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EDF toujours à la pointe de l’électromobilité Rédigé par EMMANUEL MAUMON le 06 Juil 2017 à 00:00 0 commentaires

En matière de mobilité électrique, EDF est un précurseur puisque le groupe s’intéresse à ce sujet depuis le premier choc pétrolier, il y a près de 50 ans. Avec le réchauffement climatique et les problèmes liés à la pollution de l’air, le sujet est plus que jamais d’actualité et EDF et ses filiales comme Sodetrel jouent un rôle majeur dans le développement du secteur qui recouvre aujourd’hui de nombreuses problématiques qui seront largement abordées lors des Journées AVEM de l’électro-mobilité qui se dérouleront les 28 et 29 septembre à Cagnes-sur-Mer. Rencontre avec Thierry Meunier, Chef de projet à la Direction Collectivités d’EDF, pour évoquer la stratégie d’EDF en matière de mobilité électrique ainsi que quelques expérimentations qui devraient se retrouver sur le devant de la scène lors des Journées AVEM.

Thierry Meunier, quelles sont les attentes d’EDF relatives aux Journées AVEM de l’électro-mobilité que vous avez décidé de soutenir ?

Nous voulons profiter de ces Journées pour montrer où nous en sommes dans les projets que nous développons dans le cadre des Investissements d’Avenir ou sous l’impulsion la commission européenne et présenter nos offres en matière d’installation d’infrastructures de recharge pour l’habitat collectif ou les entreprises. Nous aborderons également les sujets liés à la loi relative à la transition énergétique, en particulier concernant la production des énergies renouvelables ou les smart grids. Il est important de faire un état des lieux du développement de ce secteur en France.

La mobilité électrique constitue l’une des priorités du plan d’entreprise « Cap 2030 » d’EDF. Quelle sont les grandes lignes de la stratégie d’EDF dans ce domaine ?

En fait, EDF s’intéresse au développement de la mobilité électrique depuis le premier choc pétrolier pour trouver des solutions pour passer d’un monde utilisant les énergies fossiles à un monde bas carbone, même si à l’époque il s’agissait plus d’un problème de dépendance énergétique que de pollution. Les travaux de nos équipes de R&D nous ont permis d’accumuler un savoir-faire unique, en particulier sur le stockage d’énergie. Ces derniers ont été progressivement consolidés par le biais de partenariats commerciaux et d’un ensemble de projets démonstrateurs dans le fil notamment des récentes évolutions réglementaires pour consolider et poursuivre le développement de nos compétences dans les systèmes de recharge et nouveaux services de mobilité notamment portés par notre filiale Sodetrel. Notre stratégie est de poursuivre ses développements en partenariat avec les constructeurs et les industriels du secteur de manière à pouvoir adresser durablement l’ensemble de notre clientèle sur leurs projets de la mobilité durable.

Les offres mobilité électrique d’EDF

Comment EDF a-t-elle ouvert son offre tarifaire aux usages de la mobilité électrique ?

Les offres tarifaires d’EDF liées à la mobilité électrique font partie de nos offres à destination des particuliers et des professionnels. A partir du moment où l’on charge un véhicule électrique à son domicile, notre offre favorise une recharge en heures creuses de nuit. Si la recharge a lieu en entreprise, nous essayons de minimiser son coût en l’adaptant au mieux aux périodes de moindre utilisation du réseau. Par ailleurs, nous proposons également des offres d’énergie verte associées à nos contrats de fourniture. Des contrats garantissant que l’énergie délivrée est 100% renouvelable comme sur le projet national Corri-Door de bornes de recharges rapides. La recherche d’une tarification adapté à de plus larges besoins sur les bornes publiques fait également partie des offres que nous proposons aux collectivités qui confient à notre groupe l’exploitation de leurs infrastructures.

EDF et ses filiales jouent également un rôle de conseil auprès des collectivités dans la mise en place de leurs infrastructures de recharge. Comment s’organise cette activité ?

La division Mobilité électrique d’EDF prodigue des conseils en amont aux collectivités afin de les aider à définir des schémas directeurs de déploiement d’infrastructures. Nous sommes ainsi intervenus, par exemple, auprès de la Métropole Nice Côte d’Azur, mais également celle de Toulouse, en Rhône-Alpes ou dans des départements comme La Meuse ou la Haute-Marne. Ces conseils concernent les infrastructures de recharge, mais aussi d’autres systèmes de mobilité électrique individuelle ou partagée ou la mise en place de lignes de bus électriques. Nous regardons la mobilité dans sa pluralité avec une vue prospective à une dizaine d’années. Par ailleurs, notre filiale Sodetrel se positionne comme l’un des acteurs du marché pour l’exploitation de réseaux de bornes de recharge sur le marché d’affaires et les réseaux publics dont Corri-Door déjà évoqué.

Des expérimentations sur les smart grids

Lors des Journées AVEM de l’électro-mobilité, il sera question des territoires intelligents et des smart grids. La Métropole Nice Côte d’Azur se veut à la pointe de l’innovation dans ce domaine. Quelles sont les expérimentations que vous menez actuellement concernant la mobilité électrique ?

A Nice, dès 2011, nous avons mené une expérimentation d’envergure avec le premier dispositif d’autopartage de véhicules électriques de France. Nous avons opéré Auto Bleue en partenariat avec Veolia Transport. EDF a apporté dans ce projet la partie infrastructure de recharge. Actuellement, nous menons une nouvelle expérimentation sur les smart grids dans l’éco quartier de Nice Méridia où la mobilité électrique sera très présente. C’est un projet très large incluant l’habitat, de la mobilité et de l’éclairage public, etc… Nous avons un ensemble d’équipements urbains à coordonner et à gérer dans une perspective bas carbone en limitant au maximum les consommations et en injectant le maximum d’énergies renouvelables.

Dans ce modèle, les véhicules électriques peuvent-ils jouer un rôle positif dans le bon fonctionnement des réseaux, notamment via la technologie V2G ?

Ils ont certainement un rôle important à jouer, même s’il serait prétentieux de dire déjà lequel avec précision. C’est un réservoir d’énergie incontestable qui permettra d’avoir recours à une stratégie d’effacement lors des pics de consommation puisque certains clients pourront bénéficier d’un stockage d’énergie pour minimiser, à terme et selon leurs usages, leur facture d’électricité. Le V2G fait aussi partie des stratégies possibles de réinjection d’énergie sur le réseau, qui peuvent contribuer à lisser les courbes de charge et à compenser les périodes durant lesquelles la production d’énergies renouvelables (solaire ou éolien) est faible. Il est également possible d’avoir du stockage hors véhicules et complètement stationnaire pour permettre de lisser ces pointes. Cela peut d’ailleurs être réalisé avec batteries en seconde vie. Les perspectives sont prometteuses mais nous avons encore besoin de mener à bien des expérimentations pour les évaluer.

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EDF – Direction de la Mobilité Electrique

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