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Posté le 22/08/2018 à 12:39 par Philippe Schwoerer - Lu 2053 fois - 3 commentaires


La pollution sonore : un fléau à ne pas négliger !


Les véhicules électriques ont été il y a quelques années parfois lourdement critiqués par leurs détracteurs au prétexte qu’ils sont trop silencieux. Les méfaits sur la santé de la pollution sonore ne sont pourtant pas négligeables. Les transports (fer, route, air) ne sont pas les seuls à être responsables de ce fléau, mais ils y participent pour une part très importante. En particulier au détriment des riverains des grands axes chargés 24 heures sur 24. De plus en plus de spécialistes concernés estiment que la pollution sonore sera une des grandes crises de santé publique des espaces urbanisés à combattre avec priorité.

Niveau et durée

Avec de simples appareils équipés de ventilateurs de refroidissement, - comme les ordinateurs individuels -, on parle déjà d’une pollution sonore susceptible d’avoir des effets sur la santé physique (hypertension, problèmes d’audition), le sommeil (nervosité) et la concentration. Au sujet de cette dernière, ce sont les apprentissages mais aussi la qualité du travail qui peuvent être impactés, plus ou moins selon la résistance de chacun. Même si l’on a tendance a fermer pas mal les yeux sur ce problème et à le minimiser, on peut cependant bien imaginer ce que des sources bien plus bruyantes peuvent représenter comme nuisance sur l’homme, mais aussi sur les animaux, en particulier après une exposition qui se compte en nombre d’années.

Sons et pollution

La pollution sonore est constituée de sons qui peuvent s’ajouter. Ainsi quand au bruit du marteau piqueur se mêle le ronflement du compresseur thermique qui lui fourni sa force. Mais tous les sons ne sont pas à référencer comme pollution sonore. Le chant d’un oiseau, le souffle du vent et le ressac de la mer ne devraient pas en faire partie. Même s’il existe des situations où ces manifestations peuvent apparaître insupportables, avec la fatigue et la nervosité accumulées. La vraie pollution sonore est celle qui découle de l’activité humaine et que l’on subit de façon régulière et répétée, avec la sensation d’une absence d’interruption. Au bruit du marteau piqueur peuvent se succéder le travail d’une benne à ordures ménagères, le passage d’un avion, de réguliers claquages d’un volet contre un mur, etc. C’est finalement la durée qui transforme en pollution sonore une succession de sons d’origines parfois très diverses.

Des effets sur les animaux

En janvier 2018, une étude américaine publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), intitulée « Chronic anthropogenic noise disrupts glucocorticoid signaling and has multiple effects on fitness in an avian community » (Le bruit anthropique chronique perturbe la signalisation glucocorticoïde et a de multiples effets sur la forme physique dans une communauté aviaire), a mis au jour l’impact négatif de la pollution sonore sur les oiseaux. Avec le bruit, les volatiles chantent moins, mais plus fort, avec moins de variations mélodieuses, ont plus de mal à entrer en parades nuptiales et à s’occuper de nourrir les oisillons. La communauté est moins vivantes, et les individus sont touchés par des changements physiques : ils sont plus petits avec des plumes moins développées. Les perturbations touchent bien d’autres animaux dont les insectes. Les habitudes de ces derniers sont modifiés, avec des répercutions sur la flore.

Transports

Le bruit des avions et des trains est plus ou moins régulier selon le lieu d’habitation. Sauf à habiter à proximité d’un aéroport ou d’une grande gare SNCF, ces engins passent en général avec des plages de silence qui peuvent durer plusieurs dizaines de minutes, voire plusieurs heures. Le trafic routier est différent. Nombre de riverains sont confrontés à une pollution sonore quasi incessante pendant des heures. Le développement des véhicules électriques est en mesure de gommer ce scénario. Sans l’éliminer toutefois puisqu’au-delà de 35 km/h le roulage des pneus sur l’asphalte et le glissement de l’air sur la carrosserie sont bien présents. Le bruit de la circulation ne serait donc pas totalement supprimé. Mais il serait débarrassé de celui des moteurs thermiques qui, lorsque les véhicules sont en pleine accélération, devient vite facteur de stress. Les rétrogradages musclés et les montées rageuses dans les tours, - c’est-à-dire les actions perçues par notre corps comme une menace -, n’existeraient plus. Ni même les vibrations mécaniques des blocs essence et diesel qui se transmettent sous forme d’ondes diffuses et pas seulement sonores.

Mobilité douce

Au niveau de la tranquillité des habitants, à l’intérieur des villes, la circulation automobile gagne à être remplacée par l’emploi de véhicules plus légers chaque fois que c’est possible. Scooters, vélos, trottinettes, etc. : la palette des engins mus par la force musculaire et/ou électrique s’étoffe toujours davantage. Certains ne sont pas ruineux à l’achat et peuvent s’autofinancer avec les économies réalisées sur le budget d’ordinaire dédié aux carburants.


