que, cette année, les utilitaires électriques sont devenus plus compétitifs que ceux qui fonctionnent au gazole ou à l’essence. Arval souligne qu’il s’agit d’une première en France pour ces véhicules.

Là aussi c’est le financement qui prend la plus large part du TCO, avec 64,4 % et 28 240 € pour les électriques, contre 48,3 % et 20 312 € pour les thermiques. En forte hausse de 25,4 % par rapport à l’année dernière, le budget énergie pèse 32,7 % et 13 757 € pour les VUL thermiques. A l’inverse il recule de 21,9 % pour les électriques grâce à de nouveaux modèles moins énergivores que les précédents, représentant une part de 12,1 % du TCO, pour un budget de 5 326 €.

On observe des valeurs proches pour les deux technologies concernant le volet entretien-pneumatiques-assurance, avec 7 502 € pour les thermiques et 7 675 € pour les électriques.

 

Avantage en fonction de la taille de l’utilitaire

Pour les VUL, Arval a également confrontés entre elles les technologies, cette fois-ci avec les versions électrique et thermique des mêmes modèles. C’est au niveau des fourgonnettes que l’avantage est le plus marqué. Ainsi pour le Peugeot Partner dont le TCO est 18 % moins important pour l’électrique qu’avec le diesel.

Cet avantage est moins marqué pour les fourgons. En comparant les deux motorisations du Citroën ë-Jumpy, le TCO est 6,7 % moins important sur 48 mois et 60 000 km, et jusqu’à 16,6 % pour 120 000 km sur la même durée. Avec pour exemple le Renault Master, Arval a constaté une égalité sur 48 mois et 100 000 km. La bascule intervient ensuite. Pour 120 000 km, le TCO devient meilleur de 3,6% en faveur de l’électrique.

 

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Arval Mobility Observatory

22, rue des Deux Gares

92564 Rueil-Malmaison Cedex


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