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Posté le 26/07/2018 à par Philippe Schwoerer - Lu 2101 fois - 15 commentaires


L’Etat et les collectivités dans une mobilité toujours plus vertueuse


Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, respectivement ministre de la Transition écologique et solidaire et ministre chargée des Transports, ont listé vendredi dernier, 20 juillet 2018, les engagements à poursuivre par les pouvoirs publics en faveur de la qualité de l’air et d’une mobilité plus vertueuse. La loi d’orientation (Lom), qui prolonge les Assises nationales de la mobilité qui se sont déroulées à l’automne 2017, servira de cadre aux collectivités territoriales impliquées. Un document de 20 pages, émis pour cette occasion, détaille en 6 parties les enjeux et les mesures qui devront y répondre : Donner les outils aux collectivités pour agir au niveau local ; Développer les mobilités actives et partagées ; Se fixer des objectifs ambitieux de transition écologique des véhicules ; Favoriser le développement des véhicules propres ; Inciter à une mobilité plus propre au travail ; Ce que la loi Mobilités va changer... Programmées du 20 au 22 septembre 2018, sur fond de Semaine européenne de la mobilité, les Journées Avem de l’électro-mobilité rebondiront sur cet élan en s’interrogeant globalement autour d’un fil conducteur : « Véhicules électriques, comment passer d’un marché de niche à un marché de masse ? ».

Ils ont dit

« Face à la pollution de l’air nous voulons changer de paradigme et faire la démonstration que la voiture individuelle peut être remplacée, dans de nombreux cas, par les mobilités douces comme le vélo, le covoiturage et bien sûr les transports en commun. Nous allons déployer les zones à faibles émissions qui partout en Europe montrent qu’en démocratisant les alternatives aux véhicules thermiques polluants, on gagne sur tous les plans et on répond dans la durée à l’enjeu de la pollution de l’air. Je préfère mille fois qu’on investisse au côté des collectivités pour construire des solutions ensemble plutôt que l’on soit obligé de payer des amendes. L’argent public est plus efficace dans le vélo, les transports en commun, la prime à la conversion ! », plaide Nicolas Hulot. Présente à ses côtés vendredi dernier, Elisabeth Borne résume ainsi la nouvelle impulsion que souhaite donner l’Etat afin d’intervenir positivement sur la qualité de l’air en agissant sur la mobilité en France : « Pour répondre à l’enjeu de la transition écologique, la loi d’orientation des mobilités donnera les moyens à tous de participer à cette transformation. Il s’agit en effet d’une responsabilité collective, celle de l’Etat, des collectivités, des entreprises et des citoyens, qui disposent à travers ces mesures de tous les outils pour s’engager dans une mobilité plus propre au quotidien ».

ZFE = Zones à faibles émissions

La clé de voute de l’action des pouvoirs publics pour lutter contre la part de la pollution de l’air due aux transports repose sur un vaste partenariat entre les collectivités locales et l’Etat pour développer les zones à faibles émissions. Il s’agira de se focaliser prioritairement sur les territoires les plus touchés, et de les imposer dans l’ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants. A travers une charte d’engagements, l’Etat entend donner aux collectivités locales les moyens de mettre en œuvre les ZFE, de façon différenciée et adaptée à chaque situation sur le terrain. L’agenda indique, qu’en date du 8 octobre 2018, ce partenariat sera officialisé au sein d’un évènement qui rassemblera toutes les collectivités qui s’engageront dans la démarche. D’ores et déjà, l’Ademe est montée en appui en lançant le 20 juillet « un appel à projets pour soutenir les études de préfiguration de collectivités ne les ayant pas encore lancées ».

Boîte à outils

La loi d’orientation sur les mobilités, qui prolonge le texte vieux de 35 ans de la loi d’orientation des transports intérieurs (Loti), constitue une nouvelle boîte à outils à destination des collectivités territoriales concernées. Elle a été rédigée pour prendre en compte l’ensemble des moyens de transports. On y trouve, pêle-mêle : le lancement d’un 4e appel à projets pour financer les transports en commun en site propre ; un plan vélo qui sera présenté à la rentrée et qui vise à tripler (de 2,7 à 9%) sa part dans nos déplacements d’ici 2024 ; des mesures pour développer le covoiturage et le co-transportage de colis ; de quoi accélérer la conversion vers des sources plus vertueuses (bioGNV et électricité par exemple) des véhicules de transport de voyageurs et de marchandises ; une réforme des avantages en nature au travail pour inciter les entreprises à valoriser les mobilités propres (facilitation du remboursement d’une part des dépenses de mobilité de leurs salariés à vélo et en covoiturage), etc. Le point le plus largement médiatisé est le durcissement du dispositif de bonus-malus, avec, pour 2019, l’abaissement à 117 grammes de CO2 par kilomètre, contre 120 aujourd’hui, du seuil de déclenchement des pénalités.

