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L’alliance des syndicats d’énergie aquitains : Move Aquitaine Rédigé par Equipe Avem le 08 Oct 2015 à 00:00 0 commentaires

« Nous remercions le syndicat d’énergie du Lot-et-Garonne de nous avoir donné la primeur de leur déploiement prévisionnel et de leur logo Move Aquitaine » souligne Isabelle Rivière, Présidente de l’Avem. Les 5 syndicats de l’énergie en Aquitaine se sont regroupés pour élaborer le projet « Move Aquitaine » afin de déployer près de 700 bornes de recharge dans toute la région. Pour ce projet, ils ont même créé un logo spécifique (voir photo de l’article), qui sera diffusé prochainement. Tout récemment, ils ont publié un appel d’offres sur 3 lots d’environ 700 bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. Pilote pour l’opération d’achat du projet Move Aquitaine, le SDEE47, par l’intermédiaire de son Directeur Général des services, Jérôme Queyron, a accepté de nous en dire plus par téléphone, avec l’aval du Président, Jean Gallardo.

Déploiement

Si c’est le SDEE47 qui coordonne l’achat du matériel dans ce projet collaboratif, c’est ensuite le syndicat de l’énergie en charge de son département qui pilotera l’implantation sur son territoire : le SDE24 pour la Dordogne, le SDEEG pour la Gironde, le Sydec pour les Landes, le Sdepa pour les Pyrénées-Atlantiques. Ils recevront respectivement 140, 150, 45, et 125 bornes accélérées, et 6, 5, 44, et 2 rapides avec stockage d’énergie. Dans le Lot-et-Garonne, sont prévues 115 + 2 installations. Le volume des points rapides simples n’est pas encore entièrement défini.

Tarification

Chacun des syndicats fixera lui même sa politique de tarification. Si elle est susceptible d’évoluer avant l’inauguration des 5 réseaux, les Landes et la Gironde factureraient le service dès le début ; la Dordogne et le Lot-et-Garonne le proposeraient gratuitement au moins la première année, si ce n’est 2. Jérôme Queyron explique que, pour son territoire, « il s’agit de communiquer dans un premier temps et de faciliter le développement de la mobilité électrique ». Tant que les voitures branchées ne sont pas encore très nombreuses en circulation, « on n’attend pas de recettes miraculeuses », poursuit-il avec pragmatisme. Le coût total du projet Move (Mobilité en Véhicule Electrique) Aquitaine, qui se décline sur les 5 territoires en « Move + numéro du département », est estimé à 20 millions d’euros, bénéficiant d’une aide de l’Ademe, dans le cadre du programme des investissements d’avenir. Toutefois, certaines installations s’affranchiront de ce dispositif.

Fin 2017

Avec une date limite fixée au 3 novembre 2015 pour répondre à l’appel d’offres, les premières bornes devront être mise en service en janvier suivant, pour un maillage opérationnel dans toute l’Aquitaine fin 2017. Les 5 syndicats de l’énergie travaillent sur le projet depuis environ 2 ans. « Les 6 premiers mois, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui étaient déjà dans l’aventure », se remémore Jérôme Queyron. « Il s’agissait de structurer notre démarche et d’avoir des éléments pour choisir le type des bornes à installer sur nos territoires », poursuit-il. A écouter l’enthousiasme de Jérôme Queyron, on comprend vite que le Directeur Général des services du sdee47 a été en contact avec Pascal Houssard, Directeur Général du syndicat d’énergie de la Vendée, le SyDEV.
Les délégués des 5 syndicats concernés se sont aussi déplacés en Indre-et-Loire, se sont rendus à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, et ont entendu le Préfet Vuibert, en charge du Livre vert des IRVE et acteur incontournable des collectivités au sujet du déploiement des bornes.

Découpage en lots…

« Le découpage en lots a été rendu nécessaire pour permettre à un maximum d’acteurs concernés de répondre à l’appel d’offres », indique Jérôme Queyron « Tous les fabricants de bornes n’ont pas à leurs catalogues des bornes accélérées et d’autres, rapides, avec stockage d’énergie », explique-t-il. Ainsi, la proposition en équipement pour l’Aquitaine est divisée en 3 lots : bornes accélérées, bornes rapides, bornes rapides avec stockage d’énergie.

