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Chargekeeper connecte la supervision des bornes au photovoltaïque et au stockage Rédigé par Camille LEHOUX le 16 Sep 2026 à 11:31 0 commentaires

Surplus photovoltaïque racheté à une fraction de son prix depuis la réforme du dispositif S21, prix de l’électricité volatile, flottes qui s’électrifient : la recharge ne peut plus se penser isolément. Pour une entreprise, un dépôt de bus ou une plateforme logistique, l’électricité produite sur site et le coût de l’énergie font désormais partie de la stratégie de recharge. Chargekeeper, éditeur d’une plateforme de supervision de bornes (CPMS) et entreprise adhérente à l’AVEM, en tire une conviction : exploiter des bornes en 2026, c’est aussi orchestrer au kW près l’énergie qui les alimente.

Ce que la réforme du photovoltaïque change pour la recharge

Le signal est venu du régulateur. L’arrêté du 1er juin 2026, publié au Journal officiel du 4 juin, réforme le dispositif S21, arrêté tarifaire en vigueur depuis 2021 : c’est la fin de la vente en totalité et des primes à l’investissement pour les installations de 0 à 100 kWc et du tarif du surplus ramené à 11 €/MWh. Dans son avis du 29 avril 2026, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) assume le raisonnement : le solaire produit aux heures où les prix sont les plus bas, au point que la valeur économique du surplus injecté n’était déjà plus que d’environ 20 €/MWh en 2025, et le nouveau tarif ne permet plus « à des installations avec un très faible taux d’autoconsommation de trouver une rentabilité ». Le régulateur y voit l’occasion de « favoriser la mise en place d’offres intégrées pour la production et la consommation d’électricité, éventuellement couplées à un dispositif de stockage ».

Reste à trouver, sur chaque site, la consommation capable d’absorber ce solaire au bon moment. L’ADEME propose une solution : plutôt que d’utiliser une batterie stationnaire, dont elle questionne la pertinence environnementale, le pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques, « sans nécessiter de batteries additionnelles » permettrait d’optimiser cette consommation. Les entreprises l’ont compris. Selon le baromètre des flexibilités 2026 de RTE, 36 % d’entre elles pilotaient la recharge de leur flotte en 2025, contre 21 % un an plus tôt. Pour un dépôt de bus ou une plateforme logistique, la recharge est à la fois le premier poste de consommation et la plus grande charge pilotable du site. Elle ne peut plus être gérée à côté de l’énergie : c’est elle qui en tient le levier.

Le CPMS, là où les deux stratégies se rejoignent

Qui tient ce levier ? Le logiciel qui commande les bornes. Un CPMS doit d’abord faire son métier sans faille : superviser les bornes, garantir leur disponibilité et leur maintenance, monétiser les recharges, ouvrir le réseau à l’itinérance. C’est aussi le seul logiciel qui décide, borne par borne et minute par minute, de la puissance délivrée à chaque véhicule. C’est donc à lui d’orchestrer les flux d’énergie au kW près, non pas en remplaçant le gestionnaire d’énergie du site, mais en s’y connectant.

Tous les sites n’en sont pas au même point, et Chargekeeper a conçu son module « Ressources énergétiques » pour suivre cette progression. Le site le mieux équipé dispose d’un EMS, de compteurs, parfois d’une batterie. Chargekeeper les interroge via API et, depuis 2026, tout équipement ou partenaire peut aussi intégrer ses mesures directement dans la plateforme. La recharge s’ajuste alors en direct à la puissance réellement disponible, avec des garde-fous paramétrables.

Beaucoup de sites n’ont rien de tout cela. Pour eux, Chargekeeper estime la production solaire à partir des caractéristiques de l’installation (puissance crête, orientation, inclinaison, ratio DC/AC) et de la météo, via des modèles de référence, avec un facteur de correction ajustable. Pas de capteur, pas d’investissement supplémentaire, mais une recharge qui suit déjà le soleil.

À partir des caractéristiques de l’installation photovoltaïque et des données météo, Chargekeeper génère une courbe de production prévisionnelle, permettant de piloter la recharge même en l’absence de connexion à un EMS.

Le marché a déjà pris acte

Ce rapprochement entre énergie et recharge, Chargekeeper l’observe dans ses propres demandes entrantes. En 2026, plusieurs acteurs nationaux du photovoltaïque ont sollicité l’entreprise pour ajouter la recharge à leur offre. Certains combinent désormais solaire et exploitation de bornes, en s’appuyant sur les intégrations de la plateforme pour livrer une installation cohérente, du panneau jusqu’au véhicule.

Voir l’orchestration à l’œuvre

Pour rendre visible ce qu’« orchestrer au kW près » veut dire, Chargekeeper met en ligne un simulateur de smart-charging fondé sur les algorithmes réels de la plateforme. On y compose un site : production solaire, consommation du bâtiment, batterie, puissance souscrite, nombre de véhicules, heures de départ. Puis on observe comment la recharge s’organise, quelle puissance reçoit chaque borne à chaque instant, et comment elle se redistribue dès qu’un paramètre change. Accéder au simulateur.

Entreprise, dépôt de bus, plateforme logistique ou opérateur de recharge : la question est désormais la même pour tous, recharger au bon moment, à la bonne puissance, avec la bonne énergie. Et la réponse se joue dans le logiciel qui commande les bornes. Pour en discuter ou obtenir une démonstration : sales@chargekeeper.com · charge-keeper.com.

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