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Voiture électrique – Notre essai de la Mitsubishi i-MiEV Rédigé par le 24 Fév 2010 à 00:00 0 commentaires

Alors que le lancement de l’i-MiEV est attendu pour fin 2010 dans l’hexagone, nous nous sommes rendus en Principauté de Monaco où la Société Monégasque de l’Electricité et du Gaz (SMEG), qui possède l’un des quatre premiers exemplaires en Europe, nous a permis de réaliser un essai de ce VE de nouvelle génération.

Tableau de bord

Mitsubishi ne commençant qu’en octobre 2010 la production des modèles à conduite à gauche, le modèle essayé avait son volant à droite.

Le tableau de bord que vous pouvez voir ci-dessous est constitué de trois cadrans :

– A gauche, indicateur de charge et de position de la boîte automatique
– Au milieu, un indicateur de vitesse et un économètre permettant de connaître le niveau de consommation du véhicule. Une zone indique lorsque les batteries se rechargent lors des phases de décélération.
– A droite, compteur kilométrique qui peut également indiquer, en appuyant sur un simple bouton, la distance approximative en temps réel pouvant encore être parcourue par le véhicule.

L’i-MiEV est une 5 portes permettant d’accueillir 4 passagers. Les places arrière sont suffisamment spacieuses pour les personnes de grande taille.

Plusieurs modes de conduite

Lors de l’utilisation, le conducteur peut sélectionner, via un levier de type boîte automatique, parmi trois modes de conduite :

– La position « D » permet de bénéficier des 47 kW de puissance offerts par le moteur électrique mais ceci bien évidemment au détriment de l’autonomie,
– La position « E », ou éco, va limiter le couple du véhicule afin de réduire la consommation électrique. Ce mode est particulièrement utile en ville,
– La position « B » où le frein moteur est beaucoup plus puissant et permet de recharger davantage les batteries lors des phases de freinage ou de décélération.

La puissance d’une voiture thermique

Après avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres à bord d’une 106 électrique, véhicule de première génération livré par PSA à partir de novembre 1995, le gain en accélération est surprenant. Il faut dire que la puissance moteur passe de 20 kW, pour les VE de première génération, à 47 kW sur l’i-MiEV. Un petit tour dans les hauteurs qui dominent Monaco nous montre que le véhicule n’a aucune difficulté à gravir les côtes les plus ardues. Sur autoroute, on ne squatte pas la file de droite, l’i-MiEV roule jusqu’à 130 km/h et permet de réaliser des dépassements très facilement et en toute sécurité.

Le confort d’une vraie voiture

Vitres électriques, lecteur, verrouillage centralisé, chauffage et même climatisation, l’i-MiEV n’a rien à envier aux voitures classiques. Certains diront que des équipements comme la climatisation sont particulièrement énergivores et vont à l’encontre du côté économe lié au véhicule électrique. Pourtant, à l’heure où les équipements automobiles sont de plus en plus nombreux, la voiture électrique doit offrir suffisamment de confort à l’utilisateur pour pouvoir pénétrer le marché et rivaliser avec les modèles thermiques.

Seul point noir, la capacité du coffre qui se retrouve réduite en raison de l’implantation du chargeur du véhicule.


L’espace de rangement dans le coffre est plutôt limité en raison de l’emplacement du chargeur et du bloc moteur

Une autonomie variable selon les conditions d’utilisation

Selon les méthodes de tests officiels au Japon, l’autonomie annoncée de l’i-MiEV est de 160 km (130 km selon les méthodes de test françaises). Rappelons que l’i-MiEV est équipée d’un pack batteries lithium-ion d’une capacité de 16 kWh. Mais, comme pour tout VE, l’autonomie est très variable en fonction des conditions d’utilisation. Lors de notre test, qui nous a permis de parcourir 40 kilomètres à bord du véhicule, nous avions épuisé près de la moitié de la batterie en 30 km seulement. Les raisons ? Une utilisation intensive du mode « D », de fortes accélérations dans les côtes monégasques, un passage sur l’autoroute à 130 km/h et, pour couronner le tout, 4 passagers à bord.

Par ailleurs, le dossier technique que nous a fourni Mitsubishi indique clairement que l’utilisation du chauffage peut faire baisser de 30% l’autonomie du véhicule en ville et celle de la climatisation de 15 %.

Pour conclure sur ce point, si vous envisagez d’acquérir une i-MiEV où une version rebadgée PSA, n’oubliez pas que l’autonomie dépendra de nombreux paramètres : topographie, mode de conduite de l’utilisateur, équipements en fonction… Les constructeurs devront donc assurer une formation adéquate de leurs concessionnaires. Car annoncer aujourd’hui 130 ou 160 km d’autonomie sur un véhicule électrique sans tenir compte de la façon dont l’utilisera le client, c’est garantir une seconde mort à la voiture électrique !

Deux modes de recharge

Equipée de deux prises de charge, la Mitsubishi i-MiEV propose deux modes de rechargement :

– Le premier, par la trappe de droite, permet de recharger la voiture sur une prise classique. 7 heures sont nécessaires pour une recharge complète,
– Le second, par la trappe de gauche, dispose d’une connectique différente dédiée à la charge rapide via une borne 200V triphasée de 50 kW. Dans ce cas, 30 minutes suffisent pour recharger le véhicule à 80 %.

A noter que pour garantir une sécurité maximum, la clé contact du véhicule est désactivée pendant le chargement, ce qui rend impossible un démarrage par inadvertance avec un pistolet de chargement qui serait resté en place.

La voiture électrique de demain ?

Confort, puissance, fluidité… nous sommes sortis séduits du test de cette voiture électrique qui nous semble techniquement très prometteuse. Il faut dire que la voiture a été testée durant près de deux ans au Japon, de quoi permettre à Mitsubishi de peaufiner son engin avec notamment l’appui de TEPCO, l’équivalent d’EDF au Japon.

Pour autant, quel succès aura l’i-MiEV en France ? Difficile à dire… Les entreprises risquent de bouder le véhicule pour son manque de fonctionnalité (un véhicule de type commercial – 2 places + vaste coffre – serait plus adapté à la cible), les collectivités vont sans doute préférer s’orienter, pour des raisons culturelles, vers les modèles de PSA qui distribuera des versions rebadgées (Citroën C-Zero et Peugeot iOn). Reste enfin le particulier, sans doute prêt à franchir le pas, mais qui restera très sensible au prix du véhicule. Or c’est aujourd’hui le seul élément manquant même si l’on sait que l’i-MiEV est vendue aux alentours de 30 k€, hors aides de l’état, au Japon. On ne sait rien non plus concernant la garantie sur le véhicule et les batteries, d’éventuelles offres de leasing… autant de paramètres qui pourront influencer la décision d’achat…

Merci à Jean-Marie LAFFONT, directeur de la communication de la SMEG, de nous avoir permis de réaliser cet essai.

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