…publiés le 23 septembre 2015

Puisqu’il porte sur environ 650 unités, le lot 1 est le plus important. Il est ainsi présenté : « Fourniture des infrastructures permettant la recharge accélérée de véhicules électriques et hybrides rechargeables sur voirie, ainsi que l’ensemble des éléments nécessaires à l’accomplissement du service, – réalisation des travaux et d’installer l’ensemble des éléments nécessaires à ce service, – réalisation des travaux d’aménagement des places de stationnement dédiées à la recharge, y compris la fourniture et la mise en œuvre de la signalétique horizontale et verticale sur le territoire des 5 syndicats d’énergies d’Aquitaine ». Les lots suivants, exprimant les mêmes besoins, portent respectivement sur les bornes de recharge rapide, et celles avec stockage d’énergie.

Des bornes rapides avec stockage d’énergie ?

Jérôme Queyron justifie ainsi la demande d’une soixantaine de stations avec stockage d’énergie : « L’implantation en bornes rapides est judicieuse sur les axes de grand passage, où il n’existe pas forcément de raccordements électriques de forte intensité ». Pour minimiser le coût des travaux, plutôt que d’envisager de gros câbles d’alimentation, autant recourir à des infrastructures qui stockeront de l’énergie dans des accumulateurs lorsque la borne sera inutilisée ou peu sollicitée. Lorsqu’une voiture électrique ou hybride rechargeable est branchée, elle exploite principalement l’énergie emmagasinée au cœur de l’installation. Quand les batteries sont presque pleines, les besoins du flux sont moindres. La borne poursuit la charge via le réseau public, et commence à régénérer ses propres accus pour le prochain VE à venir.

Energie verte et mobilité

Les 5 syndicats de l’énergie de l’Aquitaine ont choisi d’alimenter leurs réseaux en bornes de recharge avec de l’énergie verte, en choisissant une offre basée sur certificat d’origine. C’est celui de Gironde qui suit ce sujet au nom du groupement. Pour Jérôme Queyron, le projet Move Aquitaine « est adapté aux usages de la mobilité telle qu’elle se pratique sur le vaste territoire, qu’il s’agisse de déplacements intercommunaux, ou depuis les communes vers les préfectures ».

Une mobilité sans frontière

« La mobilité électrique ne s’arrête pas aux frontières des départements », indique Jérôme Queyron, qui s’inquiète un peu du manque de dynamisme de la Région sur le sujet. Plus généralement, « dans les collectivités, tout le monde n’est pas encore convaincu de l’utilité du projet Move Aquitaine », poursuit-il. « La mobilité électrique est pourtant bien adaptée aux territoires ruraux », plaide le directeur général des services du SDEE47. Il chiffre : « 90% des déplacements quotidiens sont inférieurs à 100 kilomètres », ajoutant : « les bornes sont là pour rassurer les automobilistes avant tout ». Pour autant, il estime que leur présence est de nature à revitaliser le centre-ville des petites communes. Pas plus qu’aux frontières des départements, l’électromobilité ne se limite à celles des régions. C’est pourquoi les acteurs de Move Aquitaine échangent avec les syndicats installés en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, où un groupement se met en place. Il s’agit de jouer la carte de l’interopérabilité, vraisemblablement en confiant cette dimension au Groupement pour l’itinérance des recharges électriques de véhicules (Gireve).

Gestion

Le SDEE47 souhaite appliquer à son réseau les mêmes impératifs qu’à celui de l’éclairage public : interventions en moins de 4 heures, sauf matériel important à changer, avec service d’astreinte en dehors des heures d’ouverture. La maintenance sera en effet du ressort de chaque syndicat pour son propre territoire, suivie par un superviseur, via une interface.

De l’électrique et pas seulement…

Après avoir visité plusieurs marques concessionnaires, Jérôme Queyron a avoué avoir été séduit par l’approche d’une concession Nissan. Résultat : le SDEE47 a investi dans une Leaf ! Le syndicat du Lot-et-Garonne ne peut changer tout son parc contre des modèles à batterie de traction. « Leur autonomie est encore trop limitée, tant que le maillage n’est pas opérationnel », juge Jérôme Queyron. C’est pourquoi le GNV a été choisi chez lui, en complément. Agen est déjà pourvue d’une station de ravitaillement : 2 autres pourraient suivre dans le département.

Communication

L’ultime étape, pour réussir l’implantation de Move Aquitaine, c’est la communication. Jérôme Queyron le sait et s’y attèle avec ses équipes. Un document est en cours de finalisation, que les journalistes et autres destinataires recevront prochainement. Il espère aussi organiser différentes animations de découverte, dont des journées départementales ou régionales dédiées à la mobilité électriques. L’Avem souhaite aux acteurs aquitains de réussir le lancement de leur projet et remercie la direction du syndicat pour sa disponibilité.

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