Mots clés : pollution sonore | bruit | électrique | voiture | véhicule | transport
Catégories : Voiture électrique | Vélo électrique | Pollution & qualité de l'air |

Commentaires

Posté le 22-08-2018 à 17:52:09 par Marlot

Les conducteurs de véhicules, électriques ou non, à 2 roues ou plus, doivent veiller à ne pas mettre les piétons en danger, mais ceux qui reprochent aux voitures électriques de rouler sans bruit n’ont probablement jamais roulé en voiture électrique.

Aussi longtemps qu’on n’oblige pas les cyclistes à faire du bruit, il n’y a pas de raison d’obliger les voitures électriques à en faire, alors que tout le monde lutte contre la pollution sonore. Et même les malvoyants qui s’estiment en danger dans l’environnement des voitures électriques sont tout autant en danger lorsqu’ils côtoient des cyclistes, surtout quand on voit des vélos rouler sur les trottoirs.
Avant de "sonoriser" les voitures électriques, il serait donc plus judicieux de s’occuper des cyclistes !

Voilà près de dix-huit ans que je roule en voiture électrique et je n’ai jamais eu de problèmes avec aucun piéton. De mon expérience, je retiens que ceux qui voudraient rendre (modérément) bruyantes les voitures électriques sont des gens qui n’en ont pas et qui se sont fait surprendre, voire même ont été effrayés, parce qu’ils étaient distraits.

Cela me rappelle une histoire lors d’un rallye de Finlande, il y a 50 ou 60 ans, à l’époque où il y avait encore des courses sur routes ouvertes.
À l’arrivée d’une étape, un automobiliste va porter plainte à la Direction de course, contre la voiture portant le numéro 89 sur ses portières, qui l’aurait dépassé comme un bolide.
On lui demande : "Pourquoi portez-vous plainte contre ce concurrent en particulier ? Lors de ce trajet, vous avez dû vous faire dépasser par plusieurs dizaines de voitures qui roulaient toutes comme des bolides !."
Réponse de l’automobiliste : "En effet, mais celui-là, il m’a fait peur !"
La bonne solution est celle adoptée (fin du siècle dernier) sur les Peugeot 106 Electric et les Citroën Saxo Electric, où il y avait deux avertisseurs, actionnés chacun par une manette séparée au volant : un avertisseur normal et un buzzer. L’usage du buzzer est très pratique sur les parkings de supermarchés, où des piétons ont l’habitude de se promener sans faire attention et en oubliant que, par définition, sur un parking il y a des voitures ET des piétons. Quand on arrive derrière ceux-ci en voiture électrique, on ne désire pas les suivre à 4 km/h pendant trop longtemps. À ce moment, un coup de klaxon normal à quelques mètres les effraie, ils sont surpris et cela provoque de leur part une réaction "On devrait interdire à ces voitures de rouler sans bruit !". Tandis qu’un petit coup de buzzer vous rend tout de suite sympathique, car on leur rappelle discrètement qu’ils devraient faire attention. Aucun piéton ne m’en a jamais tenu rigueur ; au contraire, nombreux sont ceux qui s’excusent de leur distraction.
Sur mes voitures actuelles (électriques, bien sûr !), il n’y avait pas de buzzer, mais je me suis empressé d’en ajouter un et j’en suis satisfait, car je m’en sers très souvent. Le buzzer est à la voiture électrique ce que la sonnette est au vélo. On trouve des buzzers chez les revendeurs d’électronique et aussi sur http://www.velleman.eu (rechercher l’article SV1).

Posté le 24-08-2018 à 09:16:26 par Christophe

@Marlot
Quand vous avez garé votre voiture, vous circulez où sur le parking de supermarché pour vous rendre à pied dans le magasin ? Où quand vous y allez en TC ?
Le long des véhicules en stationnement vous avez des risques de vous faire renverser par un véhicule qui recule (1), au milieu de la voie vous avez le risque de ne pas entendre arriver un VE dont le conducteur pourra dire "où des piétons ont l’habitude de se promener sans faire attention et en oubliant que, par définition, sur un parking il y a des voitures ET des piétons".
(1) Un proche m’a raconté la mésaventure d’un ami tout jeune retraité qui en allant dans un centre commercial gare sa voiture et chemine le long des voitures stationnées (faute de cheminement adapté et pour ne pas gêner la circulation sur la voie). Une voiture reculait sans le voir et l’a renversé. Multiples fractures ouvertes de la jambe, infection, amputation évoquée, 3 ans pour s’en remettre.
Heureusement les parcs récents et conformes à la réglementation accessibilité aux handicapés intègre un cheminement pour les piétons entre les places et les bâtiments voire entre la voie publique et les bâtiments. Ce qui limite les risques de se faire taxer de tête en l’air.

Posté le 26-08-2018 à 11:39:20 par Philou74

Bonjour, vous avez tous raison : les "autres" sont distraits, sans parler des "jeunes" qui casque ou non sur les oreilles, ont leurs yeux rivés sur leur smartphone même en traversant les rues ou en conduisant ! Au moins quand tout ce monde est en vélo et qu’il faut tenir le guidon, on en voit moins qui essayent de taper d’envoyer un message ! Moi qui suis maintenant à la retraite, ce qui me gonfle le plus comme pollution sonore : c’est le bruit incessant des CIGALES quand je suis allongé sur la plage ou bien attablé au restaurant !



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