Mobilité électrique

Diverses mesures touchent directement à la mobilité électrique et/ou branchée. Ainsi celles qui visent à : l’accélération du déploiement des bornes de recharge ; la simplification du dispositif de « droit à la prise » pour les personnes physiques ou morales utilisant un parking intérieur ou extérieur dans les copropriétés ; l’obligation de pré-équiper les parkings pour faciliter l’installation de bornes de recharge lors d’une construction neuve ou de rénovations importantes ; l’installation d’IRVE sur les autoroutes et les routes nationales, en sécurisant la contractualisation entre les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs des réseaux ; l’exonérations de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu pour la recharge électrique mise à disposition par les employeurs à leurs salariés. S’y ajoutent quelques points touchant à la mobilité électrique à pile hydrogène. Pour elle, un planning à échéance 2023 prévoit la mise en service de 5.000 utilitaires légers et 200 véhicules lourds (bus, cars, camions, trains régionaux, bateaux), et de 100 stations pour leur avitaillement.

Journées Avem de l’électromobilité

Programmées du 20 au 22 septembre 2018 à Cagnes-sur-Mer (06), les Journées Avem de l’électro-mobilité feront une large place à la loi d’orientation sur les mobilités, à travers le thème général : « Véhicules électriques, comment passer d’un marché de niche à un marché de masse ? ». Pour en débattre, tout l’écosystème de la mobilité électrique et des infrastructures de recharge sera représenté. Petite et grande mobilités électriques, urbaine ou sur longue distance : la façon d’envisager les déplacements branchés évolue, l’Avem ayant toujours était visionnaire et en avance sur un sujet qui est sa raison d’exister. Après les colloques du matin, suivis l’après-midi de différents ateliers, le tout réservé les jeudi 20 et vendredi 21 septembre aux professionnels, un salon sera ouvert au public samedi 22. L’événement est gratuit jusqu’au 31 juillet pour les pros qui adhérent à l’Avem. Un tarif réduit est proposé aux non-adhérents pros qui s’inscrivent avant la fin de ce mois de juillet.


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Catégories : Voiture électrique | Aides financières | Bus électrique et hybride | Borne de recharge | Vélo électrique | Pollution & qualité de l'air |

Commentaires

Posté le 26-07-2018 à 11:14:49 par Christophe

Le dossier de presse nous indique : "Les zones à faibles émissions reposent sur le système des vignettes Crit’Air".
Depuis un petit moment j’utilise l’application GECO Air pour évaluer les impacts pollution et GES de mes déplacements.
Je tiens à préciser que cette application utilise les capteurs du smartphone (accéléromètre notamment) pour récupérer les données dont elle a besoin pour évaluer la consommation du véhicule et ses émissions polluantes.
A la fin d’un trajet, l’application attribue une note au style de conduite sous forme de coches, pour obtenir la note maximale de 4 coches il faut s’approcher de la cible à moins de 10 % (cible calculée par l’application en fonction du véhicule et du trajet représentant la conduite permettant de rejeter le moins de polluants). Pour tous les trajets analysés, j’ai systématiquement eu les 4 coches.
J’ai fait des trajets (périurbains depuis mon domicile / siège de la société) avec 3 véhicules différents :
1- citadine essence de 840 kg Crit’air 1,
2- Zoé d’autopartage R240,
3- Zoé de location R90.
L’application me donne les productions de particules suivantes :
1- entre 2 et 8 mg/km avec une moyenne de 4,
2- entre 9 et 15 mg/km avec une moyenne de 10,
3- entre 6 et 39 mg/km avec une moyenne de 9.
Pour chaque trajet j’ai noté scrupuleusement la conso. calculée par le véhicule et celle estimée par l’application est très proche.
La valeur de 39 mg/km a été obtenue pour un trajet urbain encombré (pour aller chercher un outil de mesure) avec de nombreux changements de direction mais sans avoir utilisé les freins mécaniques (régénération uniquement). Elle confirme donc la valeur de Airparif.
Il en ressort bien que la production de particules des véhicules 2 et 3 est supérieure à celle du 1 (rapport de plus de 2 sur la moyenne). Alors même si une part de cette production est constituée de particules d’échappement qui semblent plus dangereuses, la question à se poser est : les vignettes Crit’Air représentent-elles bien le moyen le plus approprié pour classer les véhicules en fonction de leur pollution réelle et de la dangerosité sur la santé ?
Mais surtout les restrictions de circulation ne tiennent pas compte d’un élément pourtant primordial celui de l’usage (donc des kilomètres parcourus).

