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Une Toyota Mirai remporte l’e-Rallye de Monte-Carlo Rédigé par Emmanuel MAUMON le 17 Oct 2016 à 00:00 0 commentaires

La première édition de l’e-Rallye de Monte-Carlo s’est achevée hier au petit matin en Principauté après une dernière boucle Monaco-Monaco, ponctuée de trois zones de régularité, disputée de nuit entre Monti-Lucéram, Lucéram-Moulinet et Moulinet-Sospel, des villages qui fleurent bon le Rallye de Monte-Carlo et sa légende. Au terme de cette « Nuit du Turini » qui s’est avérée décisive, c’est la Toyota Mirai de l’équipage Artur PrusakThierry Benchetrit qui s’est imposée devant la Renault Zoé conduite par Christophe Ponset. Une victoire dans une épreuve rendue particulièrement exigeante en raison de conditions météo très difficiles rencontrées par les concurrents qui méritèrent le qualificatif « d’aventuriers des temps modernes » choisi par les organisateurs en début de compétition.

Un départ en grande pompe à Fontainebleau

34 équipages venus de toute l’Europe, avec des pilotes de 8 nationalités différentes, se sont élancés le 12 octobre pour ce premier e-Rallye de Monte-Carlo à bord de 10 modèles différents de 7 marques de voitures. Un départ donné en grande pompe dans les allées du château de Fontainebleau où le Maire de Monaco Georges Marsan fût le premier à partir au volant de sa Toyota Mirai propulsée à l’hydrogène. Un autre équipage attirait l’attention de tous les photographes puisqu’aux côtés de la journaliste norvégienne Gro Flaaten, Adriana Karembeu, ambassadrice de charme de la Zoé Team, avait pris place dans le baquet de copilote de la Renault Zoé n°21. Après les formalités d’usage, toutes les voitures mirent le cap sur Alès pour une étape sans véritables contraintes, en forme de parcours de concentration des rallyes de Monte-Carlo de la grande époque.

Une épreuve sur circuit passée sans encombre

Arrivés à Alès, les choses sérieuses commencèrent pour les concurrents avec une épreuve de régularité originale organisée sur le circuit « asphalte » du Pôle Mécanique d’Alès où est concentré sur 80 hectares l’ensemble des activités liées aux sports mécaniques. Heureusement, après une matinée sous le signe du déluge en raison d’un fameux « épisode cévenol », le soleil fit sa réapparition dans l’après-midi pour disputer cette épreuve qui était assez redoutée. Mais finalement, la plupart des pilotes qui, après un tour de reconnaissance devaient établir au second tour un temps de base à une vitesse moyenne tirée au sort avant le départ, la passèrent sans encombre. Six d’entre eux réalisèrent même un sans-faute et aucune marque ne prit l’ascendant puisque six voitures différentes figuraient aux six premières places du classement provisoire.

Une liaison vers Monaco rendue difficile par la météo

Un classement qui allait fortement évoluer lors de l’étape de liaison vers Monaco, avec un passage par les Alpilles et le Haut-Var, parsemé de trois zones de régularité. Des zones à parcourir à une vitesse donnée tout au long du parcours sur lequel les organisateurs ont placé des points de contrôle aléatoires qui leur permettent d’infliger des points de pénalité si vous êtes en avance ou en retard sur la vitesse donnée. Disputée de nuit, cette étape fût compliquée par les conditions météo avec la pluie rendant parfois les routes piégeuses. Si Artur Pruzak fut le plus efficace entre Fontvieille et Eyguières, les Tesla S de Frédéric Mlynarczyck et de Didier Malga prirent le dessus respectivement entre Manosque et Montmeyan et entre Régusse et Draguignan. Mais à l’arrivée en Principauté, c’est la Kia Soul de Jean-Pierre Ballet qui était leader au classement général, devant Christophe Ponset sur Renault Zoé.

Une « Nuit du Turini » décisive

Un classement totalement remis en question lors de la « Nuit du Turini » qui a inscrit une nouvelle page « électrique » à sa légende. Après la première ZR de la nuit disputée entre Monti et Lucéram, la BMW i3 de Piotr Monson prit un instant la tête avant de perdre toutes ses chances dans la ZR suivante entre Lucéram et Moulinet. C’est dans cette ZR 5 qu’Artur Prusak prit les commandes de l’épreuve et qu’il creusa un écart décisif sur ses concurrents auquel il résista lors la dernière ZR entre Moulinet et Sospel. Au final, sur sa Toyota Mirai, il remporte ce premier e-Rallye de Monte-Carlo avec 63 pts d’avance sur le monégasque Christophe Ponset qui, avec sa Renault Zoé, obtient la première place en véhicule électrique. Auteur d’une belle remontée lors de la dernière nuit, Alexandre Stricher monte sur la troisième marche du podium, mais à 1 376 points du premier. Un vainqueur qui est un véritable spécialiste de ce type de course puisque Artur Prusak est double lauréat de la Coupe des Energies Alternatives de la FIA 2015 et 2016. Un pilote polonais particulièrement heureux de remporter le premier e-Rallye de Monte-Carlo de l’histoire, mais aussi d’avoir réalisé une première mondiale avec un véhicule à hydrogène en compétition.

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