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6.500 véhicules électriques à pile hydrogène circulent dans le monde Rédigé par Philippe Schwoerer le 12 Fév 2018 à 00:00 0 commentaires

Si Honda, Toyota, et Mercedes se sont montrés très actifs dans la première moitié des années 2010, et avant, concernant le développement, les essais et les annonces autour des véhicules électriques équipés d’une pile à combustible, c’est la Hyundai iX35 qui a décroché en 2014 le titre de premier modèle à être commercialisé de série pour sa technologie. Fin 2017, on comptait environ 6.500 engins de ce type mis sur les routes du monde, majoritairement en Californie.

Avantage Toyota

Si Hyundai a réussi à damer le pion à Toyota pour décrocher une distinction que finalement plusieurs constructeurs tentent de s’attribuer en jouant sur les mots, au final, c’est bien la marque japonaise, – plutôt reconnue pour avoir lancé dans le monde l’hybridation simple -, qui, à ce jour, a commercialisé le plus de véhicules électriques à pile hydrogène, notamment avec la Mirai. Toyota s’est approprié plus de 75% du marché. Et c’est à nouveau la Californie qui se distingue, avec la moitié des ventes mondiales réalisée sur son territoire. Si on veut associer les 2 tendances : Toyota a déjà écoulé dans cet Etat américain plus de 3.000 Mirai ! Le décret que vient de signer le gouverneur Jerry Brown, avec un objectif de 5 millions de voitures électriques (batterie ou PAC) en circulation pour 2030, devrait permettre à la Californie de conserver et même accentuer son avance.

Développement exponentiel ?

Si beaucoup ne croient pas dans la solution hydrogène pour la mobilité, les ventes des véhicules à pile à combustible ont plus que doublé en 2017 par rapport à 2016. Et ce, en dépit d’un réseau d’avitaillement qui peine à se mettre en place et devrait prendre encore quelques années avant d’être aussi visible et incitatif que les classiques bornes de recharge en cours de déploiement pour la mobilité branchée. Le Japon se veut exemplaire sur le sujet, qui constitue le deuxième territoire d’accueil de ces engins dont on entretient un peu trop souvent le flou sur la nature réelle de la chaîne de traction en les nommant « voitures à hydrogène ». En attendant une plus grande homogénéité pour l’approvisionnement en gaz, d’autres constructeurs s’apprêtent à rejoindre les pionniers, dont Kia, BMW, Lexus et Tata Motors.

Les professionnels d’abord

Rouler dans une voiture à pile hydrogène ne devrait pas intéresser concrètement et massivement les particuliers avant longtemps. Car à la difficulté à effectuer le plein du réservoir s’ajoute un prix d’achat des véhicules qui est de l’ordre du double par rapport à un modèle électrique à batterie. Si pour ces dernières il est possible de parcourir 100 kilomètres avec 2 euros d’électricité obtenue chez soi depuis une simple prise, il faut compter environ 4 à 5 fois plus pour réaliser cette distance à l’hydrogène ! Toyota semble vouloir bouleverser la donne, en assurant qu’en 2025 une voiture comme la Mirai coûterait le prix d’une hybride équivalente. Une Prius étant affichée dans la même gamme de tarif qu’une Hyundai Ioniq électrique, le scénario du constructeur japonais mettrait la voiture à hydrogène à peu près au niveau d’une électrique à batterie. Il faudrait encore que l’écart se resserre drastiquement sur le budget énergétique, indépendamment de la disponibilité des stations.

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