En tout état de cause, je conserve précieusement les données collectées qui pourraient m’être utiles si une interdiction venait à frapper le véhicule 1.

Posté le 26-07-2018 à 11:51:33 par electronlibre

"Le point le plus largement médiatisé est le durcissement du dispositif de bonus-malus, avec, pour 2019, l’abaissement à 117 grammes de CO2 par kilomètre, contre 120 aujourd’hui, du seuil de déclenchement des pénalités."
Le gouvernement voudrait il une fois de plus favoriser les véhicules diesel?
Avoir basé le bonus-malus sur le CO2 est d’une bêtise sans nom...

Posté le 26-07-2018 à 13:10:48 par Psyl

@electronlibre :"Avoir basé le bonus-malus sur le CO2 est d’une bêtise sans nom..."

Hybride....
Ah oui, plus de problèmes.
https://www.auto-infos.fr/Les-commandes-de-Toyota-s-envolent,11370?

Étape suivante : l’électrique...

Posté le 26-07-2018 à 13:26:35 par Diny

hum... "vélo, le covoiturage et bien sûr les transports en commun"...
Le soucis c’est que quand on est handicapé, on aime voyager dans sa voiture et n’avoir personne forcément à coté... pour aller travailler (surtout si on travaille en profession libérale donc seul potentiellement).
Reste la possibilité de la voiture électrique mais le soucis reste la recharge... car soit c’est en "place publique" et donc on expose son véhicule électrique aux rayures et autres actes de vandalisme, soit c’est dans un parking sous terrain hors de prix...
Dans les pays nordique, une forte volonté politique a poussé tout le monde a avoir une auto électrique (parkings gratuits en sous-terrain a coté des places payantes, autoroutes gratuites pour elles grace a un télébadge offert, bornes de recharges partout...
A quand une telle volonté politique en France qui dépasse les paroles?

Posté le 26-07-2018 à 15:18:11 par Vérité

@Diny
C’est quoi l’intérêt de généraliser cela à tout le monde en France,
1/ dans le cadre de la lutte contre la pollution ?
2/ dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique ?

Posté le 27-07-2018 à 08:00:11 par Daniel

La Poste allemande dispose déjà de plus de 6.000 streetscooter électriques qu’elle construit elle-même. Combien de véhicules électriques à la poste française ou dans les administrations ? Comme d’habitude, en France on fait des grands discours, on crée des commissions ou autres bidules pour placer les copains, pendant qu’ailleurs on avance. Il faut 8 ans chez nous pour faire aboutir un projet d’éoliennes, que les riverains vont d’ailleurs combattre, contre 3 ou 4 outre Rhin. Cherchez l’erreur, ou plutôt les erreurs. Sans oublier l’abandon de l’écotaxe pour les poids lourds, la suppression des bonus pour les voitures hybrides, rechargeables ou non. Mais nous sommes champions du monde ... des grandes phrases.

Posté le 27-07-2018 à 08:31:15 par Christophe

@Daniel
"Mais nous sommes champions du monde ... des grandes phrases."
Vous parlez de vous là ?
La Poste française devance la poste allemande en terme de véhicules électriques et a même débuté son électrification plus tôt.
On peut aussi comparer le réseau ferré où le pourcentage électrifié en France est plus important qu’en Allemagne qui a même un ICE diesel ! (ICE-TD) - le seul TGV thermique est le prototype 001. A ce titre la Poste française avaient des TGV postaux (électriques) qui faisait IdF SE tous les jours, supprimés pour des questions de rentabilité !
Mais parler d’électricité ou d’électrification sans regarder la charge carbone du kWh n’a pas beaucoup de sens.
A ce titre, toutes les solutions dites renouvelables baissent la charge carbone du kWh allemand mais ce n’est pas le cas en France.
Alors effectivement il faut bien réfléchir dans des commissions pour réussir la transition et l’atteinte de la neutralité carbone et surtout arrêter de croire que l’Allemagne est l’exemple à suivre (cela fait bien longtemps que je ne me balade plus avec des paquets de coupures dans mes poches et que j’utilise une carte bancaire (non acceptée partout en Allemagne !)).

