Selon les chiffres du CCFA, dans l’Union européenne, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont encore montré le pas entre janvier et fin septembre 2026 en matières de véhicules électriques autres que les voitures particulières et engins plus légers. Toutefois de petits pays ont bousculé les chiffres, en particuliers du côté des autocars et autobus.
Dans l’Union européenne, c’est en France qu’il a été immatriculé le plus d’utilitaires jusqu’à 3,5 tonnes de PTAC sur les trois premiers trimestres de la présente année 2026. Sur les 249 656 unités enregistrées, toutes énergies confondues, c’est toujours le diesel qui a prédominé (186 259 unités, part de 74,6 % sur la période) mais avec une orientation à la baisse (-9,7 %).
Présentant une part de 13,8 %, l’électrique a progressé de 33,3 % par rapport à la même période de l’année dernière. Avec 34 355 utilitaires, la France est le pays de l’UE qui a immatriculé le plus de modèles électriques sur la période.
Toutes énergies confondues, suivent l’Allemagne (188 704 unités, dont 28 755 électriques, en progression de 49,7 % par rapport à 2025, part de 15,2 %), l’Espagne (147 218 unités, dont 16 792 électriques, +41,5 %, part de 11,4 %) et l’Italie (133 992 unités, dont seulement 8 043 électriques, +5,5 %, part de 6 %). Pour comparaison, font mieux que ce dernier les Pays-Bas (14 556 unités, +22,8 %, part de 84,3 %), la Suède (9 108 unités, +41,1 %, part de 32,1 %) et le Danemark (8 273 unités, +48,3 %, part de 43,7 %).
Dans l’Union européenne, 151 691 électriques ont été immatriculés du 1er janvier au 30 septembre 2026, pour 1 073 427 utilitaires au total (+38,2 %, part de 14,1 %). Toutefois, en Europe, mais en dehors de l’UE, c’est le Royaume-Uni qui a présenté les meilleurs chiffres (251 036 unités toutes énergies confondues, dont 320 électriques, +35,6 %, part de 8,4 %).
Source : CCFA
Au cours des trois premiers trimestres de 2026, c’est en Allemagne qu’ont été immatriculés le plus de véhicules industriels de 3,5 à 16 tonnes toutes énergies confondues (17 613) et électriques (3 879, en progression de 71,6 % par rapport à 2025, part de 22 %).
Les trois pays de l’Union européenne qui suivent sont la France (5 285 unités dont 974 électriques, en progression de 86,6 % par rapport à 2025, part de 18,4 % sur la période), l’Espagne (3 812 unités dont 974 électriques, +86,6 %, part de 18,4 %), et l’Italie (3 233 unités dont 200 électriques, -56,1%, part de 6,2 %).
Sur les seuls électriques, les pays nordiques font mieux : Pays-Bas (1 195 unités, +40,3 %, part de 66,9 %), Suède (443 unités, +5 %, part de 58,1 %) et Danemark (370 unités, +22,9 %, part de 62 %).
Dans l’UE, 7 753 électriques ont été immatriculés sur la période (+43,9 %, part de 19,8 %), pour un total de 39 222 véhicules industriels de 3,5 à 16 tonnes. Ailleurs sur le continent, le Royaume-Uni a fait fort également, avec 2 960 électriques immatriculés sur la période (+55 %, part de 18,6 %), pour un total de 15 909 véhicules industriels de 3,5 à 16 tonnes.
Concernant les plus de 16 tonnes, c’est à nouveau l’Allemagne qui est en tête du podium avec, toujours pour la période des trois premiers trimestres de cette année, 41 275 camions toutes énergies confondues pour 1 722 électriques (+91,3 %, part de 4,2 %).
Derrière, en se basant cette fois-ci uniquement sur les électriques, on retrouve un peu les mêmes pays, mais dans un ordre différent : Pays-Bas (1 022 unités, +83,8 %, part de 11,1 %), France (771 unités, +36 %, part de 2,81 %), Suède (387 unités, +48,8 %, part de 10,3 %), et Danemark (271 unités, +62,3 %, part de 8,2 %).
Des pays gros acheteurs de ces poids lourds ont immatriculés très peu d’électriques. Ainsi la Pologne (23 549 camions dont seulement 46 électriques), l’Espagne (19 884 / 54), l’Italie (17 868 / 60), la Lituanie (10 963 / 1), etc. Pour cette raison, on a eu seulement 5 120 électriques (+59,9 %, part de 2,5 %) dans l’UE, pour 205 857 camions.
Ailleurs sur le continent, la Suisse se distingue nettement avec une part de 24,2 % d’électriques (+62,2 %, 605 unités pour 2 502 camions), ainsi que la Norvège (part de 14,4 %, +61,5 %, 444 unités pour 3 081 véhicules). Ici, le Royaume-Uni se place parmi les mauvais élèves (part de 1,1 %, -4,7 %, 286 unités pour 25 449 camions de plus de 16 tonnes).
A l’échelle de l’Union européenne, concernant les véhicules routiers lourds de transport en commun, c’est pas mal du tout au cours des trois premiers trimestres de 2026 avec une part de 26,4 %, pour 8 633 électriques sur 32 695 véhicules (+37,6 %).
Les pays qui ont enregistré les plus grands volumes d’autocars et autobus électriques sont : l’Italie (1 970 unités pour 5 338 véhicules, +116,2 %, part de 36,9 %), la Pologne (999 unités pour 3 107 véhicules, +557,2 %, part de 32,2 %), l’Allemagne (836 unités pour 5 245 véhicules, -30,4 %, part de 15,9 %), les Pays-Bas (783 unités pour 1 045 véhicules, +86 %, part de 74,9 %), la France (665 unités pour 5 289 véhicules, +32,7 %, part de 12,6 %) et le Portugal (642 unités pour 1 168 véhicules, +379,1 %, part de 55 %). Même un petit pays comme Malte peut nous offrir des chiffres rares, avec 40 électriques sur 67 immatriculations, soit une part de près de 60 % et une progression de 1 900 %.
Hors UE mais en Europe, on a aussi des parts importantes d’électriques : 58,4 % en Norvège (785 électriques pour 1 344 véhicules, +31,1 %), 43,6 % en Suisse (244 VE pour 559 véhicules, +37,1 %), 30,4 % au Royaume-Uni (1 727 VE pour 5 672 véhicules, -22,7 %).
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