Posté le 27-07-2018 à 16:51:20 par VTTAE74

J’attends avec impatience le programme vélo à la rentrée.

Posté le 28-07-2018 à 18:37:30 par nouh

@Daniel
100% d’accord avec vous et oublions ceux qui n’aiment pas que l’on écrive la vérité(n’est-ce pas @Christophe....).
Champions du monde des centrales nucléaires,... mais pas de l’EPR et d’EDF qui n’en finit pas de faire des prototypes....
Champions du monde du ferroviaire, mais un réseaux à l’agonie comme bientôt celui de RTE comme le démontre les incidents d’issy les Moulineaux.
Champions du monde avec un ministre "écolo" mais qui oublie que la pollution en ville ce n’est pas que les voitures particulières.
Champions du monde avec nos gouvernements successifs qui oublient que la meilleur façon de développer l’énergie électrique c’est en renforçant les économies du à l’habitat chauffage/Climatisation énergivore due à des logements passoires.
Champions du monde mais rien pour développer une filière stockage de l’énergie comme on a , en son temps, développer une filière nucléaire et ainsi devenir un leader dans le domaine ou du moins pouvoir être autonome et non dépendant des décisions mondiales.
Idem pour la filière très performante de l’hydrogène "vert" qui peut intelligemment remplacer l’énergie pour les PL et surtout les TER.
Champions du monde en gérant les coûts de nos équipements publics de la création au démantèlement et en budgétisant correctement chaque phase de la vie d’une installation et ainsi éviter d’avoir recours à chaque fois à des budget de sauvetage comme pour le réseau SNCF, ou l’entretien de nos centrales nucléaires ou la création hasardeuse comme l’EPR ou les ligne TGV non rentable car à la fin, c’est nous qui payons.....

Non à la démagogie du tout électrique sans calcul réel du coût de revient total de ce changement(réseaux!!!) et sans prendre en compte la province et les grandes banlieue qui n’ont pas et n’auront pas es infrastructures en temps et en heure.
Vive l’hybride simple, le diésel dépolluer(oui cela existe et fonctionne parfaitement) qui n’émet pas plus et plutôt beaucoup moins de particules et de CO2 que les derniers essences à taux de compression élevé(futur scandale).

Posté le 29-07-2018 à 10:18:20 par Christophe

@nouh
Petit cas d’école.
J’ai un bâtiment de 8 logements occupés par les propriétaires avec chauffage électrique par convecteurs et production d’eau par cumulus électrique.
Le bâtiment a été construit en 2003.
Les étiquettes des DPE donnent :
– énergie : D 229
– climat : B 8.
Est-ce une passoire thermique ?
Si oui, que faut-il faire ?

Sachant que c’est une construction donc c’est un prototype parce que son jumeau n’est pas complétement identique au niveau de l’adaptation au sol.


Je vous saurai gré de citer toutes les LGV non rentables ainsi que toutes les routes rentables.

Posté le 30-07-2018 à 11:05:23 par Christophe

J’ai écrit « chauffage électrique par convecteurs et production d’eau par cumulus électrique ».
Et 229 pour l’étiquette énergie du DPE en kWh Energie Primaire.
http://www.enertech.fr/pdf/39/energie%20primaire-energie%20finale.pdf
Le besoin énergétique est de 229/2,58 = 89 kWh/m².
Au bois, au fioul ou au gaz, l’étiquette DPE serait B et pour le bois l’étiquette climat serait A.
Donc on ne peut pas qualifier ce bâtiment de passoire thermique.

Ce cas est loin d’être rare pour des bâtiments construits selon les normes Promotelec de l’époque bien plus isolés que ceux chauffés aux énergies fossiles et avec traitement des ponts thermiques.

Donc manifestement la vérité de certains n’est pas la vérité absolue.

Posté le 03-08-2018 à 09:47:39 par Bernard

Ma question n’est pas en lien avec le sujet de l’article mais comme cela a été abordé.
J’étudie la possibilité d’acheter un pavillon construit en 1998 en périphérie immédiate du centre-ville où nous travaillons ce qui nous permettrait d’y aller en marchant.
Il est chauffé par grille-pains électriques et l’eau est produite dans un ballon électrique.
Le DPE donne 310 kWh/m².
Je souhaite faire des travaux d’amélioration avant de m’y installer. J’ai donc consulté un architecte et un maître d’oeuvre.
L’architecte me propose de tout casser à l’intérieur de refaire l’isolation et d’installer une pompe à chaleur mais le budget est conséquent.
Le maître d’œuvre me dit que l’isolation correspond à ce qu’il se faisait pour la réglementation de 2005. Il propose de réaliser une isolation par l’extérieur (le revêtement plastique nécessite d’être changé), de changer les menuiseries et de mieux isoler les combles et nous propose de réaliser d’autres travaux ultérieurement. Le budget étant bien moindre et les travaux bien plus courts, cette solution nous attire.
Qu’en pensez-vous ?

Posté le 03-08-2018 à 14:07:57 par Christophe

@Bernard
310/2,58 = 120 kWh/m² de besoin énergétique, vous seriez au fioul, au gaz ou au bois, l’étiquette énergie du DPE serait de 120 kWh/m² (étiquette C).
Cette maison est donc isolée et même mieux que la plupart des RT2005. Compte-tenu d’un bilan carbone de fait contenu, il n’y a pas une urgence absolue à changer le mode de chauffage.
La proposition du maître d’œuvre est donc plutôt intelligente. Quel est l’intérêt de démolir des ouvrages qui ont 20 ans et dont la durée de vie de référence est supérieure à 50 ans ? Mis à part émettre du CO2 alors que l’on peut faire autrement. De plus, la maison étant bien isolée le COP saisonnier d’une PAC pourrait être inférieur à 2,58.
Sa proposition va permettre de faire descendre le besoin énergétique sous les 80 kWh/m² et donc si le coefficient de conversion énergie primaire / énergie finale devient 1 (100 % renouvelable) il n’y aura rien d’autre à faire.
Compte-tenu que vous touchez aux combles, je conseillerai d’installer un conduit de fumée multi-énergies pour pouvoir à terme installer par exemple un poêle à granulés si le changement d’énergie s’avère nécessaire pour atteindre le classement BBC rénovation.
Si le cumulus vient à lâcher, il conviendra de le changer soit par un système double cuve soit par un système hybride. Le top serait un système double cuve hybride avec fonctionnement en mode éco sur résistance l’hiver et sur PAC l’été (avec clim gratuite), je ne désespère pas que cela apparaisse bientôt (les évolutions vont actuellement très vite dans le domaine).
Idem si les convecteurs viennent à lâcher, il conviendra de les changer par ceux de dernière génération bardée de capteurs et permettant un chauffage très fin.

N’en déplaise à certains, des logements en apparence passoires thermiques ne le sont pas. Et si il y a urgence, c’est bien pour les véritables passoires thermiques chauffées au fioul et dans une moindre mesure au gaz ou bois.

Posté le 03-08-2018 à 16:02:46 par Vérité

Donc il y a des bons coups à faire comme faire croire aux naïfs, qui pensent que l’électricité sort directement de la prise, que leur bien est une passoire thermique pour bien faire baisser le prix en mettant en avant les travaux prévus par l’architecte de Bernard et mettre en œuvre des travaux à tiroir et voir comment cela évolue.

Posté le 07-08-2018 à 09:52:09 par François M

@Daniel qui indique "La Poste allemande dispose déjà de plus de 6.000 streetscooter électriques" et demande "Combien de véhicules électriques à la poste française ou dans les administrations ?" => La Poste a la première flotte de VE au Monde avec 37 954 véhicules électriques (rapport RSE 2018).
Quant aux administrations, c’est beaucoup plus compliqué à comptabiliser : Régions, Départements, communes, intercos, ministères, services publics,... les choses avancent à des rythmes certes inégaux, mais les collectivités publiques sont très nombreuses à investir et avoir investi dans des parcs de VE... et dans le déploiement des réseaux de bornes.



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